Au total, 19 marques exclusives y sont représentées, de l'Alpine à la Zagato. Pour la première fois, Dream Cars sera accessible aux visiteurs pendant toute la durée du salon de l'auto. Afin de continuer de susciter l'intérêt du grand public, les organisateurs du Brussels Motor Show sont constamment à la recherche de nouveautés. En 2011, ils ont lancé une exposition temporaire de voitures de prestige, une initiative accueillie avec enthousiasme qui a poussé Febiac à en faire une exposition permanente durant l'intégralité du salon moyennant un supplément de 5 euros.
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Au total, 19 marques exclusives y sont représentées, de l'Alpine à la Zagato. Pour la première fois, Dream Cars sera accessible aux visiteurs pendant toute la durée du salon de l'auto. Afin de continuer de susciter l'intérêt du grand public, les organisateurs du Brussels Motor Show sont constamment à la recherche de nouveautés. En 2011, ils ont lancé une exposition temporaire de voitures de prestige, une initiative accueillie avec enthousiasme qui a poussé Febiac à en faire une exposition permanente durant l'intégralité du salon moyennant un supplément de 5 euros.L'avant-première de la cinquième édition de Dream Cars s'est déroulée jeudi soir en présence de 10 grands chefs belges renommés collectionnant ensemble 18 étoiles Michelin. Si les éditions précédentes étaient placées sous le signe des jardins à la française ou du Winter Chic, le thème retenu cette année est Magic City Light. Réparties sur 40 podiums, 19 marques prestigieuses y présentent une série de voitures de rêve exclusives.Le prix est secondaire, le délai de livraison déterminantLes éditions précédentes ont montré qu'un visiteur sur trois faisait un détour par les Dream Cars. Si les amateurs du genre devaient auparavant attendre les derniers jours du Brussels Motor Show, ils peuvent désormais admirer ces voitures prestigieuses dès l'ouverture. Il est clair qu'il va falloir jouer des coudes pour voir de près les plus beaux bolides. Impossible de dire combien d'acheteurs se trouveront parmi les curieux. Des exposants affirment que plus d'un admirateur impressionné signe un bon de commande sur place. Même à ce niveau, il est question d'achat impulsif.Le prix est généralement secondaire. Ce qui est déterminant, c'est le délai de livraison. Pour certains modèles, il peut atteindre un an et demi à deux ans, en fonction des souhaits de l'acheteur. En principe, tout est possible et tous les souhaits sont rencontrés, pour autant que le client aisé soit prêt à délier les cordons de la bourse. Parce que les adaptations et transformations constituent un travail de spécialistes, le surcoût peut rapidement atteindre 100.000 euros, et même plus. So what ? Pour une star du football de Premier League ou de Primera Division, c'est peu de chose.Les noms des clients ne sont que rarement, voire jamais, dévoilés. Un accord tacite lie le vendeur et l'acheteur. Quand il s'agit de célébrités sportives ou du showbiz, ces dernières se chargent généralement elles-mêmes de faire en sorte que le secret ne le reste pas longtemps pour leurs followers sur les réseaux sociaux. C'est compréhensible car leur valeur sur le marché est en partie déterminée par leur popularité, qui augmente notamment grâce à ce type d'information. Ce qui ne serait jamais accepté de la part d'un chef d'entreprise ou d'un leader politique et qui susciterait une vague de protestations est accueilli avec enthousiasme lorsqu'il s'agit d'un people. L'irrationalité règne en ce bas-monde.L'exclusivité est la priorité absolueCe qui justifie les prix astronomiques de certaines de ces voitures de rêve n'est pas toujours très clair. Une simple addition du coût de chaque pièce correspond rarement au prix affiché. La recherche et le développement de ce type de voitures coûtent bien entendu très cher et ceci vaut aussi pour les matériaux utilisés - du carbone au cuir de qualité supérieure - mais l'aspect exclusivité est plus important encore (comprenez : le nombre d'exemplaires d'un modèle). C'est pourquoi une Ferrari coûte davantage qu'une Porsche par exemple et que le constructeur d'automobiles de sport allemand n'appartient pas (plus) au top absolu des marques super luxueuses. Le fait qu'une Porsche soit elle aussi rapide et bien plus fiable qu'une Ferrari ne joue aucun rôle pour celui qui possède 5 ou 10 autres voitures dans son garage. L'exclusivité est la priorité absolue.Une marque comme Porsche qui produit 250.000 voitures par an fait de bonnes affaires mais a perdu son caractère exclusif. Il en va d'ailleurs de même pour Audi, BMW ou Mercedes qui lancent chaque année plusieurs millions de voitures sur le marché et qui sont également présentes à Dream Cars. À titre de comparaison : la Rolls-Royce Silver Ghost présente sur le stand de l'importateur RR Ginion n'est produite qu'à 35 exemplaires en hommage à la première Rolls-Royce Ghost du début du siècle dernier. Cet élément peut faire en sorte que son prix, qui dépasse les 440.000 euros, constitue un bon investissement à terme. La McLaren 720S Spa n'est disponible quant à elle qu'en trois exemplaires. Ce bolide jaune arbore le tracé du circuit de Spa-Francorchamps pour célébrer la première victoire de Bruce McLaren en F1 sur la célèbre piste belge. Les détails font parfois la différence.Bugatti Chiron : 2,4 millions sans optionLa voiture de rêve du Palais 1 qui titille le plus l'imagination, c'est la Bugatti Chiron équipée d'un moteur 16 cylindres de 1.500 ch pour une vitesse de pointe de 420 km/h. Avis aux intéressés : une vidange d'huile coûte 20.000 euros et un jeu de pneus neufs n'est pas vraiment bon marché. Sans parler de la TMC, de la taxe de circulation annuelle et de l'omnium. Selon l'importateur D'Ieteren, deux exemplaires de la Bugatti Chiron ont été vendus en Belgique pour l'instant. L'identité des propriétaires ne sera pas dévoilée, même pas officieusement.Force est de constater que celui qui peut se permettre une énième supercar est "super riche". Et nous ne parlons pas de millionnaires, mais de milliardaires en euros. Ils sont d'ailleurs plus nombreux que vous ne le pensez. Ils se fondent dans la foule. Reçus avec beaucoup d'égards sur le stand, ils sont ensuite conduits discrètement vers un salon garni de fauteuils en cuir. Là des discussions passionnantes et instructives portent rapidement sur leur collection de voitures et leurs ambitions autour du meilleur champagne. Ils sont animés par le désir constant d'en avoir toujours plus. Une seule Rolls-Royce ou Bentley ? Non, il leur en faut plusieurs. Et elles doivent être différentes de celles de leurs amis ou voisins. Chacun veut apporter une touche personnelle à sa petite collection.Les clients fidèles bénéficient d'un traitement de faveurLes clients fidèles sont informés à un stade précoce de l'arrivée de nouveaux modèles. S'il s'agit de séries spéciales ou limitées, ils bénéficient d'une sorte de droit de préemption. Ils sont également invités à visiter l'usine en Italie et au Royaume-Uni, deux localisations qui ne vont pas de soi. Si les deux pays peuvent s'appuyer sur une histoire automobile riche, ils ont aujourd'hui perdu une bonne partie de leur gloire passée.Ceci vaut d'autant plus pour le Royaume-Uni. La quasi-totalité des marques automobiles anglaises ont disparu ou ont été reprises par des groupes étrangers. Il reste toutefois un grand éventail d'ingénieurs, de designers et de professionnels très expérimentés en matière de production. L'expertise, c'est la maîtrise.Le public-cible rajeunit et pose d'autres exigencesJusqu'il y a 10 ans environ, les super riches avaient généralement plus de 60 ans, mais les choses changent. Les start-up se transforment en références mondiales en un rien de temps et leurs jeunes dirigeants deviennent soudain millionnaires, voire milliardaires. Et que dire des footballeurs de 20 ans qui gagnent un demi-million d'euros par semaine... Ainsi a vu le jour un nouveau public-cible, qui fait d'emblée baisser l'âge du fichier clients des marques de grand luxe.Ils ne se rendent plus en costume sur mesure à un rendez-vous mais dans une tenue personnalisée du label national Deuxbelges. Leurs préférences et goûts diffèrent clairement de ceux des sexagénaires parvenus, ce qui nécessite une nouvelle approche en termes de marketing et de vente. Celui qui se présente sur le stand en jeans déchiré et pull débraillé n'est plus prié d'emblée d'aller voir ailleurs.Une voiture de rêve pour 55.000 eurosUne voiture de rêve ne doit pas forcément coûter une fortune, comme le prouve l'Alpine A110. Celle-ci se trouve sur le plus petit stand du Palais 1 mais offre selon mes collègues journalistes automobiles et moi-même un plaisir de conduite inimaginable pour la bagatelle de 55.000 euros. La TMC et la taxe de circulation annuelle sont également raisonnables. De plus, elle affiche un look à la fois sportif et séduisant et éveille la sympathie de ceux qui se souviennent des exploits de sa prédécesseure au Rallye de Monte Carlo il y a un demi-siècle.Si vous êtes intéressé, sautez sur l'occasion. Les 1.955 unités de la First Edition ont été vendues en moins d'une semaine et sont aujourd'hui proposées à 85.000 euros. Il n'y a pas de petites économies !Traduction : virginie·dupont·sprl