Il y a vingt ans, le trafic des compteurs kilométriques des voitures d'occasion était encore fortement répandu en Belgique. À cette époque, la proportion des voitures d'occasion vendues avec un compteur trafiqué était estimée à 10%. Cela constituait non seulement un gros problème pour les consommateurs, mais aussi pour les entreprises de bonne foi du secteur automobile, qui étaient confrontées à une concurrence déloyale et à une dégradation de leur image.

Afin de mettre le holà à ces pratiques frauduleuses, les clubs automobiles, les fédérations professionnelles du secteur automobile et les autorités fédérales ont décidé de se pencher ensemble sur une solution ferme, le système du Car-Pass. Celui-ci s'est avéré un véritable succès puisque, ces dernières années, la fraude atteint à peine les 0,2 %. Concrètement, cela signifie que, au cours des treize dernières années, un million d'acheteurs environ ont été protégés de cette fraude. Sachant que le coût d'un compteur trafiqué s'élève rapidement à 1.500 euros pour l'acheteur, le Car-Pass a dès lors permis aux consommateurs belges d'économiser 1,5 milliard d'euros pendant toutes ces années.

Ce résultat n'a pu être atteint que grâce à la communication quotidienne des relevés kilométriques par l'ensemble du secteur automobile. À l'heure actuelle, le Car-Pass a déjà collecté plus de 225 millions de données. Depuis le 1er mars de cette année, le document Car-Pass contient également des informations sur les performances environnementales du véhicule (émissions de CO2 et norme européenne) et indique si le véhicule doit encore être soumis à un contrôle après accident. De cette manière, l'acheteur peut se faire une idée plus précise de l'état de la voiture et éviter les surprises désagréables.(Belga)