L'histoire est authentique et obtenue de première main : au milieu des années 90, BMW envoya un groupe de jeunes collaborateurs de la marque sur la Côte Ouest des USA. Là, dans un préfabriqué installé sur la plage, ils ont pu brainstormer et réfléchir sur de nouveaux concepts et de nouveaux modèles. C'est là et nulle part ailleurs qu'est née chez BMW l'idée de créer un Sports Activity Vehicle (SAV), variante du SUV selon la marque.

De retour à Munich, ces collaborateurs présentaient leur projet à la direction, qui donnait son feu vert. Les ingénieurs, les designers et les spécialistes du marketing se mettaient au travail pour donner vie et forme à ce concept innovant de SAV. Chez BMW, c'est une tradition d'impliquer rapidement le marketing dans les nouveaux projets. De la sorte, le constructeur essaye d'éviter de dépenser un temps précieux et de l'énergie dans des modèles pour lesquels il n'existe pas de marché.

UNE NOUVELLE NICHE

Lorsque le responsable du style BMW, Chris Bangle, présentait le X5 en 1999, ce modèle était accueilli tièdement. Les doutes ne manquaient pas sur les chances de voir cette pseudo-Jeep connaître le succès. Et avec son concept technique, ce modèle était inadapté aux tâches lourdes ou aux escapades dans la nature sauvage. Ce segment de marché était dominé par Land Rover et les grandes marques japonaises et américaines. Les nouveaux venus devaient se contenter des miettes.

BMW estimait donc qu'il valait mieux, à l'avenir, créer un nouveau segment de niche, bien loin de la boue ou des ornières, mais aussi sans la moindre concurrence. Après des débuts hésitants - toute innovation tardant à s'installer, le X5 a rencontré le succès. En face, la concurrence ne réagissait nullement. Depuis, BMW a pu transformer son retard sur Audi et Mercedes très rapidement grâce au succès de sa série X. Aujourd'hui, quasiment tous les modèles BMW possèdent une déclinaison X, et chacun peut donc y trouver son compte.

BMW répéta ce tour de force voici 5 ans en lançant ses i3 et i8. Si elle a tiré profit durant des années de son image sportive, la marque allemande premium a atteint, avec ces deux modèles électriques, une toute nouvelle cible : un public séduit par l'innovation et le respect de l'environnement affiché par ces deux nouveautés. Au cours de la dernière décennie, BMW a toujours eu une longueur d'avance sur ses concurrents directs.

POUR LA GÉNÉRATION Y

Le nouveau mot magique est 'connectivité'. Chacun doit être en liaison permanente avec tout et tout le monde. S'il y a 20 ans, un GSM servait à téléphoner, les smartphones sont aujourd'hui notre meilleur compagnon et peuvent tout faire. Jusqu'à ouvrir et fermer les portières de la nouvelle BMW X5. À condition toutefois de disposer d'un smartphone haut de gamme récent tournant sous Android.

BMW X5, de l'intérieur. Une multitude de systèmes d'assistance et d'infodivertissement.
BMW X5, de l'intérieur. Une multitude de systèmes d'assistance et d'infodivertissement.

Avec ce qui est déjà la quatrième génération du X5, BMW présente un nouveau système digital (OS7) facilitant l'interaction entre le smartphone et la voiture. Les lettres OS signifient 'Operating System' (système d'exploitation) et font référence au domaine de l'informatique. Ce qui nous amène dans l'univers des Millennials, c'est-à-dire la population issue de la Génération Y née entre 1980 et 2000. Ces utilisateurs possèdent, sur la voiture, un regard très différent de celui de leurs parents ou grands-parents.

D'ici 2020, le fichier de clients des marques automobiles à l'échelon mondial sera composé à 40 % de ces Millennials. Leur principal moyen de transport sera leur smartphone. Ces utilisateurs vivent majoritairement en ville, où ils bénéficient d'un bon réseau de transports en commun. Il n'est pas exact de dire que les voitures ne les intéressent pas. Mais pour eux, la voiture n'est pas un symbole de statut. Il s'agit davantage d'un objet usuel qu'il n'est pas nécessaire de posséder ou de conduire soi-même. Ces utilisateurs préfèrent dépenser leur argent pour un nouvel ordinateur ou un voyage autour du monde. Et quand les citadins issus de la Génération Y ont besoin d'un véhicule, ils recherchent le meilleur moyen de transport sur leur smartphone. Cela peut être le train, le tram, le bus, la voiture ou le vélo partagé. En fonction du type de déplacement, ils choisissent un mode de transport et la technologie digitale leur garantit un maximum de flexibilité.

CIRCULATION DES DONNÉES

Globalement, il existe deux types de voitures connectées. La première catégorie est composée des véhicules connectés entre eux et avec les infrastructures. L'objectif est de prévenir les accidents de la circulation. La deuxième catégorie réunit les voitures qui permettent, par exemple, à leurs occupants de travailler durant le trajet, faisant appel aux connexions datas. Grâce au smartphone, la voiture devient un prolongement du bureau. Le transfert des données est invisible et se fait par le biais du cloud.

Ces données permettent aussi de définir le profil précis du conducteur, qu'il s'agisse de ses déplacements, de ses passe-temps ou de ses préférences dans tous les domaines, de la culture à la cuisine. Ces données restent en théorie confidentielles. Dans la pratique, c'est une autre histoire.

Les données personnelles sont précieuses et possèdent une valeur inestimable, pour les marques également. Ces constructeurs évoluent très rapidement pour devenir des fournisseurs de solutions et de services de mobilité afin de pouvoir répondre aux besoins des utilisateurs en matière de déplacements. D'ailleurs, BMW mène actuellement une bataille juridique avec ses distributeurs en Allemagne pour savoir qui peut disposer de ces données et à quelles fins. Dans la pratique, ce sont ces distributeurs qui ont un accès direct à ces données sur leurs clients, qu'ils connaissent généralement personnellement. Ce contact direct risque d'être perdu lorsque les mises à jour logicielles peuvent se faire via le smartphone, sans que le client ne doive passer chez son garagiste. Tesla applique ce principe depuis longtemps déjà. BMW et d'autres marques ne veulent pas, et ne peuvent pas, se permettre de rester en retrait.

DEUX ÉCRANS

Cette quatrième génération de la BMW X5 est-elle réussie ? Sur le papier, c'est le cas. Extérieurement, les différences s'avèrent limitées. Les 6-cylindres essence et diesel ont été adaptés afin de répondre à la nouvelle norme Euro 6d-Temp. L'autonomie électrique de la version hybride rechargeable a été portée à 50 km.

Les grandes innovations se situent à l'intérieur. Le tableau de bord est dominé par deux écrans tactiles de 12 pouces. L'écran de gauche regroupe le compte-tours, le tachymètre et la navigation. Celui de droite est réservé à une multitude d'autres fonctions. Celles-ci sont accessibles du bout des doigts, avec des gestes ou par la voix. Et si c'est trop compliqué, vous pouvez aussi utiliser les boutons au volant.

Conclusion : plus les systèmes d'assistance et d'infodivertissement sont nombreux, plus ils accaparent l'attention du conducteur.

L'histoire est authentique et obtenue de première main : au milieu des années 90, BMW envoya un groupe de jeunes collaborateurs de la marque sur la Côte Ouest des USA. Là, dans un préfabriqué installé sur la plage, ils ont pu brainstormer et réfléchir sur de nouveaux concepts et de nouveaux modèles. C'est là et nulle part ailleurs qu'est née chez BMW l'idée de créer un Sports Activity Vehicle (SAV), variante du SUV selon la marque. De retour à Munich, ces collaborateurs présentaient leur projet à la direction, qui donnait son feu vert. Les ingénieurs, les designers et les spécialistes du marketing se mettaient au travail pour donner vie et forme à ce concept innovant de SAV. Chez BMW, c'est une tradition d'impliquer rapidement le marketing dans les nouveaux projets. De la sorte, le constructeur essaye d'éviter de dépenser un temps précieux et de l'énergie dans des modèles pour lesquels il n'existe pas de marché. Lorsque le responsable du style BMW, Chris Bangle, présentait le X5 en 1999, ce modèle était accueilli tièdement. Les doutes ne manquaient pas sur les chances de voir cette pseudo-Jeep connaître le succès. Et avec son concept technique, ce modèle était inadapté aux tâches lourdes ou aux escapades dans la nature sauvage. Ce segment de marché était dominé par Land Rover et les grandes marques japonaises et américaines. Les nouveaux venus devaient se contenter des miettes. BMW estimait donc qu'il valait mieux, à l'avenir, créer un nouveau segment de niche, bien loin de la boue ou des ornières, mais aussi sans la moindre concurrence. Après des débuts hésitants - toute innovation tardant à s'installer, le X5 a rencontré le succès. En face, la concurrence ne réagissait nullement. Depuis, BMW a pu transformer son retard sur Audi et Mercedes très rapidement grâce au succès de sa série X. Aujourd'hui, quasiment tous les modèles BMW possèdent une déclinaison X, et chacun peut donc y trouver son compte. BMW répéta ce tour de force voici 5 ans en lançant ses i3 et i8. Si elle a tiré profit durant des années de son image sportive, la marque allemande premium a atteint, avec ces deux modèles électriques, une toute nouvelle cible : un public séduit par l'innovation et le respect de l'environnement affiché par ces deux nouveautés. Au cours de la dernière décennie, BMW a toujours eu une longueur d'avance sur ses concurrents directs. Le nouveau mot magique est 'connectivité'. Chacun doit être en liaison permanente avec tout et tout le monde. S'il y a 20 ans, un GSM servait à téléphoner, les smartphones sont aujourd'hui notre meilleur compagnon et peuvent tout faire. Jusqu'à ouvrir et fermer les portières de la nouvelle BMW X5. À condition toutefois de disposer d'un smartphone haut de gamme récent tournant sous Android.Avec ce qui est déjà la quatrième génération du X5, BMW présente un nouveau système digital (OS7) facilitant l'interaction entre le smartphone et la voiture. Les lettres OS signifient 'Operating System' (système d'exploitation) et font référence au domaine de l'informatique. Ce qui nous amène dans l'univers des Millennials, c'est-à-dire la population issue de la Génération Y née entre 1980 et 2000. Ces utilisateurs possèdent, sur la voiture, un regard très différent de celui de leurs parents ou grands-parents. D'ici 2020, le fichier de clients des marques automobiles à l'échelon mondial sera composé à 40 % de ces Millennials. Leur principal moyen de transport sera leur smartphone. Ces utilisateurs vivent majoritairement en ville, où ils bénéficient d'un bon réseau de transports en commun. Il n'est pas exact de dire que les voitures ne les intéressent pas. Mais pour eux, la voiture n'est pas un symbole de statut. Il s'agit davantage d'un objet usuel qu'il n'est pas nécessaire de posséder ou de conduire soi-même. Ces utilisateurs préfèrent dépenser leur argent pour un nouvel ordinateur ou un voyage autour du monde. Et quand les citadins issus de la Génération Y ont besoin d'un véhicule, ils recherchent le meilleur moyen de transport sur leur smartphone. Cela peut être le train, le tram, le bus, la voiture ou le vélo partagé. En fonction du type de déplacement, ils choisissent un mode de transport et la technologie digitale leur garantit un maximum de flexibilité. Globalement, il existe deux types de voitures connectées. La première catégorie est composée des véhicules connectés entre eux et avec les infrastructures. L'objectif est de prévenir les accidents de la circulation. La deuxième catégorie réunit les voitures qui permettent, par exemple, à leurs occupants de travailler durant le trajet, faisant appel aux connexions datas. Grâce au smartphone, la voiture devient un prolongement du bureau. Le transfert des données est invisible et se fait par le biais du cloud. Ces données permettent aussi de définir le profil précis du conducteur, qu'il s'agisse de ses déplacements, de ses passe-temps ou de ses préférences dans tous les domaines, de la culture à la cuisine. Ces données restent en théorie confidentielles. Dans la pratique, c'est une autre histoire. Les données personnelles sont précieuses et possèdent une valeur inestimable, pour les marques également. Ces constructeurs évoluent très rapidement pour devenir des fournisseurs de solutions et de services de mobilité afin de pouvoir répondre aux besoins des utilisateurs en matière de déplacements. D'ailleurs, BMW mène actuellement une bataille juridique avec ses distributeurs en Allemagne pour savoir qui peut disposer de ces données et à quelles fins. Dans la pratique, ce sont ces distributeurs qui ont un accès direct à ces données sur leurs clients, qu'ils connaissent généralement personnellement. Ce contact direct risque d'être perdu lorsque les mises à jour logicielles peuvent se faire via le smartphone, sans que le client ne doive passer chez son garagiste. Tesla applique ce principe depuis longtemps déjà. BMW et d'autres marques ne veulent pas, et ne peuvent pas, se permettre de rester en retrait. Cette quatrième génération de la BMW X5 est-elle réussie ? Sur le papier, c'est le cas. Extérieurement, les différences s'avèrent limitées. Les 6-cylindres essence et diesel ont été adaptés afin de répondre à la nouvelle norme Euro 6d-Temp. L'autonomie électrique de la version hybride rechargeable a été portée à 50 km. Les grandes innovations se situent à l'intérieur. Le tableau de bord est dominé par deux écrans tactiles de 12 pouces. L'écran de gauche regroupe le compte-tours, le tachymètre et la navigation. Celui de droite est réservé à une multitude d'autres fonctions. Celles-ci sont accessibles du bout des doigts, avec des gestes ou par la voix. Et si c'est trop compliqué, vous pouvez aussi utiliser les boutons au volant. Conclusion : plus les systèmes d'assistance et d'infodivertissement sont nombreux, plus ils accaparent l'attention du conducteur.