La bonne nouvelle, c'est que cette architecture de traction profite à l'habitabilité : l'implantation du moteur en travers du capot et non plus en longueur permet de gagner de l'espace. Le coffre gonfle aussi de 20 litres, pour atteindre les 380 litres, contre 370 pour la Mercedes Classe A. La qualité de finition est en hausse, mais le mobilier est moins original que celui d'une Classe A.
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La bonne nouvelle, c'est que cette architecture de traction profite à l'habitabilité : l'implantation du moteur en travers du capot et non plus en longueur permet de gagner de l'espace. Le coffre gonfle aussi de 20 litres, pour atteindre les 380 litres, contre 370 pour la Mercedes Classe A. La qualité de finition est en hausse, mais le mobilier est moins original que celui d'une Classe A. Sur le plan du dynamisme, BMW a bien travaillé : cette traction est à la fois incisive et vivante en virages. Mais le passage au tout à l'avant se traduit par un équilibre un peu moins neutre et quelques remontées de couple dans le train avant, guidé par une direction peu communicative. Le diamètre de braquage s'élargit par ailleurs d'un demi-mètre. On ne trouve actuellement que deux versions à essence. En entrée de gamme, la 118i est animée par un tricylindre 1.5 turbo de 140 ch, silencieux et souple mais peu enjoué à hauts régimes. En haut de gamme, la M135i de 306 ch abandonne le noble six cylindres contre un " quatre pattes " plus roturier et moins mélodieux. Des versions diesel restent proposées (116, 136, 150 ou 190 ch), de même qu'une transmission intégrale pour les moteurs les plus puissants. Sur le plan de l'agrément de conduite, la nouvelle Série 1 reste dynamique, mais on fait désormais moins corps avec elle et l'auto ne marque plus de nette différence par rapport à la concurrence (Audi A3, Mercedes Classe A). Elle rentre dans le rang et ne chante plus comme avant, privée de son " six en ligne ". Certains crieront à la fin d'une époque. D'autres apprécieront que la petite " Béhème " ait le sens pratique plus aiguisé. A chacun ses priorités...Par Olivier Maloteaux.