"Il est temps de commencer à penser en tant que peuple, que pays. Il est temps d'arrêter les ordres venant de Madrid", a lancé depuis la tribune Laura Mintegi, candidate à la présidence de la région de la nouvelle coalition indépendantiste EH Bildu. Si les nationalistes conservateurs du PNV ont conservé leur première place au Parlement régional, avec 27 députés sur 75, EH Bildu a créé l'événement en remportant 21 sièges, devant les socialistes (16 sièges) et le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy (10 sièges). Or sous la banderole d'EH Bildu, c'est la mouvance de Batasuna, parti interdit en 2003 en Espagne car considéré comme le bras politique de l'ETA, qui confirme son grand retour dans la politique basque. Ses candidats se présentaient, sans étiquette, aux côtés des partis Aralar, Eusko Alkartasuna (EA) et Alternatiba, qui n'ont eux jamais été interdits. (RAFA RIVAS)

"Il est temps de commencer à penser en tant que peuple, que pays. Il est temps d'arrêter les ordres venant de Madrid", a lancé depuis la tribune Laura Mintegi, candidate à la présidence de la région de la nouvelle coalition indépendantiste EH Bildu. Si les nationalistes conservateurs du PNV ont conservé leur première place au Parlement régional, avec 27 députés sur 75, EH Bildu a créé l'événement en remportant 21 sièges, devant les socialistes (16 sièges) et le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy (10 sièges). Or sous la banderole d'EH Bildu, c'est la mouvance de Batasuna, parti interdit en 2003 en Espagne car considéré comme le bras politique de l'ETA, qui confirme son grand retour dans la politique basque. Ses candidats se présentaient, sans étiquette, aux côtés des partis Aralar, Eusko Alkartasuna (EA) et Alternatiba, qui n'ont eux jamais été interdits. (RAFA RIVAS)