"Tout commence par cette pratique de 'queue de budget'. Les budgets devaient être épuisés sous peine d'être rabottés l'année suivante, comme l'ont expliqué les commandants Deru et Allard, nommés 'pilotes budgétaires'", a entamé le procureur fédéral. "Oui, c'est vrai, mais il existait une procédure pour le faire. Or, des meubles avaient été acquis sur base du budget 'formation' et de la lingerie avait été achetée avec le budget alloué aux équipements. Les 'pilotes budgétaires' ont donc avant tout commis des faux en écriture afin de justifier ces dépenses", a expliqué le procureur. "Mais une fois les budgets décidés, les inspecteurs des finances n'avaient plus de contrôle sur les dépenses des 'pilotes budgétaires'", a avancé le ministère public. Entre 1995 et 2006, plusieurs militaires avaient acheté pour eux et d'autres collègues divers objets au nom de l'armée, sous prétexte d'éliminer les queues budgétaires, le tout pour des montants de dizaines de millions d'euros. Par ailleurs, des entrepreneurs privés avaient été corrompus par ces militaires pour rendre des factures fictives. Le procès se poursuivra mardi. (QUJ)

"Tout commence par cette pratique de 'queue de budget'. Les budgets devaient être épuisés sous peine d'être rabottés l'année suivante, comme l'ont expliqué les commandants Deru et Allard, nommés 'pilotes budgétaires'", a entamé le procureur fédéral. "Oui, c'est vrai, mais il existait une procédure pour le faire. Or, des meubles avaient été acquis sur base du budget 'formation' et de la lingerie avait été achetée avec le budget alloué aux équipements. Les 'pilotes budgétaires' ont donc avant tout commis des faux en écriture afin de justifier ces dépenses", a expliqué le procureur. "Mais une fois les budgets décidés, les inspecteurs des finances n'avaient plus de contrôle sur les dépenses des 'pilotes budgétaires'", a avancé le ministère public. Entre 1995 et 2006, plusieurs militaires avaient acheté pour eux et d'autres collègues divers objets au nom de l'armée, sous prétexte d'éliminer les queues budgétaires, le tout pour des montants de dizaines de millions d'euros. Par ailleurs, des entrepreneurs privés avaient été corrompus par ces militaires pour rendre des factures fictives. Le procès se poursuivra mardi. (QUJ)