La N-VA est un parti élitaire
vendredi 16 décembre 2011 à 07h16
IL SEMBLE QUE LA FLANDRE AIT LANCÉ LA GRANDE OFFENSIVE contre la N-VA de Bart De Wever, après l'avoir respectée et crainte pendant des années.
C'est maintenant la lutte de un contre tous. Car, si du côté de l'extrême droite, le Vlaams Belang entreprend tout ce qu'il peut pour survivre, il n'en reste pas moins vrai que le centre, surtout, ainsi que la gauche et la droite - CD&V, SP.A et Open VLD - attaquent maintenant la N-VA de front. Il était grand temps. Les autres partis flamands ne finissaient pas de se conduire comme des petits lapins sachant que le boa ne manquerait pas de les manger.
Ce changement d'attitude a tout à voir avec des éléments externes et internes. D'un côté, l'accession d'Elio Di Rupo au poste de Premier ministre, une vraie réussite après un long et pénible cheminement. De l'autre, les glissements dans le contenu même du programme de la N-VA. Déjà, lors du débat d'investiture à la Chambre, la N-VA n'a pas été épargnée. C'est Patrick Dewael, chef de groupe de l'Open VLD, qui a le mieux résumé le sentiment général en citant feu Willy Declercq : « Si on ne veut pas mettre les mains dans le cambouis, si on ne veut pas faire des compromis en politique, il faut rester à la maison. » Assurément, rien n'aurait bougé sans Wouter Beke et sa décision historique de rompre avec la N-VA. Entre-temps, à Anvers, le cartel CD&V - N-VA a sauté. Jusque dans les plus petites communes ouest-flamandes et limbourgeoises, les deux partis se présenteront séparément aux élections communales. En se combattant l'un l'autre. Le CD&V devrait être capable, à terme, de récupérer une grande partie des voix que la N-VA lui a prises. Alors le parti de Bart De Wever pourrait connaître le même sort que celui qui a été réservé au Vlaams Belang et à la Lijst Dedecker.
Ce qui est encore plus important, c'est la prise de conscience croissante en Flandre - entre autres, dans les milieux syndicaux - que la N-VA n'est pas seulement un parti communautaire, mais qu'elle se situe aussi à l'extrême droite sur les plans social, économique et même culturel. Le groupe autour de De Wever (avec Jan Jambon comme figure de proue) attend seulement le jour de la proclamation de la république flamande indépendante. Afin de pouvoir y servir, tout comme Cameron en Grande-Bretagne, les intérêts d'une élite de fortunés. Certainement pas les intérêts du peuple (flamand)...
Guido Fonteyn, journaliste indépendant et essayiste
Réactions
Le comble, c'est que cet individu se définit comme journaliste "indépendant".Journaleux vendu à la cause francophone et belgicaine voilà qui le qualifierait de façon adéquate. Il n'est pas le seul d'ailleurs, témoins ses collègues journalistes et politiciens qui vont régulièrement faire le mariole sur les chaînes francophones le dimanche.Cela se comprend quand on sait quels sont les propriétaires d'une grande partie de la presse flamande. Ce qu'on reproche essentiellement à Dewever, c'est qu'il ne s'est pas laissé acheter comme tant d'autres avant lui.
Tâche délicate, car même si les Flamands modérés comprennent que la NVA est un parti d'extrême-droite déguisée qui ne construit rien et se contente de faire barrage à la raison, le danger est que la NVA va bénéficier d'un glissement de l'électorat délaissant un Vlaams Belang en pleine déconfiture. Reste à lui appliquer le cordon sanitaire ...
"Le CD&V devrait être capable, à terme, de récupérer une grande partie des voix que la N-VA lui a prises". Un peu surréaliste...: "Good night, sleep tight. Dream sweet dreams for me".
Réagir
Attention: Il n'est pas possible de réagir de manière anonyme. Votre nom d'utilisateur apparaîtra au-dessus de votre réaction.
Pour pouvoir placer une réaction, vous devez être enregistré :





patientez s.v.p.

