"L'Europe ne nous laisse pas le choix"
vendredi 13 janvier 2012 à 07h16
L'ANNÉE 2012 S'ANNONCE COMME celle des économies budgétaires. Les négociateurs gouvernementaux ont trouvé, in extremis, 11,3 milliards d'euros pour boucler le budget de Di Rupo Ier.

Des allocations sociales sont revues à la baisse et la déduction fiscale de mesures permettant d'économiser l'énergie a été supprimée. L'exécutif flamand, quant à lui, a laissé entrevoir, début janvier, une nouvelle baisse de ses dépenses. Les transports en commun et les administrations locales devront se serrer la ceinture.
On a coutume de dire que nous n'avons pas le choix : « C'est l'Europe qui le veut. » Ainsi l'Union européenne fait-elle régulièrement figure d'alibi s'il faut faire passer des mesures impopulaires. Nous oublions que ce sont les gouvernements des Etats membres, dont le nôtre, actifs dans toutes les instances européennes, qui ont décidé qu'aucun pays ne pourra plus afficher d'importants déficits. Les députés au Parlement européen, que nous avons élus, ont aussi leur mot à dire. Une nette majorité d'entre eux s'est rangée aux diverses propositions visant à punir plus ou moins automatiquement les pays qui laissent dérailler leur budget. L'Europe n'est pas une idée abstraite - nous en faisons partie et sommes associés à tous les choix politiques.
Qui plus est, lors de la formation du gouvernement, les recommandations européennes ont été traitées de manière fort sélective. Les libéraux flamands ont jeté leur dévolu sur les pensions et les allocations de chômage. L'Europe - il est vrai - se soucie de l'accroissement des coûts des retraites en Belgique et s'interroge sur notre système de chômage. Mais l'Europe souhaite aussi que la Belgique lève des impôts écologiques. Et fasse davantage d'efforts pour mieux accompagner les moins favorisés dans la recherche d'un travail. La législation européenne nous oblige aussi de réaliser des économies d'énergie et d'augmenter très sensiblement notre part d'énergies renouvelables. Or nous nous cachons derrière l'Europe chaque fois qu'il faut annoncer des mesures d'économies, en faisant semblant d'oublier que l'Europe attend beaucoup plus de nous, dans d'autres domaines.
Certes, l'Union insiste très fort sur l'équilibre budgétaire. D'autres objectifs européens, comme la lutte contre la pauvreté, des investissements accrus dans la recherche et développement ou des mesures devant prévenir la sortie prématurée des jeunes de l'école, ont été relégués au second plan. La préoccupation européenne des assainissements budgétaires a tout à voir avec la crise de l'euro. Personne ne conteste aujourd'hui que les Etats membres doivent lever correctement les impôts et s'abstenir de faire de folles dépenses.
L'établissement des budgets doit obéir à des règles strictes. Sinon, des pays risquent de se retrouver dans de sales draps, et ce sont finalement tous les Européens qui en supporteront les conséquences désagréables.
Mais la crise de l'euro ne peut être résolue si la discipline budgétaire est la seule priorité. Dans plusieurs pays, de lourdes mesures d'économies ont été prises, mais la confiance des marchés ne s'est pas rétablie pour autant. Un pays comme la Grèce s'est tué à la tâche en imposant à sa population une austérité draconienne, mais l'économie hellénique n'en est pas du tout sortie renforcée. Les assainissements causant une forte baisse du pouvoir d'achat et un accroissement considérable de la pauvreté se sont toujours révélés contre-productifs. Le fait de privilégier les seules mesures d'économies bloque les investissements. Or c'est justement à ceux-ci qu'est suspendu le redémarrage du moteur européen : des investissements malins, garants d'une croissance durable.
Hendrik Vos, Directeur du centre d'études européennes de l'université de Gand
Réactions
La justice allemande a condamné jeudi un prêtre à six ans de prison pour des abus sexuels réguliers sur trois garçons de 9 à 15 ans entre 2004 et 2011.///////Espagne : le gouvernement veut rétrécir la loi sur l'IVG Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy veut revenir sur la loi sur l'avortement adoptée en 2010 par les socialistes. Dans le cadre de ne plus faire payer les cultes par les contribuables . Lisez cette information et continuez a voir des gens se donner le droit de pratiquer ou de souhaiter des monstruosités a des cochons payeurs ponctionnés de force. Lorsqu'on pense que cet argent pourrai aider des gens a se nourrir.////////Javier Martinez, dans laquelle il affirme « qu'une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction pour abuser de son corps, parce qu’elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché'. … Pour l'archevêque, les crimes d'Hitler et ceux de Staline (il a oublié Franco) sont « moins épouvantables que l'avortement POURQUOI OBLIGER LE PEUPLE BELGE A PAYER PAR LIIMPOT ?DES CULTES ISLAMIQUES?CATHOLIQUES? OU AUTRES QUI SONT A L'APOGEE DE LA DEBAUCHE?NOUS DEVENONS COMPLICES DE LEURS PERVERSITéS .
marrant les slogans, cela ne suffira pas, l'autérité non plus,etc etc bande d"hypocrites, dite nous enfin la VERITE, http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs bref on nous jette au visage des lambeaux de vérité, en fait pas mal de Belges sont au courant, des vrais enjeux, tout ira bien, disent les faux prophète et cette Madame Milk é, qui récupère le christianisme, et l'humanisme à la fois mais se dit, humaniste, qui ratisse large, qui trop étreint, mal embrasse
dette publique à 100%...........faut-il attendre quelle passe au double avant d'intervenir ?????? qui paiera ??
Il y a une autre priorité. Il est grand temps de remédier à l'impuissance de la Banque centrale européenne, empêchée par le traité de Lisbonne (article 123) de prêter aux pouvoirs publics et autres institutions analogues, et d'actionner la planche à billets. Les Etats-Unis et surtout le Japon ne sont pas financièrement dans une meilleure situation que la zone euro, mais apparaissent plus solides aux agences de notation, en bonne partie parce que leurs Banques centrales n'ont pas été dépouillées de leurs armes au bénéfice des banques commerciales, auxquelles cet article calamiteux accorde des privilèges démesurés. « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des Etats membres, ci après dénommées, « banques centrales nationales » d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » Article 123 du Traité de Lisbonne (décembre 2007) et pour une approche très didactique de ce problème : http://www.youtube.com/watch?v=_m6fTUYU-Tc
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