Piano, piano
jeudi 02 septembre 2010 à 01h00
« Le couple belge doit être réorganisé », affirme avec conviction le député CD&V Johan Sauwens cette semaine dans notre magazine. Dont acte. Une réorganisation qui doit conduire tout droit au divorce ou à une cohabitation (provisoire) à l'amiable ? Qu'inscrire dans le contrat ? Qui va le signer ? Avec quels partenaires ? Jusqu'où aller trop loin ?

Christine Laurent - Rédactrice en chef du Vif/L'Express
« La N-VA veut briser les os de la Belgique », accuse aussi Philippe Moureaux dans nos colonnes. La N-VA, certes, mais en duo avec le CD&V. Les amants diaboliques ! Une fois encore les deux font la paire. Un jour collés l'un à l'autre dans un bruyant cartel ; séparés, fâchés, le lendemain, pour refiler le parfait (?) amour le surlendemain... Autant de volte-face, autant de stratégies pour câliner l'électeur indépendantiste. Et opposer ainsi aux francophones un front flamand de l'intransigeance qu'ils peinent à déstabiliser. Ouvertures et replis frileux, bouderies et raccommodements, ces deux-là soufflent le chaud et le froid, et les pré-négociations de s'enliser dangereusement. Alors qu'après trois années de crise le moment se révèle crucial pour notre futur.
Mais que veulent-ils, à la fin ? Des accords dans la clarté ? Ils ont raison, c'est dans l'intérêt de tous. Autant de paroles nébuleuses et c'est l'assurance d'une multiplication de brouilles, de dissensions, voire de blocages, demain. Des négociations à géométrie variable ? Pourquoi pas, s'il s'agit d'avancer, même à tout petits pas ? Elargir le cercle aux libéraux, dont l'ombre plane à nouveau dans les coulisses ? Si le rapprochement permet de ficeler un accord solide et consensuel sur Bruxelles et BHV... Clarté, confiance, respect, l'air flamand chanté sur tous les tons est touchant. Oui, oui, oui, si les mots ne cachent pas des intentions bien moins louables, un cynisme relooké pour la circonstance, par exemple. « Ce sont les accords qui créent la confiance et pas le contraire », rappelle le politologue Vincent de Coorebyter.
Eviter les mauvaises surprises, creuser et vider les problèmes jusqu'à en toucher la substantifique moelle, telle est bien l'élémentaire sagesse. Et puis aussi accepter, intégrer les changements vertigineux à venir. Finis les tabous, les fins de non-recevoir francophones, notamment sur BHV. Une attitude coupable qui a dangereusement fragilisé le CD&V, souligne Moureaux. Place au pragmatisme, à la clairvoyance, au courage et, surtout, surtout, à la patience. « Une négociation qui dure trois mois, c'est rapide », prétend le politologue de l'ULg Pierre Verjans. Surtout quand il s'agit de détricoter, maille après maille, l'Etat.
Laisser le temps au temps. « Au secours, tout va trop vite », alerte dans un essai publié ces jours-ci ( Accélération, éd. La Découverte), le sociologue allemand Hartmut Rosa. Interrogé par Le Monde 2 [édition du 28 août 2010], il fustige l'accélération de tous les aspects de l'existence qui fait de nous des surfeurs hasardeux qui peinent à trouver des repères. Au coeur de son réquisitoire, un rappel majeur : « Le débat politique prend du temps, il ne peut en être autrement pour qu'il reste démocratique. Il faut beaucoup de discussions, d'arguments, de réflexions, de délibérations pour construire un consensus politique dans une société pluraliste et organiser la volonté démocratique. » Mais qu'en pensent donc les Flamands ?
Christine Laurent
Réactions
Il n'en reste pas moins que seuls quarante% de la population de BHV parle le néerlandais, et quil paraît abusif de compter l'entireté de cette population comme flamands, et de prélever leuurs impôts au rpofit de la flandre et leurs voix pour élire des politiciens flamands en surnombre. Les politiciens ne se battent que pour plus de pouvoir et plus de sous. Et le crédule flamand est aussi idiot que le crédule wallon: ils ne voient pas à quel point ils sont exploités par les politiciens qui ne cessent de créer des postes pour des petits copains, qui coûtent au pays et ne rapportent rien (sauf à eux, bien sûr)
Ha, visiblement je lis, sur des publications flamandes une autre version mais sans document pouvant avérer, néanmoins j'ia décidé de m'en référer à l'autobiographique de Charles Rogier en 1855 et je vous invite à la lire histoire de savoir réellement qui était l'homme et ses convictions. Ne sachant pas si je peux passer le lien ici, si vous le demandez je vous le fais parvenir via mon site mais ce sera dans ma prochaine intervention, demain. Il faut que j'aille travailler. Le chapître 2 est des plus intéressants.
Bonjour overman1, probablement que nous n'avons pas le même 'google' parce que dans le mien il est bien expliqué la manipulation flamingante à propos de Rogier et de 'sa' lettre. Manipulation plusieurs fois tentées par des membre du Vlaams Belang et autres et démontée officiellement et poar preuves historiques que je vous transmet au besoin. J'ai relu au moins une 50 aines de pages à me demandant si j'avais oublié quelque chose et que cette chose aurait changé mon avis sur Rogier ...je n'ai rien trouvé. N'essayez pas de la salir, c'est même lui qui a tout fait pour ne pas perdre les limbourgeois et les luxembourgeois. J'ajoute ceci "A cause des exigences hollandais en matière de langue, le flamand avait souffert, dans les premières années de notre indépendance, d’injustices et d’abus que Rogier chercha à corriger" "Rogier avait appris à aimer ses frères flamands et il leur donné plus d’une fois des preuves de son affection. La première fut son projet d’organisation d’une académie flamande en 1841" A mon tour: nous pouvons reprendre?
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