Casting royal
vendredi 16 décembre 2011 à 05h53
IL N'A ROULÉ POUR PERSONNE, IL VOULAIT JUSTE SAUVER son pays. Et il a bien mérité de la patrie. Même s'il en a vu de toutes les couleurs pendant ces 545 jours de crise, à aucun moment il n'a baissé les bras, animé à la fois, sans doute, par une forme de pessimisme joyeux et d'optimisme de la volonté.

Christine Laurent - Rédactrice en chef du Vif/L'Express
Et là où il y a volonté, il y a un chemin, si sinueux soit-il. De ses états d'âme, nous ne saurons rien : le roi ne se confie pas. Reste l'action politique, bien visible celle-là. Officiellement, le rôle du souverain, selon le grand commis d'Etat André Molitor, est « d'aider à rendre possible ce qui est réalisable ». Albert II a fait bien davantage. « Le roi a accompli un parcours fantastique. Dans cette crise, il a lui-même beaucoup décidé. [...] Le roi connaît ses dossiers et suit la situation politique de très près. [...] On ne lui fait rien gober, vous savez », affirme le vice-Premier ministre Johan Vande Lanotte dans Johan Vande Lanotte. Dagboek van een politieke crisis (éditions De Bezige Bij Antwerpen). On se souvient encore du discours royal musclé pour le 21-Juillet quand les négociations coinçaient de toutes parts. Un coup de colère et d'indignation qui n'avait laissé personne indifférent. Au pays de l'indécision, embourbé dans un conflit institutionnel inextricable, le roi, roseau plus penché que penchant, a su renouer les fils avec astuce, accompagnant ainsi avec ténacité un nouveau destin pour la Belgique. Il s'imposait tout naturellement comme notre personnalité de l'année.
Dans notre palmarès 2011, on trouve aussi bien des perdants que des gagnants, des rebelles que des controversés, des infréquentables que des mal-aimés. Ainsi, au hasard, prenez Bart De Wever. Un personnage à l'avenir si prometteur il y a un an et aujourd'hui tout seul dans son coin. Certes, il tousse encore fort, il chahute, il grogne, il tente de donner de nouveaux coups de latte. Toujours la même stratégie. Celle de la mauvaise foi habillée dans des formules à l'emporte-pièce qui font mouche, du moins auprès de son fan-club. Mais même si l'ogre reste sur sa faim, il ne parvient plus à cannibaliser la vie politique du pays qui poursuit sa route sans lui. Il voulait « bousiller » la Belgique. C'est raté.
Exit donc le président de la N-VA et place au sauveur, Wouter Beke, celui qui a osé déscotcher le CD&V du parti des nationalistes ! Un parcours semé de mines antipersonnel dont il est sorti miraculeusement indemne. Et puis, il y a l'éternel rebelle, Olivier Maingain l'inflexible, celui qui persiste et signe, refuse de plier, réfractaire à tout appel du pied. Il lui en a fallu du courage à Charles Michel pour apporter son scalp à la table des négociations ! Ça passait ou ça cassait. Une tactique à haut risque mais qui a permis au MR d'intégrer le tant convoité nouveau gouvernement fédéral. Pour le pire ou le meilleur ?
Enfin, parmi les 100 personnalités choisies par Le Vif/L'Express cette semaine, épinglons le toujours très controversé président de l'Open VLD, Alexandre le bienheureux ou l'art de jouer avec le feu et les nerfs de ses partenaires. Celui-là même qui a non seulement débranché la prise et renvoyé Yves Leterme pendant plus d'un an aux affaires courantes, mais qui a montré, aussi, qu'il pouvait tenir tête au puissant patron du PS, Elio Di Rupo. Avec son « âme damnée », Vincent Van Quickenborne, dont on se méfie comme du diable du côté francophone, il entend bien marquer de son empreinte la politique gouvernementale. A ne pas quitter des yeux.
Christine Laurent
Réactions
Christine Laurent est une vraie "femme" c'est certain... Naviguant au rythme de l'entre deux chaises et entre les périodes Barbie du "je suis la plus belle" et celles du... Je suis moche à en crever (en période de règles). Faut arrêter avec sentimentalisme exacerbé. Bart va nous en sortir une "grosse" qui fera peur au vierges effarouchées (tous sexes confondus)... Via les prochaines élections. Tout le monde semble vouloir noyer le poisson dans cet aquarium où la Flandre a voté pour la NVA qu'on ne retrouve pas au gouvernement. Ca va se payer cash chez les rêveurs!
Ô ministres intègres ! Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison ! Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure, l’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure ! Donc vous n’avez pas ici d’autres intérêts que remplir votre poche et vous enfuir après ! Soyez flétris, devant votre pays qui tombe, fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe ! -mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur. L’Espagne et sa vertu, l’Espagne et sa grandeur, tout s’en va. -nous avons, depuis Philippe Quatre, perdu le Portugal, le Brésil, sans combattre ; en Alsace Brisach, Steinfort en Luxembourg ; et toute la Comté jusqu’au dernier faubourg ; le Roussillon, Ormuz, Goa, cinq mille lieues de côte, et Pernambouc, et les Montagnes Bleues ! Mais voyez. — Du ponant jusques à l’orient, L’Europe, qui vous hait, vous regarde en riant. Comme si votre roi n’était plus qu’un fantôme, La Hollande et l’Anglais partagent ce royaume ; Rome vous trompe ; il faut ne risquer qu’à demi Une armée en Piémont, quoique pays ami ; La Savoie et son duc sont pleins de précipices; La France pour vous prendre, attend des jours propices ; L’Autriche aussi vous guette. — Et l’infant bavarois Se meurt, vous le savez. — Quant à vos vice-rois, Médina, fou d’amour, emplit Naples d’esclandres, Vaudémont vend Milan, Leganez perd les Flandres. Quel remède à cela ? — L’état est indigent ; L’état est épuisé de troupes et d’argent ; Nous avons sur la mer, où Dieu met ses colères, Perdu trois cents vaisseaux, sans compter les galères ! Et vous osez ! … — Messieurs, en vingt ans, songez-y, Le peuple, — j’en ai fait le compte, et c’est ainsi ! — Portant sa charge énorme et sous laquelle il ploie, Pour vous, pour vos plaisirs, pour vos filles de joie, Le peuple misérable, et qu’on pressure encor, A sué quatre cent trente millions d’or ! Et ce n’est pas assez ! Et vous voulez, mes maîtres ! … — Ah ! j’ai honte pour vous ! — Au dedans, routiers, reîtres, Vont battant le pays et brûlant la moisson. L’escopette est braquée au coin de tout buisson. Comme si c’était peu de la guerre des princes, Guerre entre les couvents, guerre entre les provinces, Tous voulant dévorer leur voisin éperdu, Morsures d’affamés sur un vaisseau perdu ! Notre église en ruine est pleine de couleuvres ; L’herbe y croît. Quant aux grands, des aïeux, mais pas d’œuvres. Tout se fait par intrigue et rien par loyauté. L’Espagne est un égout où vient l’impureté De toute nation. — Tout seigneur à ses gages A cent coupe-jarrets qui parlent cent langages. Génois, Sardes, Flamands, Babel est dans Madrid. L’alguazil, dur au pauvre, au riche s’attendrit. La nuit on assassine et chacun crie : à l’aide ! — Hier on m’a volé, moi, près du pont de Tolède ! — La moitié de Madrid pille l’autre moitié. Tous les juges vendus ; pas un soldat payé. Anciens vainqueurs du monde, Espagnols que nous sommes Quelle armée avons-nous ? A peine six mille hommes. Qui vont pieds nus. Des gueux, des juifs, des montagnards, S’habillant d’une loque et s’armant de poignards. Aussi d’un régiment toute bande se double. Sitôt que la nuit tombe, il est une heure trouble Où le soldat douteux se transforme en larron. Matalobos a plus de troupes qu’un baron. Un voleur fait chez lui la guerre au roi d’Espagne. Hélas ! Les paysans qui sont dans la campagne Insultent en passant la voiture du roi ; Et lui, votre seigneur, plein de deuil et d’effroi, Seul, dans l’Escurial, avec les morts qu’il foule, Courbe son front pensif sur l’empire qui croule ! — Voilà ! — L’Europe, hélas ! écrase du talon Ce pays qui fut pourpre et n’est plus que haillon ! L’État s’est ruiné dans ce siècle funeste, Et vous vous disputez à qui prendra le reste ! Ce grand peuple espagnol aux membres énervés, Qui s’est couché dans l’ombre et sur qui vous vivez, Expire dans cet antre où son sort se termine, Triste comme un lion mangé par la vermine ! -Charles-Quint, dans ces temps d’opprobre et de terreur, Que fais-tu dans ta tombe, ô puissant empereur ? Oh ! Lève-toi ! Viens voir ! -les bons font place aux pires. Ce royaume effrayant, fait d’un amas d’empires, Penche... il nous faut ton bras ! Au secours, Charles-Quint ! Car l’Espagne se meurt, car l’Espagne s’éteint ! Ton globe, qui brillait dans ta droite profonde, Soleil éblouissant qui faisait croire au monde Que le jour désormais se levait à Madrid, Maintenant, astre mort, dans l’ombre s’amoindrit, Lune aux trois quarts rongée et qui décroît encore, Et que d’un autre peuple effacera l’aurore ! Hélas ! Ton héritage est en proie aux vendeurs. Tes rayons, ils en font des piastres ! Tes splendeurs, On les souille ! -ô géant ! Se peut-il que tu dormes ? - On vend ton sceptre au poids ! Un tas de nains difformes Se taillent des pourpoints dans ton manteau de roi ; Et l’aigle impérial, qui, jadis, sous ta loi, Couvrait le monde entier de tonnerre et de flamme, Cuit, pauvre oiseau plumé, dans leur marmite infâme ! Les conseillers se taisent consternés. Seuls, le marquis de Priego et le comte de Camporeal redressent la tête et regardent Ruy Blas avec colère. Puis Camporeal, après avoir parlé à Priego, va à la table, écrit quelques mots sur un papier, les signe et les fait signer au marquis. Le Comte De Camporeal, désignant le marquis de Priego et remettant le papier à Ruy Blas. Monsieur le duc, -au nom de tous les deux, -voici notre démission de notre emploi. Ruy Blas, prenant le papier, froidement. Merci. Vous vous retirerez, avec votre famille, à Priego. Vous, en Andalousie, - à Camporeal. Et vous, comte
Continuez à rêver et à écrire des romans. Le N.VA est devenu un mouvement de reforme et pas un parti autour de BDW. Mêmes dans les petites communes le CD&V perd au profit du N.VA. Et cela n'a presque rien à voir le nationalisme. Il ne faut se tromper c'est Di Rupo et les siens qui minent la Belgique, peu à peu. Et les flamands en sont très conscient. Des que la Wallonie a les mêmes revenus que la Flandre, la Wallonie fera éclater la Belgique. De temps en temps il faut entendre les 40% des Flamands qui ne sont pas représentés dans le gouvernement, et non seulement BDW.
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