2012, année présidentielle
vendredi 06 janvier 2012 à 06h53
RUSSIE, FRANCE, EGYPTE... : LE MONDE VIBRERA, EN 2012, au rythme de scrutins présidentiels avec, en guise d'apothéose, l'élection, le 6 novembre, de celui qui présidera pendant quatre ans aux destinées de la première puissance mondiale, les Etats-Unis.

Gerald Papy - Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express.
La tonalité des discours du Nouvel An l'aura démontré à suffisance : la crise financière, économique et sociale hypothèque d'ores et déjà les perspectives de croissance, de développement et de bien-être auxquelles tout dirigeant démocratiquement élu aspire pour ses concitoyens. Des rendez-vous électoraux n'en apparaissent que plus cruciaux quand, dans ce contexte particulier, ils portent sur des choix de société.
Ce sera le cas aux Etats-Unis tant sont éloignés les programmes du candidat démocrate Barack Obama et de ses prétendants républicains, entre défense d'un Etat - un peu - régulateur et désengagement de l'autorité publique. Le premier défend une politique d'investissements dans les infrastructures et de sauvegarde de la protection sociale. A des degrés divers, les seconds prônent une privatisation des retraites, des réductions de la couverture de l'assurance-maladie ou des réglementations environnementales moins contraignantes. Tous sont en fait confrontés au défi majeur de l'Amérique des années 2010 : la réduction de sa colossale dette publique, 15 000 milliards de dollars. Campagne électorale oblige, les candidats se gardent de le souligner. Mais, là aussi, la conjoncture limitera forcément les marges de manoeuvre.
Le caucus de l'Iowa a donné le coup d'envoi, le mardi 3 janvier, de la longue bataille des primaires républicaines. Enjeu essentiellement symbolique que l'élection dans cet Etat de trois millions d'habitants. Mais ces premières confrontations peuvent doper ou ruiner une candidature. A ce petit jeu, c'est l'ancien gouverneur du Massachusetts, le mormon Mitt Romney, qui semble disposer des plus solides atouts. Donné gagnant lors du second rendez-vous, le 10 janvier dans le New Hampshire, le diplômé en droit et en économie d'Harvard pourrait prendre un ascendant sur ses concurrents. D'autant que ceux-ci soit se disputent un électorat fondamentaliste chrétien important mais restreint (Rick Santorum, Rick Perry, Michelle Bachmann), soit peinent à se défaire d'un passé controversé ou éloigné des fondamentaux républicains [Newt Gingrich (voir en page 62) ou Ron Paul]. Sans aller jusqu'à asséner, comme l'a écrit le quotidien britannique The Independent, qu' « avec des adversaires pareils Barack Obama n'a même pas besoin d'amis », force est de constater que plusieurs prétendants républicains se sont déjà décrédibilisés, l'un ne se souvenant pas de l'un des trois ministères qu'il projetait de supprimer, l'autre ignorant la politique des Etats-Unis dans le conflit libyen...
Pourtant, le bilan du président Obama depuis 2008 est loin d'être irréprochable, ses adversaires vont d'ailleurs s'attacher à lister ses promesses déçues, notamment en matière de création d'emplois. A contrario, le sauvetage de l'industrie automobile, la réforme de l'assurance-santé, la fin de l'engagement militaire en Irak suffiront-ils à convaincre de reconduire le premier président noir des Etats-Unis ? Comme toujours, c'est l'économie qui donnera le tempo de l'élection. Avec une stagnation du chômage à un taux de 8,6 %, les derniers chiffres donnent plutôt l'avantage au président sortant. Mais dix mois le séparent encore du rendez-vous avec les électeurs...
GÉRALD PAPY
Réactions
Heu, les Etats unis n'ont jamais eu l'intention d'occuper à long terme que ce soit l'Afghanistan ou l'irak... L'Afghanistan, a été clairement investie pour rechercher un terroriste et un groupe terroriste en priorité, et freiner l'avancée des talibans en secondaire. Il a été retrouvé : Ben Laden= mission prioritaire. Une guerre n'est pas un jeu, commencée elle n’apporte que le sang et parfois une victoire. Maintenant pour l’Afghanistan, comme toute armée, elle mettra plus ou moins un an a ce retirer. IL y a que dans l'esprit des rêveurs de potins, que l'on retire tactiquement une armée en quelque mouvements. La guerre d'Afghanistan a un autre point caché, celui de retarder l'avancée géopolitique de la Chine dans la région et établir des points économiques pour les pays intervenants. Penser à l’Inde qui est alliée et libre de l’influence chinoise, pourtant de plus en plus voisine. Cela, a couter trop cher, et la crise donne un point à la Chine qui va maintenant y agir. On sait depuis 40-45 qu’une armée n'a pas pour but d'occuper un territoire, il faut un impact social, économique, civil. Toute armée sait que seule elle ne peut tenir l'Afganistan, et donc, elle devra partir, et tout le monde l'a entendu depuis un an. L'avancée des talibans je dirais même pour les usa peut être un point important dans la région, car un frein dans l'influence chinoise qui va s'y étendre après leurs départs. Il y a que la propagande extrémiste adverse qui tente de faire croire à une tentative de victoire US sur le terrain, et une occupation. Les généraux américains tentent de faire une pacification temporaire, aucun n'a jamais dit qu'ils allaient y arriver. La propagande de raffermir les troupes sur le terrain, et convaincre les alliés dans l'action est une chose. Mais, la politique réelle est différente. De plus les généraux dés le départs même du temps des bush, ont dit le contraire. Revoyer les déclarations du pentagone : Les Usa ont des visées impérialistes économiques, tactiques, mais pas d'occupation. D'allieurs, a ce propos les "islamistes-politiques" ont eux des visées impérialistes politiques, et d’occupations dans les iles pacifiques, l'afrique subsaharienne, le prosélitisme dans les émigrations vers l'Europe... par la revendication violente et l'exportation des groupes terroristes. Et cela permet d'étendre des visions impérialistes arabes, sahoudienne, et ex-lybienne, irannienne.. car c'est bien un jeu d'influence politique qui se joue derrière les jeux terroristes, et la revendication religieuse actuellement. Même débat sur les révolutions arabes ou les femmes ont agis, et les jeunes aussi, et qui sont maintenant reprises par les mouvements religieux. Dans ses crises, le pouvoir religieux de secondaire ; passe à premier devant les armées (Une religion ne calcule pas l'instant, mais la durée... que ce soit avec le pouvoir ou contre lui...) Mais pour les états unis, tactiquement, et économiquement, c'est la Chine l'ennemi potentiel-militaire et économique, son revirement stratégique dans le pacifique le prouve. Les batailles arabes, irakienne, afgane ne sont que des batailles, très couteuses sans doute ... (L'Europe semble ne pas en prendre conscience, avec sa politique de désarmement budgétaire, et la passive armée européenne) Il y a bien eu une occupation de type impérialiste, en Irak, sous l'administration bush pour les puits de pétrole... et sans doute une tentative avec un agenda caché de gérer la région du moyen orient. Car que l'on dise ce que l'on veut, nous ne connaissons pas la réelle importance de la région méditerranéenne dans les calculs américains. L'Europe voisine de cette région est son adversaire économique, en cas de stabilisation du moyen orient, et accord économique, on verrait une europe différente surgir. Le calcul pétrolier aussi est fluctuant, une région stable ou perturbée, joue sur le prix des produits pétroliers, et la liberté des pays de la région... or ce sont les usa, et les princes arabes musulmans, en priorité, qui gère la manne, et gagne (que ce soit dans un sens ou l’autre voir le groupe Carlyle). Le fait, de donner un appui ou le retirer à Israel, change la donne et permet de faire basculer la tension pour ou contre un calcul géopolitique économique au niveau mondial. Actuellement, les usa, du bout des lèvres ont montré un mécontentement vis à vis de leur allié apparent. En conséquence Israel doit montrer ses dents nucléaires, ce qui met la pression sur la région, et déstabilise l'influence européenne qui ne peut répondre. Quels sont les pays visés par la Syrie, pas les usa, mais bien l'Europe ou Israel. La clareté du jeu usa, dans le moyen orient est celle d'une nuit sans lune. Ce qui est paradoxale, pour le moment ce sont les révolutions, quel sont les attentes us ? Mais, l'Irak s'est fini, et donc le jeu géo-militaire entamé par les bush touche à sa fin. On peut dire la même chose sur la politique américaine et les pays de l'Est, dans la crise économique. En fait, le problème américain est de freiner les pays émergents, de contrôler l'expansion Chinoise économique et militaire même spatiale, (car si la chine a un pouvoir étatique qui investit dans le domaine, les usa -nasa sont exsangues, et favorise les investissements civils dans le domaine voir Darpa). Ils ont a maintenir l'influence dans l'europe, l'afrique. La crise économique (germée sous bush, explose à la fin des bush) joue un superbe croche pied, mais si les usa chancèle, il faudra comme Rome, quelques temps avant de parler de disparition. Pour Obama, c'est compliqué, car il hérite des casseroles des bush, et de l'impossibilité de les résoudre rapidement. Et c'est là le reproche que l'on peut lui faire. Il n'a pas trouvé un moyen rapide, qui à mon avis n'existe pas. Il a trouvé la clé de la fin de l'Afganistan : l'ennemi trop tard. Ensuite, ce qui a permis de clôturer l'Irak, inutile des bush, mais politiquement on pouvait le faire qu'à ce moment là. Il faut maintenant quitter l'Afganistan sans permettre une explosion traditionnelle de cette région et donc inévitablement de ternir l'image, et freiner l'avancée trop rapide de la chine, que ce soit par l'effort russe, ou l'arrivée politique des inévitables talibans.
En fait de décrédibilisation ... parlons de "Saint" Obama, attendu comme le Messie, qui a plongé les Etats-Unis dans un autre enfer : l'Afghanistan et qui, en tant que "Prix Nobel de la Paix", a une conception bien à lui de la Justice (en forme de guet apens) ... en faisant assassiner l'Ennemi public numéro 1" des Etats-Unis et en se réjouissant publiquement (et surtout DEMAGOGIQUEMENT) de sa mort !!! "Justice est faite" ... On se croirait dans les pires coins du "Far West" où on massacrait de l'Indien à tire larigot ...
http://www.dailymotion.com/video/x9t7dg_jean-jacques-charbonier_tech#rel-page-3 Au delà des chapelles, politiques
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