Caterpillar : Quand l'usine ferme, le bistrot d'en face aussi
vendredi 01 mars 2013 à 11h55
Caterpillar, Ford, Arcelor, Duferco, Asahi Glass (AGC) ou Saint-Gobain Glass, c’est l’industrie lourde. Quand ces usines trébuchent, l’emploi fait une lourde chute. C’est par dizaines de milliers qu’on fait les comptes aujourd’hui en additionnant les emplois directs et les emplois indirects qui sont en plus grand nombre encore (3, 4, 5 fois plus ?). Ce sont les fournisseurs, les sous-traitants, les services, les commerces, qui sont le sang d’une région. Quand l’usine ferme, le bistrot d’en face aussi.

© Reuters
Il ne faut pas être économiste pour comprendre la logique qui sous-tend ces fermetures ou les restructurations qui en sont souvent l’antichambre. Il suffit de voir le parc d’engins sortis de l’usine de Gosselies, dans leur étincelante livrée jaune, soigneusement rangés comme des jouets dans les rayons des magasins à l’approche de la Saint-Nicolas. Des jouets monstrueux, qui pèsent des dizaines de tonnes, destinés aux mines, à la construction, ou aux gros chantiers et qui, pour chaque départ, nécessitent un convoi exceptionnel. Pour aller où, si ne n’est là où on a besoin d’eux et qui n’est plus trop chez nous? Et comme l’acier dont ils sont faits va devoir venir d’ailleurs, autant les fabriquer ailleurs.
Quand Caterpillar a choisi Gosselies en 1965, c’était pour construire les machines que demandait une Europe en plein boom économique, dont l’industrie tournait à plein régime. L’Europe, aujourd’hui, s’affirme comme le nain d’une compétition mondiale dont les autres joueurs, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde… avancent, eux, leurs pions sur le Monopoly planétaire. L’Union (?) européenne n’est pas même capable de parler d’une seule voix, de définir une politique ou une stratégie économique et industrielle. Elle laisse ses Etats-membres se battre entre eux pour attirer les gros investisseurs à coups de subsides et de cadeaux fiscaux, et puis pleurer quand ils s’en vont ailleurs, où le travail n’est pas payé au juste prix, où l’environnement n’est pas pris en compte. Que peut la Wallonie, que peut la Belgique face à des multinationales qui pèsent plus qu’elles ?
Caterpillar Inc. a connu une bonne année 2012, avec un bénéfice net de 5,68 milliards de dollars (+15%). Hier, l’action a connu la plus forte hausse du Dow Jones.
Réactions
on ne faisait pas tant de cinéma quand à l'époque mon patron a fait faillite"par sa faute entre autre" mais nous nous sommes retrouvés 5/6 à la lourde et fallait que l'on se démerde seul pour les prud'home il me devait 7000 Eros (45OOOfrancs en 1993) pour passer au prud'homme pour aller voir un Huissier pour récupérer mon fric nous n'avions pas de Syndicat *** démerdons nous et les gens qui pensaient que les chômeurs étaient des fainéants... à eux de se rendre compte de ce qu'il en est pour eux actuellement Avec des gouvernements laxistes qui disent Amen à toute les magouilles des grosses boîtes parachutes dorées etc...etc...
Les contempteurs de l'Europe devraient se poser la question 'Où serions-nous sans elle?' Mais il faut du courage pour répondre honnêtement. Ce qui tue l'Europe, c'est le refus des classes politiques de comprendre les nécessités d'une union, c'est la lâcheté de s'abaisser à la démagogie pour garder les voix nécessaires à la réélection, c'est la peur de faire cesser les abus criants (Grèce, Italie, Espagne...). Bref il faudrait que l'on cesse de penser avec les idées du XIX°siècle dans le XXI°siècle.
On est face a une societe privee qui fait a peu pres ce qu'elle veut. Reagissons pour mettre fin a cela. Voyez Opel, Ford , Arcelor mittal. Le citoyen n'a plus rien a dire, il vote pour des fantoches impuissants. Le liberalisme est devenu une dictature avec la finance aux commandes. Cessons d'elire les politiciens qui persistent a nous soumettre et nous vendre aux" lois du marche".
@polfraipont : vous devriez peut-être vous renseigner avant d’écrire n’importe quoi. Il y a peu de chance que l’ouvrier chinois gagne le moindre Yen tant qu’il reste en Chine.
Une autre chose que l'on ne dit pas, c'est que sur ces chaînes de montage pour engin à chenilles il faut peu de choses et peu de temps pour les transformer et construire d'autres engins, DES CHARS pour l'armée! Pourquoi pensez-vous que Cat se trouve près de l'aéroport( qu'ils ont peut-être financé et demandé) pour recevoir des gros porteurs capables de transporter ces chars vers des sites en conflit et il y a près de 50 ans régnait la guerre froide non loin d'ici. Actuellement ce n'est plus au programme et heureusement il n'y a plus de guerres en Europe. De toutes façons, les US rapatrient ce qu'ils peuvent pour fabriquer sur leur sol et occuper leurs travailleurs qui en ont grand besoin également, d' autres suivront le retour vers les USA c'est compréhensible et contre celà on ne sait rien faire. Sinon, il faut reconnaître que Cat a été un excellent partenaire durant un demi-siècle avec des bons salaires, On ne sait hélas pas tout garder et il est à craindre que ce n'est qu'un début..
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