La Ligue de l'enseignement veut faire un droit de l'éducation à la sexualité

mercredi 09 novembre 2011 à 17h52

(Belga) L'éducation à la sexualité doit être reconnue comme un droit et légalement inscrite dans le programme scolaire, dès l'enseignement fondamental, a plaidé mercredi la Ligue de l'enseignement, une asbl de promotion de l'enseignement public et de l'éducation laïque.

Les ministres francophones de l'Enseignement et de la Santé, Marie-Dominique Simonet (cdH) et Fadila Laanan (PS), préparent de concert une circulaire visant à généraliser l'Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS). Aujourd'hui, les établissements qui le souhaitent peuvent demander aux centres de planning familial (CPF) ou aux centres PMS/PSE d'animer des modules. "Mais ils sont encore loin de tous faire appel aux services de ces acteurs compétents", déplore la Ligue, critiquant le caractère facultatif de la circulaire en gestation. A ses yeux, l'éducation affective et sexuelle doit être généralisée et inscrite dans les programmes. "C'est bien la moindre des choses, quand violences sexuelles, pornographie en ligne, pédophilie, homophobie, grossesses non désirées et sida défraient régulièrement les médias et trop souvent, le quotidien des jeunes eux-mêmes", commente l'association. La Ligue considère en outre qu'introduire un aspect relationnel dans ces modules offrira une échappatoire aux écoles frileuses pour aborder la vie affective et sexuelle. Elle appuie en revanche la volonté du gouvernement de privilégier les animations d'organismes spécialisés extérieurs à l'école, plutôt que des cours ex cathedra. Au cabinet Simonet, on se refuse à commenter ce qui est encore à l'état de travail en cours. "Le statu quo est en tout cas insatisfaisant", dit-on, soulignant la volonté de faciliter le travail des acteurs extérieurs par modules. Quant à l'aspect relationnel, il ne s'agit pas d'un faux fuyant puisqu'il s'ajoute aux aspects affectifs et sexuels. "On ne peut négliger le mal-être de certains jeunes dans leurs relations aux autres ou dans les débats de prévention du suicide", relève-t-on. (MUA)

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