jeudi 24 mai 2012

La FEB juge inacceptable la proposition concernant la déduction des intérêts notionnels

samedi 12 novembre 2011 à 12h20

(Belga) La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) juge inacceptable la proposition du formateur Elio Di Rupo de limiter drastiquement la déduction des intérêts notionnels, a indiqué samedi le directeur général de la FEB, Pieter Timmermans, à l'agence Belga. "Les chiffres qui circulent représentent une augmentation de l'impôt sur les sociétés de 2,1 milliards d'euros, soit 20%". Une telle mesure serait suicidaire pour l'activité économique, a-t-il expliqué.

Les journaux L'Echo et De Tijd font état samedi de la proposition que le formateur a présentée vendredi aux six partis qui négocient la formation du prochain gouvernement. Il y serait question d'une limitation de la déduction des intérêts notionnels pour un montant d'1,1 milliard d'euros, ainsi que d'une modification sensible du plafond de cette déductibilité, ce qui rapporterait 1 milliard d'euros. "Les entreprises paient aujourd'hui 10 milliards d'impôts sur les sociétés. Cela représenterait une hausse de 20%", a expliqué M. Timmermans. Le directeur général de la FEB craint que les recettes prévues sur papier par cette mesure ne soient en réalité jamais réalisées, car "la perte d'emploi et de croissance serait plus importante et donc fatale pour l'activité économique". Le FEB ne conteste pas qu'une réorganisation de la déduction des intérêts notionnels soit nécessaire, mais "une intervention trop musclée porterait atteinte à l'efficacité de la mesure". La FEB appelle par ailleurs les négociateurs à prévoir également des réformes structurelles, comme demandé par l'Europe. (LUM)

 

   

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