La nomophobie ou l'angoisse d'être séparé de son GSM

mercredi 22 février 2012 à 12h20

Vous vérifiez constamment que votre GSM est près de vous ? Vous tremblez d’angoisse si vous n’êtes pas joignable ? Il se peut que vous souffriez de nomophobie, contraction de « no mobile phone mobia ».

© Thinkstock

La nomophobie est le fait de souffrir du fait de ne pas avoir de téléphone portable à portée de main. Il s’agit d’un nouveau mal symptomatique de l’ère communicationnelle qui influe sur nos comportements et addictions.

Une étude anglaise de SecurEnvoy, publiée dans le Los Angeles Times, conclue que sur 1000 personnes interrogées au Royaume-Uni , 66% d’entre eux sont atteints de cette phobie. Or, on sait que le taux n’était « que » de 53% pour d’une enquête similaire, il y a quatre ans.

Le site Slate.fr indique que les femmes seraient plus touchées par la nomophobie (70%) que les hommes (61%). Les jeunes de 18 à 24 ans seraient les plus sérieusement atteints avec un total de 77% devant les 25-34 ans (68%).

Cette addiction au GSM, doublée d’une phobie de ne pas l’avoir près de soi, peut se traduire par plusieurs symptômes : attaques de panique, une respiration courte, des nausées, des tremblements ou un rythme cardiaque accéléré, selon les informations publiées sur le site allaboutcounselling.com.

Ce site indique également que la prise de conscience de sa dépendance est déjà un pas vers la guérison. Enfin, la pratique des techniques de relaxation comme la respiration profonde, le yoga et la relaxation musculaire peuvent aider. Des séances chez un psychiatre sont aussi recommandables pour établir un diagnostic personnalisé.

Slate.fr rappelle une première étude relayée en 2006 par le Courrier international qui avait été réalisée sur base d’une expérience avant-gardiste par le professeur Sergio Chaparro durant un cours sur les technologies de l'information dans le New Jersey. Il avait demandé à ses élèves de délaisser leur téléphone portable durant 3 jours. Seuls 3 étudiants sur 220 avaient réussi à aller jusqu'au bout de l'expérience.

D’après l’enseignant, cette panique généralisée dans le corps étudiant révélait «l'existence d'un phénomène à grande échelle de dépendance psychologique aux téléphones portables». Le phénomène va crescendo au fil des années.

Astrid Thins (stg)

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Réactions

mortauGSM | 22 février 2012

pour renflouer les casses de l'Etat, après les drogues légalisées le tabac et l'alcool, le temps est mûrs de taxer cette nouvelle drogue le GSM, comme cela la vache à lait TELECOM aura plus de lait dans le pis

Inapproprié?

mortauGSM | 22 février 2012

J'ai une IDEE pour Mr Dirupo afin de renflouer les caisses de l'ETAT, !! taxer les GSM, cette drogue, comme le tabac et l'alcool maintenant que la populace grâce à vos satanés TELECOM est en manque un ado, on lui a retiré son GSM, il a tué ses parents voici les affres du manque, que c'est beau les nouvelles technologies LUCRATIVES

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didje14 | 22 février 2012

Pratique quand on a un pépin sur la route, à part ça je m'en passe très bien, il m'arrive même de l'oublier souvent chez moi. Mais à regarder mes collègues c'est fou ce qu'il y en a qui sont accros à ce bidule !

Inapproprié?

beaudommage | 22 février 2012

Moi je suis extrêmement angoissé quand j'ai mon portable. Je hais cet instrument qui m'oblige a être présent à chaque moment pour qui veut me parler... Non ! je ne serai jamais angoissé de perdre cet instrument qui m'inspire Big Brother ! Je vis mieux quand je l'ai oublié après l'avoir mis en silencieux !

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Agnès2211 | 22 février 2012

A ce sujet, le blog www.histoiresdeportables.com est très instructif : il raconte des anecdotes vécues en boutiques de téléphonie mobile. Hilarant ou désespérant ? A chacun de voir... !

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