samedi 26 mai 2012

Les Wallons sont plus investis dans leur travail que les Flamands

jeudi 02 février 2012 à 15h21

La façon d’appréhender le stress en entreprise diffère selon le secteur d’activité, le pays, mais aussi la culture. Au sein même de la Belgique, les différences d’attitudes face au stress sont flagrantes entre Flamands et Wallons. Chacun son investissement, ses failles et sa façon d’y résister.

© Thinkstock

Une étude internationale réalisée par l'Institut de Médecine environnementale (IME) de Paris et l'Institute of NeuroCognitivism (INC) de Bruxelles, pointe les principaux facteurs de stress au travail. L'étude a été menée en octobre dernier auprès de 7.025 actifs, dont 2 000 Belges.

Selon les résultats de cette étude, le stress peut être engendré par l'hyperinvestissement émotionnel qui engendre une frustration si l’on ne parvient pas à atteindre ses objectifs personnels, par une démotivation liée au manque de résultat et de reconnaissance, par un manque de sens d'esprit d'équipe, ainsi qu'une communication managériale inadaptée. L’une des clés pour modérer le stress serait une meilleure adéquation entre responsabilité confiée et pouvoirs réels de l’employé pour réduire le stress.

Les Flamands résistent mieux au stress


36% des Belges francophones reconnaissent que leur travail les stresse contre 33% des néerlandophones. Ces 3% semblent bien minces, mais sont révélateurs d’une attitude bien différente face au travail. Le degré de résistance au stress dépend de l’implication et de la vision du travail. Seuls 15 % des néerlandophones confient se sentir facilement stressés pour gérer un problème au travail, contre 23% des francophones. Les Wallons décrochent la palme de l’hyperinvestissement émotionnel, ce qui se traduit par une passion démesurée, mais aussi une frustration liée à l’insatisfaction. Insatisfaction souvent associée à un déséquilibre entre la responsabilité confiée et le pouvoir réel de l’employé. Les Flamands ont une implication moindre dans leurs tâches, ce qui leur permet de mieux résister au stress. Ils seront moins passionnés, plus sereins et pragmatiques.

Les Wallons sont plus épuisés psychologiquement


Une conséquence du stress est l’épuisement psychologique. Elle affecte 35% des francophones contre 22% des néerlandophones. La culture du résultat est aussi un important facteur de stress, 28% des Wallons se démotivent par manque de résultat ou de reconnaissance face à 19 % des néerlandophones. Ils sont aussi les moins nombreux (22%) à devoir faire des tâches qui ne les motivent pas contre 32 % des francophones. Il apparaît également que 18 % des Belges francophones et les Français ressentent « un sentiment de déception ou de frustration même si les résultats sont bons et reconnus comme tels » versus 12 % des Belges néerlandophones. Conséquence directe, l’échec au travail donne à 16 % des francophones et des Français « le sentiment d'un véritable traumatisme dont ils ont du mal à se remettre » versus 9% des néerlandophones.

Les Belges néerlandophones sont, parmi tous les sondés, les moins curieux, les moins souples, prenant le moins de recul, le moins le temps de la réflexion et assumant le moins bien leur opinion personnelle.

Par contre, face aux problèmes au travail, ce sont eux qui prennent le moins appui sur leurs principes, leurs certitudes (versus 39 % des Belges francophones ou 54 % des Français), et qui dramatisent le moins la situation. Enfin, les Belges néerlandophones parviennent davantage que les Français et Belges francophones à lâcher prise, plutôt que de s’attacher à tout prix à leur façon de faire.

Le wallon est ainsi paradoxalement plus proche du français dans son comportement face au travail.


Astrid Thins

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Réactions

asper | 3 février 2012

Oui, Oui, mais les Flamands sont à l'heure et les Latins au café avec des excuses. Et quand les enquêtes PISA louent les Flamands et blâment les Latins; c'est que l'enquête est mauvaise... Allez, le rapport au travail du germanique est de meilleure qualité parce que la germanique travaille "pour lui" tandis que le Latin travaille pour "ce pourri de patron". Ce commentaire ne s'adresse pas à des "personnes" dans chaque culture, mais à chaque "culture" dans son ensemble. Et résultats sont catastrophiques pour la notre.

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marcel4 | 3 février 2012

Les Flamands ont une implication moindre dans leurs tâches, ce qui leur permet de mieux résister au stress. Ils seront moins passionnés, plus sereins et pragmatiques. Je confirme ABSOLUMENT. A moitié flamand ayant travailler avec des collègues flamands aussi bien en Flandre qu'en Wallonie, Je peux dire que les collègues flamands sont les premiers à critiquer le travail pas assez bien fait par les autres, mais de rapidement et sans culpabilité, prendre des distances et trouver des excuses à leurs erreurs. Comme on dit ils "prennent moins leur travail à cœur" que les wallons.

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patvds2 | 3 février 2012

Vdspat Foutaises , les wallons sont plus fainéants et basta !

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Astrid Thins | 3 février 2012

Je ne pense pas que les médias s'acharnent à les comparer quand c'est révélateur de disparité et quand celà permet de déconstruire des préjugés. Cette étude est internationale, des chiffres sont croisés et exprimés et j'ai choisi cet angle car je trouvais l'information saisissante. Ensuite, firmin.serre, je trouve que vos propos n'ont pas leur place ici, nous essayons de décontruire les préjugés, pas l'inverse. Cet article n'a pas pour but de faire jaillir des tensions et de parler des chômeurs mais bien de voir une approche du travail différente.

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OEIL_DE_LYNX | 3 février 2012

Pourquoi les médias s'acharnent-ils sempiternellement à comparer la Flandre, la Wallonie et Bruxelles entre eux ... ??????????

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