mercredi 23 mai 2012

Les bébés bilingues ne sont pas plus intelligents

lundi 20 février 2012 à 12h26

Contrairement aux idées reçues, les bébés bilingues ne sont ni plus, ni moins intelligents que les bébés qui n'entendent qu'une langue. C’est la conclusion d’une étude américaine.

© Thinkstock - Image d'illustration

Contrairement aux idées reçues, les bébés bilingues sont comme les autres. Les difficultés et les capacités prétendues des enfants bilingues sont souvent fausses, selon plusieurs chercheurs, plaidant pour une nouvelle approche de ces problèmes lors d'une conférence scientifique tenue ce week-end à Vancouver, dans l'ouest du Canada.

Les enfants de familles dans lesquelles on utilise deux langues commencent parfois à parler plus tard que ceux qui n'en entendent qu'une, et leurs parents, inquiets, s'interrogent sur les causes de ce retard. On considère souvent que de tels enfants sont désorientés et par conséquent tardent à parler. Ou les parents s'entendent dire que tout retard apparent n'est qu'illusion parce que les enfants sont de petits génies qui peuvent apprendre facilement et rapidement n'importe quelle langue. "Les deux assertions sont fausses", a soutenu la psychologue américaine Erika Hoff devant la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science.

Adopter une nouvelle approche

"Il n'est pas vrai qu'entendre deux langues conduit à la confusion chez l'enfant et réduit sa capacité d'apprendre. Mais il n'est pas vrai non plus que les enfants peuvent apprendre comme par magie deux langues aussi vite qu'une seule", a-t-elle ajouté. Pour le comprendre, les psychologues doivent adopter une approche différente dans leurs recherches et mesurer simultanément le niveau des deux langues chez l'enfant au lieu d'une seule.
Ils arrivent alors le plus souvent à la conclusion que l'addition des deux tests aboutit au même résultat qu'un test chez un enfant monolingue. "Les enfants exposés aux deux langues (...) entendent moins de chacune d'entre elles que ceux qui n'en entendent qu'une, donc cela leur prend plus de temps pour arriver au même niveau d'expérience dans chacune d'entre elles", a précisé Erika Hoff dont les recherches ont porté sur des familles anglo-espagnoles ayant un niveau d'éducation élevé, dans le sud de la Floride.

Deux types de tests existent depuis des décennies: le LDS (Language Development Survey) et le Bilan de développement de la communication de MacArthur Bates. Ils consistent à interroger les parents sur les mots que leurs enfants connaissent et le nombre de leurs combinaisons qu'ils utilisent à l'âge d'environ deux ans.

Identifier les "locuteurs tardifs"

Leslie Rescorla, professeur de psychologie au collège Bryn Mawr en Pennsylvanie, qui avait créé le LDS dans les années 80, a confirmé que ces tests, existant en plusieurs langues, permettent d'identifier les locuteurs tardifs à l'âge de 24 à 30 mois. Pour ce test, les parents reçoivent une liste de 310 mots et doivent indiquer ceux que leur enfant prononce déjà. Un enfant moyen en utilise 150, tandis que les locuteurs tardifs en emploient entre 25 et 50.
L'identification d'un enfant comme locuteur tardif est importante, car elle peut révéler des problèmes d'autisme, d'ouïe ou de développement mental, a souligné Nan Bernstein Ratner, professeur à l'Université du Maryland. Cependant, si des recherches ont révélé que jusqu'à 20% des enfants sont des locuteurs tardifs, beaucoup d'entre eux rattrapent les autres à l'âge de cinq ans, a précisé Nan Bernstein Ratner. "En gros, quatre sur cinq s'en sortiront."

Mais "il vaut mieux les identifier à deux ans et les suivre plutôt qu'attendre de voir" comment ils évoluent, a dit l'universitaire. Quant aux bébés bilingues, Erika Hoff suggère aux parents d'utiliser des tests dans leurs deux langues plutôt que de s'inquiéter de retards dans l'une d'entre elles. "Vous verrez que les enfants bilingues ressemblent parfaitement aux enfants monolingues. Ils acquièrent leurs connaissances linguistiques exactement au même rythme", assure-t-elle. De quoi calmer les inquiétudes de certains parents.

LeVif.be avec L'Express

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Réactions

weekendxxx | 22 février 2012

Cornuto...bravo pour votre intervention, nous avons fait la même chose avec notre fille qui est cadre dans une importante société américaine à zellik et elle parle 3 langues...elle a un master de l'université et si vous n'êtes pas min. bilingue voir trilingue l'obtention d'un emploi est difficile .

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leperecollateur | 21 février 2012

Quel ramassis que cet article d'origine du seul pays des plus nombrilistes au monde! Il n'est point d'intelligence à lier aux usages des langues mais bien un état d'éveil des plus intéressants et sympathique en ces chers têtes blondes multilingues. Il est vrai qu'aux "U.S.A." l'esprit égocentriste, à la sauce revisitée anglaise, est tributaire de la manière de vivre semblable au deuxième article des statuts du "National Geographic", à savoir "ramener toutes les langues du monde à la langue anglaise. C'est un leurre évident autant que générateur de belliqeux. Personnellement je suis né trilingue belge, et que je sache j'ai abordé en tous coins du pays belge de nombreuses personnes, le plus souvent par politesse en leur propre, de l'une des trois langues belges usuelles et officielles. Avec un raisonnement, tel que décrit en cet article, nous en arrivons à des commentateurs radiophoniques ou télévisuels de la RTBf ou RTL qui transforment récemment "Maria Aalter" en "Marie Haltère", voir même "Marie altère", tel une altération de leur esprit monilinguistique. Ce qui est TRES important est que dès le niveau des frobeliennes, les enseignant(e)s autant que les parents laissent apparaître en l'esprit des mioches que certains mots décrivent une chose en une langue et d'autres en une autre langue. Car un traduction monolinguiste, d'une langue à l'autre, est comme le chant de ma mer, il est un reflux sans écho. "Vous pouvez aimer la mer, vous pouvez détester la mer, mais jamais vous ne pouvez lui faire confiance (Laura Dekker, 15 ans, navigatrice solitaire autour du monde). Il en va de même pour toute traduction nécessaire aux unilingues. Les multilingues eux depuis leur prime enfance n'ont point besoin de ces traductions car ils perçoivent au naturel les différences entre chaque intonation de chaque mot, tout autant que les infimes reflux du chant de ma mer. BENE DICCE leperecollateur

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mortauGSM | 21 février 2012

seul les trilingue font exception,

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HERISSONPIC | 21 février 2012

Et en plus ça existe chez les adultes aussi , j'ai connu des bilingues à Bruxelles mais alors con !!! mais cons !!!! à se tordre de rire

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Geheni | 20 février 2012

Selon les dires de la directrice d'un établissement d'enseignement secondaire flamand important , les francophones en immersion linguistique accèdent rarement aux études supérieures. Ils parlent néerlandais aux cours et français le reste du temps. Toujours selon elle, cela limiterait leur sphère de compétence linguistique au point de ne permettre qu'à une faible proportion d'entre eux d'appréhender avec succès les études supérieures. Inutile de souligner qu'après avoir fréquenté l'enseignement flamand pendant six ans ou plus, les mêmes n'ont pas davantage de chance d'accéder aux études supérieures en français tant leurs lacunes sont criantes ! Qui faut-il croire ? Cette professionnelle qui se base sur son expérience ou bien cette dame qui témoigne en toute bonne foi avec les résultats de ses enfants à l'appui ? J'espère que "cornuto" a raison sinon, que d'avenirs gâchés pour tous ces gosses que les parents inscrivent désormais massivement en immersion linguistique !

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