Quand a-t-on un problème avec l'alcool ?

Muriel Lefevre

Source: Knack
mardi 03 septembre 2013 à 09h59

Si vous pouvez cocher deux cases ou plus à côté des phrases ci-dessous, c’est que votre consommation d’alcool est problématique.

© Thinkstock

1. L’alcool vous empêche d’accomplir certaines de vos obligations
2. Même dans les situations potentiellement dangereuses - comme la conduite d’un véhicule - il vous arrive régulièrement d’avoir bu.
3. La tolérance : vous devez boire plus pour avoir le même effet
4. Vous ressentez des symptômes de manque. Vous avez des tremblements et/ou des angoisses. Vous transpirez et/ou vous vous sentez mal. Dans les cas les plus graves, des crises d’épilepsie ou de phases de délire peuvent apparaître.
5. Une perte de contrôle : vous buvez plus ou plus longtemps qu’initialement prévu.
6. Vous ne pouvez pas vous arrêter de boire, même si cela pose un problème de santé.
7. Vos tentatives pour boire moins ou arrêter toute consommation ne sont guère concluantes
8. Boire de l’alcool occupe une partie non négligeable de votre journée
9. Vos activités normales doivent céder le pas à votre consommation d’alcool
10. Il vous arrive d’avoir une forte envie de boire
11. Vous continuez à boire de l’alcool même si cela nuit à votre vie sociale et sentimentale.

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Réactions

Baudouin Labrique | 3 septembre 2013

@DANIEL SCHEPERS en référence à mon commentaire précédent, l’abstinence ne résout rien en profondeur ; pire, l’assuétude se reporte généralement sur un autre objet de dépendance Il est donc indispensable d'aller bien plus loin dans la démarche !

Inapproprié?

DANIEL SCHEPERS | 3 septembre 2013

A tous les directeurs d'établissements scolaire.... Je suis un ancien professeur d'éducation physique tombé dans la dépendance alcoolique Voila 10 ans (et après 8 cures de désintoxication) que je ne bois plu... Voila 10 ans que je parcours les écoles pour raconter mon histoire et faire prendre aux jeunes conscience des dangers de cette maladie Si votre école serait intéressée contactez moi par mail schepers.daniel@belgacom.net

Inapproprié?

Baudouin Labrique | 3 septembre 2013

Il faut savoir que se défaire d'une dépendance comme l’alcoolisme n'a rien à voir avec une simple question de volonté ! C'est ce qui explique l'échec des méthodes purement comportementales à long terme, et y compris via l’abstinence qui si elle a une vertu au départ d’annuler progressivement la dépendance physiologique ne fait à moyen et à long terme qu’entretenir 1° une peur par rapport à l’alcool 2° la situation conflictuelle qui a conduit à utiliser l’alcool comme médicament (inhibiteur ou au contraire désinhibiteur) Bien sûr qu'au départ, la volonté de démarrer un processus de sevrage est indispensable, mais comme pour tout maladit, il est important d'en découvrir les vraies causes psychobiologiques et transgénérationnelles : d'abord dans le vécu personnel et puis (éventuellement) dans les programmes (cachés) transgénérationnels. On pourra alors mettre au jour leurs fonctions en allant par exemple identifier quel est précisément le sens de notre incarnation familiale ; ce n'est qu'ensuite qu'on pourra les remplacer par de nouveaux programmes de Vie, sa vraie voie, librement choisis : en déconnection totale avec les passés personnel et familial. Si on se contente de supprimer, en se faisant ainsi violence, une dépendance sans aller en rechercher pour les guérir les causes profondes, on verra émerger la plupart du temps une autre dépendance ; on comprend alors, par exemple, pourquoi beaucoup de gens qui arrêtent de cette et unique façon de fumer, trop manger ou de boire prennent du poids ou se mettent à fumer ou à boire par exemple : le vide que comblait la fumée, la nourriture, l’alcool est alors remplacé par ce que la dépendance permet de remplir... En savoir plus sur les dépendances : Voies thérapeutiques : – Peut-on arriver à guérir de dépendances par la psychothérapie ? Oui, parce que les dépendances activent des programmes biologiques de survie d'une manière analogue à ce que font les maladies ; la psychothérapie est performante et adéquate pour tout ce qui touche au traitement des (vraies) causes de toutes les somatisations. – Pourquoi la drogue plutôt que l'alcool ou la nourriture en excès etc. ? Nous avons tous nos "entrées" somatiques spécifiques : elles sont elles-mêmes dépendantes de notre vécu, de notre histoire familiale (avoir par exemple eu un proche parent qui souffrait, par exemple, d'une dépendance analogue et ce qui constitue alors une "solution" connue et donc disponible et par rapport à laquelle la famille a pu, sinon aider à résoudre, du moins supporter tant bien que mal). Découvrir ce qui les activent est déjà très libérateur dans un premier temps et permet de se sentir déjà sur la voie de la guérison. – Y a t-il différentes sortes d'alcoolisme ? Il y a autant de sortes d'alcoolisme que de personnes qui en souffrent, En effet, la prise excessive et compulsive d'alcool qu'elle soit continue ou épisodique agit comme un médicament pris alors pour tenter de solutionner un conflit. Les addictions sont alors les seuls moyens trouvés par les personnes pour essayer de résoudre leurs malaises, leurs conflits ... – Mon conjoint, mon enfant souffre d'une dépendance et je n'arrive pas à ce qu'il suive une thérapie. Que faire ? Celui qui vit avec un dépendant est souvent aussi quelqu'un qui souffre de ce qui est appelé la codépendance. C'est un programme qui s'emboîte parfaitement avec le programme de celui qui souffre de dépendance. La plupart du temps, lorsqu'un codépendant se libère de son programme, on observe que c'st un des chemins les plus rapides pour que le dépendant (avec qui il vit) s'engage alors dans un processus de libération de sa propre dépendance. Une thérapie de couple et/ou familiale facilitent aussi la guérison de chacun. Le couple comme la famille cachent quelques fois des verrous qu'il convient prioritairement de lever. – Est-ce que l'abstinence est une solution ? L'abstinence (de ce qui fait l'objet de la dépendance) prônée comme solution est un leurre : on prend alors l'effet pour la cause et de plus, on maintient, certes involontairement, mais réellement, un sentiment dommageable de culpabilité chez le dépendant. Ici encore "l'enfer est pavé de bonnes intentions" car le recours à l'abstinence verrouille la culpabilité en lui donnant davantage de poids et qui restera lourd à porter. – Est-ce que choisir des supports de la dépendance (apparemment) moins nuisibles freine-t-il la dépendance ? Ce n'est pas, en fabriquant, par exemple, du tabac moins nocif qu'on aidera les dépendants. Ils auront toujours besoin de la dose de ce que contient le tabac en tant que "médicament" antistress et donc ils en fumeront plus pour arriver au dosage nécessaire. Mais de la part des fabricants de tabac, c'est commercialement certes très rentable, car en plus, le dépendant en consommera davantage pour arriver à calmer son stress et il faudra donc chercher là, la réelle et cachée motivation commerciale donc, sous couvert "angélique" de fabriquer un tabac moins toxique. – Que penser du système des groupes d'alcooliques anonymes ? L'abstinence qui y est de mise ne saurait avoir aucun effet en profondeur, si on fait l'impasse sur la résolution des vraies causes ; de plus, on va injecter la (fallacieuse) croyance limitante qui est que l'abstinence représente la seule solution qui prévaut et guérira de ce qui a installé la dépendance ( http://www.retrouversonnord.be/alccolisme.htm#groupe ). – Que se risque-t-il de se passer si on a recours à la seule abstinence ou aux seules techniques purement comportementales ? La personne risque, par exemple, de remplacer le tabac par l'excès de nourriture, voire de la boisson etc. On ne fait alors que déplacer la problématique en augmentant le sentiment d'impuissance, car, le programme n'étant pas résolu, il ne fait que changer de code. – Pourquoi une personne qui a résolu sa problématique en profondeur n'abuse plus de ce qui faisait l'objet de sa dépendance ? L'objet de l'assuétude constitue un CODE qui permet à la personne de survivre ; une fois, la problématique résolue, le code n'a plus besoin d''être actif ; il y a alors toujours un retour à la "normale" et donc vers une vie qui est davantage une existence plénière qu'une survie. – Dépendances émotionnelles : "quand on ne parvient pas à se libérer des sentiments qu'on ressent pour quelqu'un, existe-t-il un remède, un truc ou un chemin à suivre ? Bref, existe-t-il une solution active ou faut-il simplement attendre (peut-être toute sa vie) que le temps fasse son travail ? " – Les dépendances émotionnelles sont aussi à l'origine d'une problématique analogue à celle des autres dépendances : c'est une solution de survie. Les dépendances sont présentes comme une sorte de médicament qui nous permet de mieux supporter la souffrance. C'est une solution d'attente. Pour s'en libérer, il est nécessaire de résoudre le ou les conflits conscients ou inconscients sous-jacents (cf. ce que nous en dit la psychobiologie). – C'est en effet un « mal-a-dire » qui, certes, ne se somatise pas en maladie, au sens médical du terme. Nous avons le choix d'attendre que le "temps fasse son travail" de deuil, mais on peut aussi (plus rapidement) recourir à l'aide d'une psychothérapie adaptée qui permettra de : 1° lever les causes réelles de ce verrouillage émotionnel, 2° d'agir très concrètement pour engager un processus efficace de deuil de la relation affective dont on veut se dégager. – Source de ce qui précède et liens internes : http://www.retrouversonnord.be/dependances.htm#Questions

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