Les écoles luttent contre les frites et le Red Bull dans les boîtes à tartines

vendredi 17 mai 2013 à 10h31

Suite à l’étude du sociologue Dieter Vandebroeck sur le rapport de cause à effet entre le statut social et l’apparence physique, le quotidien De Morgen a interrogé plusieurs écoles maternelles et primaires sur les habitudes alimentaires de leurs petits élèves.

© Thinkstock

Sven Moens, directeur de l’école primaire Sint-Joost-aan-Zee, à Saint-Josse-ten-Noode, confirme qu’il y a un véritable problème : "Des frites froides, des saucisses au curry, des viennoiseries, des bonbons… ce sont tous des aliments que nous voyons dans les boîtes à tartines de nos élèves. Certains enfants apportent même des cannettes de Red Bull. Dans ce cas, il faut intervenir, non ?"

Même son de cloche à Gand où la directrice de l’école primaire De Piramide voit passer hamburgers, viennoiseries et autre junk food à l’heure des repas. Et pire encore, certains enfants en situation précaire n’apportent rien du tout. Ce sont alors les professeurs qui leur achètent un repas.

En plus d’être néfastes pour la santé, ces aliments sont loin d’être bon marché alors qu’il s’agit souvent de familles en situation financière difficile. Moens pense que ce paradoxe est dû à une question d’inattention. "Le contenu des boîtes à tartines n’est pas prioritaire pour ces familles. Et j’ai l’impression que c’est souvent la sœur ou le frère aîné qui doit s’occuper du repas de midi. Il ne faut donc pas s’étonner d’une telle situation".

Actions

Les écoles essaient de remédier à ces mauvaises habitudes alimentaires. Ainsi, 250.000 enfants flamands bénéficient déjà du projet Tutti Frutti, un projet qui permet aux écoles d’acheter des fruits à bas prix.

D’autres initiatives à plus petite échelle voient le jour dans certains établissements. En hiver, le directeur de Sint-Joost-aan-Zee compte par exemple proposer du potage aux élèves pendant la récréation de dix heures. Les enfants s’en occuperont quatre jours par semaine et le cinquième jour il incombera aux parents de préparer le potage afin de les inciter à cuisiner plus sainement chez eux aussi.

À en croire l’étude du sociologue Vandenbroeck, toutes ces campagnes et actions ne feront pas beaucoup avancer les choses.

CB

Les infos du Vif aussi via Facebook

Plus sur: ,

 

Réactions

Michel PIERONT | 18 mai 2013

Dans certaines écoles , les caisses "noires" sont malheureusement parfois indispensables. Elles servent à permettre à certains enfants à participer à des excursions scolaires, à faire un petits cadeau à l'occasion de la St. Nicolas, à effectuer des petites réparations urgentes. Les subventions publiques ne couvrent pas tout. Il ne faut pas y voir de la dissimulation malhonnête. D'autre part , une éducation à l'alimentation saine est indispensable et l'école devrait s'en préoccuper.

Inapproprié?

jean Marca | 17 mai 2013

des frites dans les boîtes à tartines ??? cela m'étonnerais que les enfants mange des frites froide

Inapproprié?

Wilkin Patrice | 17 mai 2013

A contrario dans le secondaire on n'a jamais installé autant de distributeurs de sodas anonymes mais fournis par la grande marque qui se trouve à l'intérieur. Et on remplace les dîners complets par des hamburgers et des frites. Il faut bien alimenter les caisses noires

Inapproprié?

 

Réagir

 

Ne manquez plus l’actualité importante du jour. Abonnez-vous à ces newsletters.

Inscrivez-vous à Le Vif newsletter quotidienne

Inscrivez-vous à Le Vif Auto newsletter hebdomadaire

Inscrivez-vous à Le Vif Santé newsletter hebdomadaire

E-mail: