Concordia : la vidéo de son dernier trajet
vendredi 03 février 2012 à 12h02
Sur base des données récoltées, on a pu retracer la trajectoire du Concordia. Le bateau devient comme fou lorsqu’il percute le rocher. Le naufrage a fait officiellement 32 morts.

© capture d'écran YouTube
Chaque bateau envoie à intervalles réguliers des infos telles que sa vitesse de croisière et sa position. Le Concordia n’échappe pas à la règle. Ces précieuses informations ont permis de retracer avec précision la trajectoire du bateau.
Le Concordia fonce en ce 13 janvier 2012 à une allure de 16 nœuds vers la côte, non loin de l’ile du Giglio. On aperçoit aisément sur les images qu’au dernier moment il essaye d’éviter le rocher qui causera sa perte. Mais la manœuvre vient trop tard pour éviter la collision. Le Concordia va venir y fracasser sa poupe. Il deviendra rapidement incontrôlable et s’échouera quelques minutes plus tard dans les eaux peu profondes qui bordent la côte avec à son bord plus de 3 200 touristes de 60 pays différents et un millier de membres d'équipage de 40 nationalités. Le bilan de la catastrophe a été chiffré à 32 morts par le préfet Franco Gabrielli, commissaire spécial en charge du naufrage, lors de l’arrêt définitif des recherches. 17 victimes ont été repêchées et 15 n’ont pas encore été retrouvées.
Le navire était-il maudit ?
Le bateau était entré en service en 2006 et pouvait accueillir 3780 passagers. D’une longueur de 290 m, avec ses 13 ponts et ses 1500 cabines il atteignait une hauteur de 31 m. Dès son lancement les choses ne se passent pas comme prévu puisque la traditionnelle bouteille de champagne ne se brisa pas lors de son inauguration. Ce qui pour les marins est un très mauvais présage. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que le Concordia a été endommagé puisqu’il avait déjà subi quelques avaries lors d’une tempête dans le port de Palerme en 2008.
LeVif.be
Réactions
(Suite) de virement à 360° du bateau avant d'aller s'échouer à la côte alors qu'il aurait simplement suffit de le conduire directement à la grève après avoir pris la précaution de casser son aire afin d'éviter la création de nouvelles voies d'eaux lors de l'échouage. . .
@huybrecht: Vos fort instructifs commentaires me plaisent énormément. . . Mais ne pensez-vous pas qu'outre la grande consommation de fuel, celle de l'eau pour de très nombreux passagers, accoutumés à de grandes exigences de confort, nécessitent néanmoins un ballastage conséquent . . . Dans votre hypothèse, le fardage serait l'unique facteur de chavirement sur tribord. Mais cela n'explique pas la longue et fastidieuse manoeuvre
@Cincinnatus novus:stabilité angles sous les 10°: c'est un calcul de poids assez facile surtout avec les ordi actuels. Sur les ponts supérieurs il y a surtout des espaces vides, donc légers.Le plus grand levier de redressement doit se situer vers les 30°de gîte.Au dela de 10° la stabilité de forme entre en jeux, cela aussi est calculé per ordi. Puis il y a la stabilité d'inertie (roulis), et la stabilité avec compartiments envahis:ceci est plus compliqué.Les plus gros navires sont des pétroliers et des porte-conteneurs (équipage 20/25hommes)pas tellement les porte-avions ni les paquebots.Pour ces derniers le fardage est très important et il se peut que le vent a aidé à échouer et l'a fait chavire(du bon coté!).Selon le cas, la stabilité peut diminuer très vite si le fond touche et la mer descend.Ceci n'a pas grand chose à voir avec les yachts. AmoccoCadix 334m, 233.700depl,30.400ch, ou pour un yacht de 4t un moteur de 0.5ch ! Les grands voiliers tenaient debout avec leur cargaison(quelques navires école ont oublié cela!), les porte conteneurs jouent avec leurs ballast, le poids des paquebots ne fluctue pas de beaucoup.La sabilité n'a pas joué un rôle je pense. Le nombre de compartiments inondées si.
Mise à l'eau des canots: Un équipage de marins peut essayer de mettre les canots à l'eau avec une vitesse de 1 à 2 nds, mais c'est hasardeux. Il faut des bosses bien mises et bien manoeuvrées. Je n'ai vu aucune bosse, dans ce cas le navire doit être à l'arrêt. Un canot avec 150 places pèse dans les 12 tonnes. Ce n'est pas si simple. L'ordre d'abandonner a été donné à temps lorsque le navire était encore droit. Avec une gîte de plus de 15° cela devient problématique.
Ce type de navire est beaucoup trop haut pour assurer la sécurité de ses passagers car il n'est plus stable au-delà d'un angle de gîte de +/- 30 degrés... Il n'est sûr que sur une mer plate, et sans trop de vent auquel il offre une prise trop forte. Il a été conçu pour la rentabilité, pas pour la sécurité. Le centre de gravité d'un bateau doit toujours être SOUS la ligne de flottaison...
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