Les abus de pouvoirs des grandes chaînes de distribution fustigés

Le Vif

vendredi 22 février 2013 à 19h51

"La politique de prix et les marges bénéficiaires des chaînes de grands magasins sont des plus opaques. Les réductions que les grands magasins imposent aux fournisseurs font que ceux-ci paient un montant qui n'est pas en rapport avec les rentrées générées par leurs produits", conclut le rapport sur les relations entre les distributeurs et les fournisseurs du secteur de l'alimentation du Comité économique et social européen, un organe d'avis de la Commission européenne.

© Thinkstock

L'organisation agricole flamande Boerenbond y voit la confirmation que les producteurs ne reçoivent pas des prix justes pour leurs produits.

Du côté de Comeos, l'organisation sectorielle de la distribution en Belgique, on parle d'une "enquête caricaturale". L'étude "Large Retail Secteur" (secteur de la grande distribution) du rapporteur Igor Samir constate que "des pratiques abusives extrêmement alarmantes entre les grands magasins et les fournisseurs alimentaires sont observées".

Le rapport donne quelques exemples: selon la fédération européenne des produits alimentaires (FoodDrinkEurope) et de l'Union européenne des fabricants de marque (AIM), 84% des dispositions de contrat des fournisseurs européens des sociétés de grands magasins n'ont pas été remplies; 77% ont appris que leurs produits seraient retirés des rayons s'ils ne fournissaient certains types d'avantages; 63% ont vu les prix qu'ils facturaient baisser sans raison commerciales; 60% ont été obligés à payer des factures sans qu'il y ait de prestations.

Seul un cadre juridique strict peut résoudre ce problème, estime le rapport européen. Les auteurs demandent à la Commission européenne de s'emparer des problèmes. "La Commission doit combattre le poids et l'influence des oligopoles et enquêter sur une possible situation de monopole, de sorte que les règles et principes de la concurrence soient correctement appliqués", conclut le rapport.

L'organisation agricole flamande Boerenbond estime que le rapport va dans le sens des problèmes qu'elle dénonce depuis 2009. "Depuis 2009, il existe un système de concertation par lequel les parties concernées peuvent discuter de ce type de problème", explique Anne-Marie Vangeenberghe, porte-parole du Boerenbond. "Il faut trouver un équilibre dans notre pays où 6 grandes chaînes de distribution se trouvent en face de 40.000 agriculteurs et producteurs.

Comeos balaie le rapport d'un revers de la main. "C'est une enquête caricaturale qui se fonde sur les données remises par les producteurs, ce qui n'est pas crédible", déclare Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. Pour l'organisation sectorielle, l'image de grands groupes de distribution tout puissant contre une masse de producteurs sans pouvoir ne correspond pas à la réalité. "Essayer seulement d'imposer vos conditions à un groupe comme Coca-Cola ou Nestlé", illustre Dominique Michel.

Avec  Belga

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Réactions

yves-marie henderyckx | 23 février 2013

ABUS de pouvoir, la société fonctionne ainsi,, infantilisation des gens abus dans les hopitaux, harcélement etc et ceci l'HYPNOSE (ou suggestion) http://www.youtube.com/watch?v=kZEHjWJR2D0

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