L'Euro a encore la cote en Allemagne et en Grèce

mardi 09 avril 2013 à 12h01

Près de 70 % des Allemands et 60 % des Grecs sont favorables à un maintien de l’euro. Malgré la crise, la monnaie unique garde la cote auprès des citoyens de la Zone Euro.

© Thinkstock

La Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, Chypre… la Zone euro est en crise, incontestablement. Mais de là à ce que l’on réentende parler du deutsche mark, du franc (belge ou français), de la drachme ou encore de la lire, il y a un pas que certains ne veulent pas franchir. C’est le cas d’une grande majorité des Allemands, selon le sondage de l’institut Forsa pour le quotidien économique Handelsblatt. 69 % des personnes interrogées pensent ainsi que l’Allemagne doit garder l’euro. Ils sont autant à croire dans le futur de la monnaie unique et seulement 27 % à se prononcer pour un retour au deutsche mark. Les plus fervents supporters de l’euro sont les jeunes de 18 à 29 ans et les plus de 60 ans, tandis que les nostalgiques de l’ancienne monnaie nationale sont à 46 %, des ouvriers.

Les appels à l’abandon de la monnaie unique par de nombreux mouvements politiques européens semblent ainsi rester lettre morte auprès d’une grande partie de la population des pays de la Zone Euro, même pour ceux qui sont les plus touchés par la crise. Ainsi, fin mars, deux sondages montraient que six Grecs sur dix étaient contre un retour à la drachme, l’ancienne monnaie nationale.

Mais si l’attachement à la monnaie reste présent, l’envie de rejoindre le club des 17 pays membres de la Zone Euro n’a pas encore atteint les Polonais. Dans un sondage du 22 mars publié par le quotidien conservateur Rzeczpospolita, 62 % des Polonais rejetaient une future adhésion à la Zone Euro alors que seuls 32 % des sondés y étaient favorables. La question ne se pose de toute façon pas dans l’immédiat. Selon le président Bronislaw Komorowski, le pays ne prendra sa décision qu’après 2015. De quoi voir où mènera la crise économique.

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Réactions

Maurice Joly | 10 avril 2013

L'euro tel que l'on le conçoit actuellement est condamné. Les allemands ont un euro fort et les grecs sont subsidiés. Deux bonnes raisons, mais très différentes cependant, d'être attachés à ce système pourtant impossible à tenir tant les économies de ces pays sont différentes ainsi que le tissu industriel qui leur est propre. Il en est de même pour d'autres pays membres, le clivage se fera inéluctablement. L' Europe s'est faite à la va vite et sans assez de discernement. Les anglais le savent depuis le début et les faits leur donnent raison.

Inapproprié?

Paul SMET | 9 avril 2013

Un fait est plus fort qu'un Lord Maire. La zone euro actuelle ne pourra pas subsister, que cela plaise ou non. Le Sud ne peut pas garder la même monnaie que le Nord, c'est une question de compétitivité et d'un manque total d'harmonisation fiscale européenne. Le SUD doit dévaluer par rapport au NORD. Il y a une autre solution que le retour aux monnaies nationales. Si l'ancienne zone mark sortait de l'euro et créait une nouvelle monnaie en laissant l'euro aux pays du Sud, le tour serait joué. Les dettes resteraient toutes en euro et les ressortissants du Nord pourraient changer un montant fixe à déterminer dans la nouvelle monnaie (un peu comme les marks de l'Allemagne de l'Est) (Parité 1 € = 1 unité de la nouvelle monnaie). Les montants supérieurs à la limite échangeable à la parité 1=1 resteraient en euros et ne pourraient pas être échangés avec la nouvelle monnaie pendant 1 semaine environ. Puis le marché donnerait le taux de change entre l'euro et la nouvelle monnaie. Une dévaluation de 40 à 50 % de l'euro est envisageable vis à vis de la nouvelle monnaie. La dévaluation de l'euro par rapport au US$ serait moins forte.(25 à 35 %).Mais garder une zone unique, cela n'est pas tenable.

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