Pension : les exceptions coûtent plus cher que prévu
jeudi 09 février 2012 à 18h34
Ceux qui croient qu'il est encore possible d'ajouter des exceptions à la réforme des pensions décidée par le gouvernement se trompent, a déclaré jeudi à la Chambre le ministre des Pensions, Vincent Van Quickenborne (Open Vld). Par ailleurs les exceptions semblent coûter plus cher que prévu.

Vincent Van Quickenborne, ministre des Pensions. © Image Globe
Le ministre a été interrogé par Patrick Dewael (Open Vld), Wouter De Vriendt (Groen) et Georges Gilkinet (Ecolo) sur les discussions en cours sur la mise en oeuvre de la réforme décidée par le gouvernement à la fin de l'année dernière et sur les aménagements qu'il pourrait accepter.
M. Van Quickenborne a refusé d'entrer dans les détails étant donné que la discussion est toujours en cours, mais il a ajouté que pour lui, il fallait arriver rapidement à une décision.
"Ceux qui croient qu'on peut encore ajouter des exceptions à la réforme se trompent", a-t-il dit. Et de souligner qu'il reçoit des demandes en tout genre, dont "une longue liste du gouvernement flamand". A ce propos, il a ironisé sur la demande d'exception pour les piégeurs de rats.
"Tout le monde devra travailler plus longtemps", a encore dit le ministre, rappelant que dès le mois de décembre, le gouvernement avait tenu compte d'un certain nombre d'exceptions. M. Van Quickenborne a aussi rappelé que la réforme n'avait pas d'impact budgétaire direct sur le budget 2012.
Lors de la même séance de questions, Michel Domst (CD&V) a interrogé la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH) sur sa volonté d'abaisser de deux ans l'âge de la pension légale des pompiers. La ministre a répondu qu'elle était effectivement personnellement d'avis qu'il fallait accepter certaines corrections pour tenir compte de la pénibilité et de la dangerosité de certains métiers. Elle a ajouté qu'elle avait formulé plusieurs pistes. Comme son collègue libéral flamand a n'a pas voulu entrer dans les détails puisque la discussion est toujours en cours.
Les exceptions à la réforme des pensions coûtent plus que prévus
Plusieurs sources confirment que les économies attendues de cette réforme seraient finalement nettement inférieures au montant initialement retenu.
Au départ, la réforme prévoyait qu'il n'y aurait plus de régime d'exception, mais, dès le départ, le gouvernement a dû tenir compte de certaines situations existantes, comme celle du système des mises en disponibilité des enseignants ou le personnel roulant de la SNCB. Depuis le début du mois de janvier, une concertation s'est engagée avec les partenaires sociaux et le gouvernement devrait dans les prochaines semaines mettre la dernière main aux mesures d'exécution de la réforme votée en décembre.
Selon les informations recueillies jeudi avant la réunion du Comité restreint, la réforme devait permettre d'économie 420 millions d'euros sur le budget pension de la fonction publique et 80 millions d'euros dans le budget pensions du secteur privé. Or, les derniers calculs tenant compte des aménagements consentis montreraient qu'on arrivait à peine à 10% de l'économie attendue dans la fonction publique et à seulement une vingtaine de millions dans le secteur privé. Au lieu du demi-milliard attendu, il n'y aurait donc plus qu'une soixantaine de millions.
La situation est très difficile, disait-on à plusieurs sources, et certains interlocuteurs n'excluaient pas qu'il ne soit pas possible d'arriver à un accord maintenant. Le problème serait alors reporté au contrôle budgétaire. Le fait que la réforme ne rapportera pas les montants annoncés posera également un problème pour la crédibilité de la Belgique auprès de l'Europe, remarquait une éminence, qui ajoutait que le manque à gagner devrait de toute façon être compensé même si la réforme n'a pas d'impact direct sur 2012.
Le gouvernement a déjà consacré de longues discussions à la mise en oeuvre de la réforme dimanche soir et mercredi. Il a alors notamment été convenu que le ministre Van Quickenborne devait engager des discussions avec les Communautés sur le difficile sujet des mises en disponibilité.
LeVif.be avec Belga
Réactions
De fait, on devrait s'attaquer davantage aux grosses fortunes. On devrait également limiter l'immigration et ARRETER DE DONNER 1 PENSION A TOUS CES IMMIGRES QUI N'ONT JAMAIS COTISES. Quand on pense qu'avec le rassemblement familial, des millions d'euros partent à l'étranger pour donner des pensions aux marocains, tunisiens....pour eux, c'est j'ackpot. Ils continuent à vivre chez eux comme des princes avec l'argent que leur verse l'Etat belge. LA il y a moyen de faire de GROSSES ECONOMIES mais ça personne n'ose en parler.
en fait comme tu dis, quelest ce vaillant, IL a ciblé tout ce qui est utile pour les familles et les gens, il aura pas de famille, ni d'enfant, facile, ni de femmes dans sa vie il s'attaque au valeur chrétienne, écologie, famille etc, comme Laurette cette franc maçonne, au prof, qu'elle a foutu dehors, puis plus assez de prof ils sont ODIEUX, infect, imbuvable, la plupart des belges les supportent pas et pour cause que on s'attaque, au plus 70 000 millionnaire en Belgique
Je fiche mon billet que c'est à monsieur Van Quickenborne que tout ceci va finir par coûter très cher ! Les concessions du gouvernement ne concernent que des cas spécifiques. Soit un cas sur 1000. Pour les 999 autres travailleurs, il n’y a pas la moindre concession dans l’actuelle démarche du gouvernement. Et toutes les concessions concernent les travailleurs du privé. Pour les services publics, il n’y a aucune adaptation. Bref, le gouvernement maintient l’essentiel de son plan : tout le monde va devoir travailler 2 ans de plus. 2) Les plans de Di Rupo portent sur bien davantage que sur les réformes des pensions, du crédit-temps et du chômage. Di Rupo s’est également livré à une attaque contre le pouvoir d’achat des familles en réduisant les déductions fiscales pour le prêt logement, l’épargne pension, les crèches et l’isolation de la maison. Di Rupo a rendu plus chers les véhicules d’entreprise, la TV digitale, le notaire. Le gouvernement ne revient sur aucun de ces points qui vont faire perdre à une famille moyenne plus d’un demi-mois de salaire par an. Di Rupo a décidé de ramener la croissance annuelle des soins de santé de 4,5 % à 2,5 % ? Une économie de plus de 2 milliards sur 3 ans. Ici non plus, rien n’a été modifié! 3) le gouvernement ne travaille toujours pas à l’emploi. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une seconde vague de restructurations et de licenciements, après celle du début 2009. En une semaine, Bekaert, Crown Cork, Nokia et Alcatel ont annoncé plus de 1 200 licenciements en tout. Le gouvernement s’obstine à refuser de protéger les travailleurs en interdisant les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices, comme le demande la proposition de loi InBev. Mais de nouveaux emplois sont également nécessaires dans les services publics : dans les crèches, dans l’enseignement, dans l’isolation des maisons… Cela donnerait une perspective d’emploi décent à bien des chômeurs. L’introduction d’une taxe des millionnaires peut fournir les moyens nécessaires. Mais, au lieu de créer ces nouveaux emplois, le gouvernement continue à s’engager dans la chasse aux chômeurs. 4) Les grandes fortunes et les entreprises restent hors de portée, en même temps, on continue à permettre aux multinationales de ne pas payer d’impôt. En cinq ans, Bekaert n’a pas payé un euro d’impôt sur ses bénéfices. Et, en guise de remerciement, il jette 600 personnes à la rue. La déduction de l’intérêt notionnel coûte chaque année plus de 4,5 milliards d’euros aux caisses de l’État. Y toucher est tabou, de même qu’une taxe des millionnaires, qui peut rapporter 8 milliards d’euros par an. Le gouvernement s’obstine à vouloir plumer les travailleurs et les allocataires sociaux. Ou, comme le dénonce la FGTB dans son communiqué de presse du 6 février : «Les économies sont toujours plus importantes que les nouvelles rentrées, qui pourraient s’en prendre aux grosses fortunes et aux capitaux, ainsi qu’aux intérêts notionnels». 5) De nouvelles mesures sont en vue : Le 25 février, le gouvernement procédera à un nouveau contrôle budgétaire. Tout le monde sait que le gouvernement est à la recherche de 1 à 2 milliards de nouvelles économies. Une fois de plus, les travailleurs risquent de payer la facture par, entre autres, des hausses de la TVA. Et que va-t-il advenir de l’index? Ceci devra aussi être pris en compte lorsque nous voudrons évaluer l’attitude du gouvernement.
Réagir
Attention: Il n'est pas possible de réagir de manière anonyme. Votre nom d'utilisateur apparaîtra au-dessus de votre réaction.
Pour pouvoir placer une réaction, vous devez être enregistré :
Belgique
- La petite Diana retrouvée morte au domicile de sa mère
- Godinne : les leçons du passé ?
- Bientôt une carte "Handipass"
- La Chine a voulu empêcher la venue du Dalaï Lama à Huy
International
- Aboul Fotouh, Dr Mystère au chevet de l'Egypte
- Québec : loi spéciale contre printemps érable
- Guinée-Bissau: le gouvernement formé, l'armée va retourner dans les casernes
- RDC: plus de 100 morts lors d'attaques de miliciens
Culture
- Des chercheurs de l'ULB découvrent une tombe intacte au Pérou
-
Retour en images sur 40 ans de Bee Gees

- Robin Gibb, chanteur des Bee Gees, est décédé
- Décès de Donna Summer à l'âge de 63 ans
Sciences et santé
- L'eau, un bien à protéger
- Les enfants souffrent longtemps du tabagisme de leurs parents
- Les enfants souffrent longtemps du tabagisme de leurs parents
- Près d'un Belge sur deux est en surpoids




patientez s.v.p.


