mardi 22 mai 2012

La Wallonie aime les "gros" cumulards

mercredi 08 février 2012 à 15h38

Un gros score communal en 2012 (r)ouvrira la porte du parlement aux maïeurs des grandes villes, en 2014.

L'Elysette, le siège du gouvernement à Namur.

L'Elysette, le siège du gouvernement à Namur. © Belga

Après les élections de 2014, un quart seulement des députés wallons pourront encore exercer un mandat exécutif (bourgmestre, échevin, président du CPAS) dans leur commune. Ils seront triés sur la base de leur taux de pénétration (nombre de voix obtenues par rapport au nombre d'électeurs), ce qui devrait avantager les candidats des grandes villes. Il y a quelques années, le PS avait fait mieux : en 1997, il avait en effet changé ses statuts, décrétant l'incompatibilité absolue entre un mandat de parlementaire et un mandat exécutif (bourgmestre, échevin, président du CPAS) dans une commune de plus de 50 000 habitants. Sans doute semblait-il évident aux socialistes que la gestion d'une commune importante représente un job à temps plein.

Fin de l'année 2000, le PS fait volte-face, et autorise à nouveau ce cumul. Le président du parti n'est autre, depuis un an, que le tout nouveau bourgmestre de Mons (quelque 90 000 habitants à l'époque) et député fédéral Elio Di Rupo. La man£uvre ne plaît toutefois pas à tout le monde. Si la fédération liégeoise du PS (Liège, 188 000 habitants à l'époque, et Seraing, 60 000) applaudit, ce n'est pas le cas de la fédération de Charleroi (201 000 habitants), qui garde dans ses statuts propres l'incompatibilité. Pareil pour Tournai (67 000) en Hainaut occidental (qui n'est pas encore devenu Wapi, pour Wallonie picarde). C'est le cas également pour Namur (107 000) dont les bourgmestres socialistes successifs Jean-Louis Close et Bernard Anselme se consacreront exclusivement à leur tâche municipale.

Leur successeur, Jacques Etienne (CDH), en fera d'ailleurs tout autant, renonçant à son mandat de député wallon. Son dauphin Maxime Prévot, par contre, se sent les épaules assez larges pour assumer pleinement le double mandat échevin-député. Il en a été de même pour le Liégeois Benoit Drèze (CDH également), devenu échevin après les élections de 2006, alors qu'il était député fédéral. « On ne peut pas parler de dérogation, explique-t-il, puisqu'il n'y a pas d'interdiction légale à ce cumul, ni statutaire selon les règles du CDH, même si ce n'est pas l'usage dans notre parti. Je n'ai pas été réélu en 2007, donc je continue à exercer aujourd'hui mon mandat d'échevin... »

Le siège de Tournai


En Wapi, les choses bougent. Le bourgmestre empêché de Flobecq, Rudy Demotte, veut conquérir l'hôtel de ville de Tournai. Les statuts de la fédération l'empêcheraient de cumuler le poste de bourgmestre avec celui de parlementaire ? Pas de problème : on change les statuts, ce qui permettra au double ministre-président de devenir, fin 2012, bourgmestre de Tournai, d'y installer un remplaçant de son choix (il ne peut être ministre et bourgmestre en même temps), et d'assurer l'avenir de ses suppléants au parlement wallon (Daniel Senesael) et à la Chambre (Olivier Henry)... De quoi faire râler l'ancien député wallon Christian Massy, bourgmestre actuel, ou, plus encore, Pierre-Olivier Delannois, élu député wallon en 2004, qui n'avait pas pu devenir échevin en 2006, mais n'avait pas été réélu député en 2009, et qui n'a dû sa nouvelle écharpe scabinale, en 2010, qu'à la démission fort opportune d'une échevine. Ce changement de statut a également permis à la députée wallonne Annick Saudoyer de remplacer un échevin démissionnaire à Mouscron (52 000) et de se profiler pour le maïorat en 2012.

MICHEL DELWICHE

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Réactions

acalan | 9 février 2012

Moi, je me présente tout seul, sans aucune attache politique, sur une liste totalement apolitique pour un SEUL mandat si j'étais élu ( ce qui m'étonnerait très fort). Voir facebook/Hamois Autrement

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nicnol | 9 février 2012

Corrections : "puisse" se produire ... "quel que" soit le degré ... "leur" !!!

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nicnol | 9 février 2012

@egosum23 : je doute qu'une révolte de peuples pourrait se produire ... Quelle que soit l'hystérie fiscale, quelle que soit le degré de néo-paupérisation, les peuples ont encore "du pain" pour s'emplir et des "jeux" pour être distrait ... Les Grecs sont littéralement écrasés par la Volonté de ces SALOPARDS de la Commission européenne (présidée par l'ancien maoïste (!) Barroso - comme quoi ....... ! -) et ils ne l'eur est pas venu à l'idée de prendre d'assaut leur Parlement ! C'est quand on CREVE littéralement de faim que l'on n'a "PLUS RIEN A PERDRE" ... pas même la Vie !!!

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egosum23 | 9 février 2012

Rappelez-vous bien que nous vivons dans un régime PARTICRATIQUE; pour les élus, la politique est un métier, hyperprotégé puisqu'ils sont à la fois juges et partie ! C'est, à l'image des régimes arabo-musulmans mis à mal par les révoltes de leurs peuples, un système qui ne saurait être transformé qu'au terme d'une révolte des peuples. Sous quelle forme, ce n'est pas encore écrit; mais le mouvement des indignés en est sans doute une ébauche.

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eole5 | 9 février 2012

De plus en plus répugnants ces socialauds . JE ne resterai plus longtemps en ce pays corrompu qui a détruit l'avenir de nos jeunes et a ruiné les finances pour laisser nos villes comme des dépotoirs et les bâtiments dans un état déplorable. Comment osent ils encore se regarder dans une glace??

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