La fonction publique en grève ce mercredi

Le Vif

Source: Belga
lundi 03 juin 2013 à 17h45

Les syndicats de la fonction publique en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles ont décidé lundi en front commun d'une grève ce mercredi 5 juin pour protester contre l'absence de réponse gouvernementale à leurs demandes portant notamment sur la gouvernance, l'emploi statutaire et la prime de fin d'année, a-t-on appris auprès de la CSC-Services publics et de la CGSP.

© Belga

Les ministères et les organismes d'intérêt public (OIP) wallons et communautaires - représentant quelque 25.000 travailleurs - pourraient ainsi être bloqués par des piquets de grève. Les syndicats avaient confirmé la semaine dernière le dépôt d'un préavis de grève, après un premier préavis d'actions fin mars. Un "ultimatum" adressé au gouvernement pour ce lundi est selon eux resté sans réponse.

Les syndicats déplorent l'instabilité due aux changements de mandataires gérant la fonction publique, ainsi que les économies et la politique des enveloppes budgétaires pour le personnel, par rapport à "la débauche de dépenses somptuaires destinées entre autres au management". Ils dénoncent aussi la gestion à leurs yeux autoritaire des mandataires au sein des OIP.

Le front commun des syndicats socialiste (CGSP), chrétien (CSC) et libre (SLFP) reproche également une politique d'engagements centrée sur les niveaux les plus élevés au détriment des moins élevés, ainsi que l'absence d'un calendrier pour accroître l'emploi statutaire, mieux prendre en compte les tâches auxiliaires, frais de parcours, etc.

Il revendique en outre des avancées sur la prime de fin d'année en vue d'un alignement sur le fédéral, dans la perspective, notamment, des transferts de compétences. Les syndicats avaient proposé deux pistes: soit une hausse de 80 euros bruts dès cette année avec poursuite des négociations lors des prochaines conventions sectorielles pour arriver à une prime de fin d'année équivalant à un 13e mois, soit une hausse de 50 euros bruts chaque année pour les cinq prochaines années.

"Le gouvernement est de plus en plus sourd, il semble convaincu qu'il nous aura à l'usure", a déploré Christine Bouché (CSC-Services publics). "Nous n'avons pas obtenu de réponse, c'est la stratégie du ni oui ni non", a ajouté Patrick Lebrun (CGSP). La dernière grève des fonctionnaires remonte à 1999 pour la Communauté française et à 2004 pour la Région wallonne.

Nollet appelle au maintien du dialogue

Le ministre de la Fonction publique en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Marc Nollet, a appelé lundi les syndicats à "rester sur le chemin de la négociation", tout en soulignant les difficultés budgétaires auxquelles sont confrontés les deux gouvernements du sud du pays.

"Je regrette cette grève, d'autant que le volume de l'emploi est maintenu dans nos administrations", a ajouté le ministre Ecolo, par la voix de sa porte-parole. Les syndicats réunis en front commun (CGSP, CSC, SLFP) ont annoncé lundi une grève des administrations publiques et des organismes d'intérêt public (OIP) wallons et communautaires. Ils durcissent ainsi le ton à la suite d'une série de rencontres ces dernières semaines avec les représentants des deux gouvernements, restées selon eux sans réponse satisfaisante en termes de meilleure gouvernance, d'emplois statutaires et de relèvement de la prime de fin d'année.

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Réactions

Jacques DELOIS | 6 juin 2013

Réponse à Laurent : Je serais plutôt de centre-droit, c'est exact. Par ailleurs, je ne me sens absolument pas frustré, mais bien scandalisé. Je ne mets pas spécifiquement en cause la grève de ce mercredi, mais bien contre ce "droit" en général. Il fut une époque, lointaine, où les grèves ont été nécessaires. Mais actuellement, ces arrêts de travail incessants, tous secteurs confondus, portent plutôt préjudice à la population. Je pense ici, entre autres, aux grèves récurrentes des transports en commun, qui ne font que perturber la vie socio-économique, tant au niveau des particuliers que des entreprises. Ces initiatives n'ont d'effet qu'aggraver la situation économique et financière du pays. Pour exemple, les multiples arrêts de travail dans les entreprise du type ARCELOR, CATERPILLAR, etc, n'ont pas empêché le licenciement de centaines de travailleurs. Ce type de mouvement n'obtient qu'un seul effet : les sociétés se délocalisent, afin de retrouver, en dehors de nos frontières, un climat social plus stable. N'oublions pas de préciser que le but des entreprises est de réaliser du profit, qui leur permet de rémunérer leurs travailleurs. Par ailleurs, que ceux qui ne veulent pas travailler arrêtent d'empêcher les quelques courageux qui désirent continuer à effectuer leur prestations. Ce comportement bafoue la liberté du citoyen, et pour moi, c'est anticonstitutionnel et à la limite de la légalité. En résumé, toutes ces grèves ne rapportent rien et mettent la croissance économique en régression. Et revenant à l'actualité, que veulent encore ces fonctionnaires en plus des avantages dont ils bénéficient déjà, et plus particulièment au niveau de leur sécurité sociale, bien supérieur à ce qu'ont droit les travailleurs du secteur privé, notamment en matière de retraite. J'ai même entendu au TV Journal de ce soir que ces ronds de cuir réclament plus de respect de la part du citoyen. Un vrai scandale ! Comment respecter le fonctionnaire, dont chacun sait qu'il ne se saigne pas au boulot, c'est le moins que l'on puisse dire, mais qu'il profite sans vergogne, de l'argent du contribuable qu'il méprise. Inacceptable... Je suppose, mon cher Laurent, que j'ai répondu à votre question.

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Georges Meurice | 4 juin 2013

Impressionnante diatribe de Laurent Farag qui taille un joli costume à un intervenant. Plutôt que d'épiloguer sur votre ego par des raccourcis à deux balles, je m'attacherai donc à ne parler que du fond. La fonction publique ne semble pas avoir un regard très lucide sur le cataclysme que vit notre société parce qu'elle en est relativement épargnée. Un motif pour ne pas cesser de fonctionner au détriment de tous ceux qui la financent et souhaiteraient qu'elle travaille bien et suffisamment. Le droit de grève est un acquis fondamental, mais il a été tellement dévoyé par les syndicats qu'aujourd'hui, le droit de grève signifie : interdire à ceux qui souhaitent travailler de le faire, bloquer la circulation automobile de ceux qui n'ont souvent pas une protection sociale équivalente à la leur, coûter des millions d'euros à la collectivité en rendant encore moins efficace leur secteur. Si faire grève, cela signifie prendre les autres citoyens en otage, c'est inacceptable compte tenu des difficultés que vivent la plupart des Belges aujourd'hui. Enfin, parler de service minimum est une mystification sachant qu'elle ne s'applique qu'aux secteurs strictement vitaux pour la population.

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miguel deman | 4 juin 2013

Très chère vif, bien que j'apprécie certains de vos articles, je ne peux m'empêcher de penser que vous devenez de plus en plus mauvais pour être plus que gentil. La manifestation est bien programmé pour ce jeudi 06/06/2013 et non pas comme vous l'avez annoncé ce mercredi 05/06/2013. Veuillez faire un effort journalistique de base ou vous perdrez un abonné. Ce qui en soit pour vous et votre ligne éditoriale de plus en plus marqué à droite ne vous marquera pas plus que ça. Bien à vous, Un lecteur indigné

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Laurent FARAG | 4 juin 2013

Cher Jacques, soyez plus clair quant à votre pensée...Commencez par dire "je suis de droite", ou "je suis frustré", ce qui souvent est synonyme, et "je suis donc contre les grèves", et donc indirectement "contre le droit de grève"... Continuez en explicitant en quoi cette grève de demain vous portera directement et personnellement préjudice... Une fois que vous aurez clarifié cela, il sera possible de savoir s'il est utile ou dispensable de vous rappeler les origines du droit de grève, et les attaques permanentes qu'il subit, tant du patronnat que des partis de droite (service minimaux et autres)

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Jacques DELOIS | 3 juin 2013

Suite de mon post : mais les syndicats veillent à sauvegarder ce "droit" de grève, car c'est devenu leur seule raison d'exister.

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