mardi 22 mai 2012

L'Europe rejette le budget : le gouvernement Di Rupo se réunit

vendredi 06 janvier 2012 à 09h19

La Commission européenne a rejeté la proposition de budget de la Belgique pour 2012. Contrarié, le gouvernement Di Rupo n'accepte pas les calculs de la Commission, rapporte De Morgen.

Elio Di Rupo, Premier ministre.

Elio Di Rupo, Premier ministre. © Reuters

Le gouvernement aurait été informé de ce refus il y a une semaine. Dans une lettre transmise au Premier ministre Elio Di Rupo, l'Europe juge entre autres trop optimiste le déficit estimé par notre gouvernement.

Les six partenaires de la coalition étaient parvenus, après d'âpres négociations, à un accord sur le budget pour cette année. Celui-ci prévoit une croissance économique de 0,8% et un déficit du PIB de 2,8%. L'Europe, de son côté, calcule qu'avec une croissance de 0,8%, le déficit belge pour 2012 atteindra les 3,1% du PIB. Dans ce cas de figure, la Belgique irait à l'encontre des règles européennes en la matière qui prévoient un déficit maximum de 3% pour 2012.

Le gouvernement conteste

Les remontrances de l'Europe ont été très mal reçues au sein du gouvernement. Le Premier ministre Elio Di Rupo a convoqué un kern jeudi en vue de fournir une réponse à l'Europe. Les autorités belges contestent l'analyse de la Commission européenne et la méthode de calcul utilisée. Le kern a décidé de ne pas tenir compte de ces critiques et de maintenir sa proposition de budget.

Dans un courrier comprenant quelques notes techniques, la Belgique souligne que le déficit de 2,8% est parfaitement réalisable et qu'un nouveau contrôle sur le budget sera organisé en février. Leschiffres de la croissance économique et le déficit seront alors adaptés, a fait savoir le gouvernement belge au commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn.

Réunion en "kern"

Le gouvernement fédéral se réunit à 11 heures en comité ministériel restreint, ou "kern", pour y évoquer principalement les discussions qu'il mène actuellement avec la Commission européenne sur le budget 2012.

"Il faut remettre les choses en perspective. La lettre que la Commission a envoyée au gouvernement n'est pas un document formel. Comme c'est toujours le cas, il s'agit ici d'un échange informel classique ; la Commission n'a encore pris aucune décision officielle sur le budget", commentait-on.

Ce ne serait pas tant le taux de croissance retenu (0,8 %) par l'équipe Di Rupo que "le calcul de certaines mesures" qui poserait problème. "Le budget a été préparé dans d'autres circonstances, lorsque la Commission elle-même partait d'une prévision de croissance économique pour la Belgique de 0,9 %", ajoutait-on.

Un premier contrôle budgétaire est prévu en février. Les prévisions de croissance pourraient y être revues, alors que les chiffres définitifs du déficit budgétaire de 2011 seront connus.

L'Europe exige un déficit budgétaire inférieur à 3 % du Produit intérieur brut (PIB), raison pour laquelle gouvernement vise un taux de 2,8 %.

Le Vif.be, avec Belga

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Réactions

marcel4 | 7 janvier 2012

@Paradisio Intérêt notionnel??Un agriculteur éleveur travaillant seul avec sa femme a mis son exploitation en société pour pouvoir profiter des intérêts notionnels. Est-ce que cela apporte quelque chose ce cadeau fiscale de Reynders qui ne rapporte qu'aux agriculteur gagnant bien leur vie, comme les grosses exploitations, mais n'aide pas les petites exploitations. De même il est scandaleux que cela soit utilisé par des société étrangère pour éluder l'impôts chez eux en France, en Suède ou aluilleur sans que cela n'apporte rien à la Belgique. Toute l'Europe a des problèmes de finance avec la crise des banques, est-ce que n va pouvoir une fois pour toutes harmoniser la taxation et mettre fin à tout ces paradis fiscaux que sont chaque pays européens pour les autres.Les citoyens français de Monaco paient leur taxe en France pourquoi pas les Belges?

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paradisio50 | 6 janvier 2012

La taxe sur les transactions financières, une idée ancienne remise sur la table mardi 16 août par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, est un mécanisme destiné à la fois à décourager la spéculation et à apporter de nouvelles ressources fiscales.les inspecteurs ont également contrôlé les propriétaires de 251 « supercars » (Ferrari, Lamborghini, Porsche). 118 voitures appartenaient à des sociétés. 19 de ces dernières avaient déclaré des pertes en 2009 et 2010 et 37 avaient déclaré un chiffre d’affaires inférieur à 50.000 euros par an. Du coup, on s’attendait plutôt à trouver des Fiat 500 que des bolides marqués du cheval cabré. Le gouvernement de Mario Monti a fait une priorité de la lutte contre l’évasion fiscale, fléau évalué en Italie à quelque 120 milliards d’euros par an.Corruption,malversation,évasion fiscale ,a combien s'éléve l'envellope a récupérer. Tous le monde a la méme enseigne et obliger tous a avancer dans le bon sens.....

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mortauGSM | 6 janvier 2012

sourire de coquin, pris en faute, du plus haut, vers les hauts placé ils vont tous nous plumer des franc maçon à tous les degrés

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mortauGSM | 6 janvier 2012

avec votre sourire de coquin il vous reste qu'une chose à faire : en tant que bon soumis c'est dégraisser encore plus, bref merci de nous prendre comme la mauvaise graisse que l'on doit changer d'une friture chomeur, dégraissement, etc, on ressent tous le mépris envers les citoyens qui vous le rende bien

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QueSeVayanTodos | 6 janvier 2012

Nul besoin des diktats de la Commission... Nous sommes assez grand pour rejeter nous-même le budget du gouvernement ! Le budget 2012, accompagné de réformes antisociales, que le gouvernement veut soumettre au vote au cours du mois de janvier, peut être rejeté. Mais il y aurait deux manières de le faire : « Celle de la Commission européenne (accompagnée par la N-VA) qui estime que le budget et les réformes ne vont pas assez loin dans l’austérité. A la mi-janvier, la Commission fera le jugement de l’application de ses six recommandations (évaluation du semestre européen) et exigera plus que probablement que le gouvernement s’attaque aussi à l’index. » et « Celle de la population belge qui n’approuve pas que le gouvernement attaque les prépensions, les pensions, les crédits-temps, diminue le pouvoir d’achat... qui l’a fait savoir le 22 décembre dernier et qui le rappellera par des actions au cours de ce mois ainsi que par une grève générale le 30 janvier, car ce budget touche de plein fouet le citoyen ordinaire alors que les millionnaires restent hors d’atteinte et les grandes entreprises ne participent qu’à 8 % de l’effort. Or, il y a une alternative à ce budget antisocial : aller chercher l’argent là où il se trouve. Par une taxe des millionnaires (8 milliards d’euros), la suppression des intérêts notionnels (4 milliards), la taxe bancaire, la lutte effective contre la fraude fiscale par la levée du secret bancaire.». L’emprise croissante de la Commission européenne sur les politiques nationales mais aussi l’hypocrisie de notre gouvernement... Les trois familles politiques au pouvoir en Belgique ont approuvé le fameux “six-pack” qui donne le droit à la Commission européenne d’appliquer des amendes pour les pays qui n’appliquent pas ses directives budgétaires. Ces familles politiques ont approuvé le système de semestre européen qui donne le pouvoir à la Commission européenne d’intervenir dans la politique sociale des pays nationaux. A quoi servent-ils alors ? Le gouvernement affirme aujourd’hui qu’il ne suivra pas directement la Commission européenne mais qu’il fera un contrôle budgétaire début février, avec de nouvelles économies déjà estimées par la Banque nationale à un ou deux milliards. Autrement dit, le gouvernement va réaliser les exigences de la Commission mais... quelques semaines plus tard. C'est très clair, il veut ainsi gagner du temps face au mécontentement croissant de la population ! Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB conclut «Nous devons arrêter le budget 2012 et abroger les réformes déjà votées. Car, comme on le voit aujourd’hui, le plan Di Rupo n’est que le premier d’une longue série qui va encore aggraver la crise. Aujourd’hui, via la Banque centrale européenne, ce sont les banques qu’on vient sauver une nouvelle fois en offrant des intérêts proches de 0 % alors que les peuples doivent se serrer toujours plus la ceinture. Et une nouvelle crise de l’euro s’annonce. Un changement radical de cap est nécessaire qui fera payer les responsables de la crise ; les spéculateurs, les grands banquiers et les millionnaires. Et non pas ceux qui en sont les victimes».

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