mardi 22 mai 2012

Formation : un accord sur la sortie du nucléaire

dimanche 30 octobre 2011 à 21h50

Les négociateurs des six partis politiques associés à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral sont parvenus dimanche soir à un accord sur le volet "transition de l'économie vers un modèle de croissance durable", a annoncé le porte-parole du formateur Elio Di Rupo.

© Belga

Ce chapitre contient l'épineux dossier du nucléaire et de la concurrence sur le marché de l'électricité, qui dans les deux cas implique directement Electrabel.

Le principe de la sortie du nucléaire, tel que contenu dans une loi de 2003, est confirmé. Le nouveau gouvernement élaborera dans les 6 mois de son installation un plan d'équipement en nouvelles capacités d'énergie diversifiées qui permettront d'assurer l'approvisionnement électrique du pays à court, moyen et long terme.

En fonction de l'agenda de la mise sur le réseau de cette nouvelle capacité, la date de fermeture effective des centrales nucléaires sera précisée par le gouvernement. L'un des éléments dont celui-ci devra tenir compte est l'augmentation prévisible de la consommation d'énergie dans les années à venir.

Selon certains négociateurs, il devrait être possible de fermer les réacteurs de Doel I et II dans les délais, soit en 2015. D'autres se montraient beaucoup plus prudents. En vue d'améliorer la concurrence sur le marché de l'électricité, le gouvernement examinera, en conformité avec les règles de concurrence, les voies juridiques qui s'offrent à lui pour mettre à disposition du marché une partie de la production nucléaire issue des centrales qui sont amorties. Ces mesures seront provisoires et disparaîtront lorsque le marché sera devenu concurrentiel.

Sur ce point, un incident a éclaté entre négociateurs au sujet d'une proposition du sp.a interprétée par certains comme une forme de nationalisation de la production nucléaire, a-t-on précisé à bonne source. Le futur gouvernement entend également prélever la rente nucléaire (marge qu'engrangent les producteurs du fait de l'amortissement de certaines centrales). À cette fin, il prolongera la contribution de répartition dont le montant sera fortement relevé sur la base d'une formule qui tienne compte des coûts de production tels qu'ils sont visés par la Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (CREG) et du prix de vente.

Les recettes tirées de cette rente serviront notamment aux investissements dans les énergies renouvelables en Mer du Nord (c'est-à-dire des éoliennes) et dans l'efficacité énergétique des bâtiments publics fédéraux. L'accord intervenu vise également les prix de l'énergie en tant que tels. Pour éviter une hausse disproportionnée de ceux-ci, le gouvernement prendra une initiative coordonnée avec les Régions pour analyser les composantes de ces prix, et proposera des solutions pour éviter une hausse disproportionnée. Il veut faire en sorte qu'ils ne dépassent pas ce qui se pratique dans les pays voisins.

L'accord vise encore divers points: le recours accru aux clauses sociales et environnementales dans les marchés publics, la maximisation des investissements économiseurs d'énergie dans les bâtiments fédéraux et l'optimisation des plans de mobilité pour les fonctionnaires, la définition de normes ambitieuses des produits pour répondre à un certain niveau de qualité environnementale, sociale et sanitaire.

Sur le plan international, le gouvernement veillera à adopter une position ambitieuse pour atteindre un accord contraignant limitant à 2 degrés l'augmentation de la température. Il plaidera en outre pour un objectif de réduction de 30 pc des émissions de gaz à effet de serre en 2020, et de 80 pc à 95 pc en 2050. Les négociateurs se retrouveront lundi à 14h pour poursuivre les arbitrages socio-économiques.

LeVif.be avec Belga

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Réactions

mortauGSM | 2 novembre 2011

pour Cincinnatus,, OK, mais mieux vaut creuser le gouffre de la dette, en fraudant, en volant, et en écrasant les petits contribuable que d'investir dans des réalisations , couteuse, mais formidable pour tous à long terme, que du court terme, ELECTRABEL a même pas pensé à contruire un équivalent, exemple, la filière du Thorium, hydraulique et géotermie pour la Belgique, ???, mais maison passive, combien coute toute les habitations sociales, etc, en déperdition d"énergie, ailleurs, les eaux chaude usée, bains etc en récupère les calories , dans des échangeurs, il y a les pompes à chaleur éolienne de toit, etc etc mais il faut cracher, pour la bonne cause car mieux vaut pour cette engeance, laisser pourrir la situation le plus longtemps possible c'est pas eux qui auront froid en hiver, avec leur 15000 euros par mois dont une partie dans de BONNES banques, des rentiers, avec de belles maisons super isolées, dégouté, le gaz semble une bonne alternative, mais gare au changement climatique,

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Cincinnatus novus | 1 novembre 2011

@JLEB: - Merci pour les "doux rêveurs" tels Renquin SUARLEM et Zénobe GRAMME ou encore Étienne LENOIR, Ernest SOLVAY etc. . . qui tous à l'origine, n'étaient que d'humbles artisans ou encore de tout petits industriels locaux mais ils avaient tous la foi en l'avenir et l'opiniâtreté de vouloir réussir. . . Quand je m'intéresse à l'hydraulique, je ne me limite pas à la seule petite Belgique, je pense au barrage d'Inga, réalisation belge, qui serait capable de pourvoir en électricité le bassin entier du Congo ainsi qu'une partie de l'Afrique du Sud. Et quand je songe à la géothermie, c'est en des termes des puissances cent à mille fois plus important que ledit petit barrage d'Inga. . . La géothermie n'en est encore qu'à l'état préindustriel. . . C'est une source incommensurable d'énergie, relativement stable mais fort coûteuse à mettre en œuvre. Il y a là cependant un énorme défi technique à relever et aussi des risques à maîtriser et à contrôler et gérer mais à mon avis, bien moindres et surtout moins aléatoires que dans le nucléaire. . .

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JLEB | 1 novembre 2011

Le problème est toujours le même nos élus sont juste une bande de politicards au niveau technique bas, bas, mais tellement bas qui prennent des décisions en absence de toute intelligence et de toutes compétences. Je ne suis pas un fanatique de l'énergie nucléaire, mais aujourd'hui, c'est la solution qui rejete le moins de CO2 dans l'atmosphere par MWh produit. Alors il faudra choisire entre la peste et le choléra entre prendre un risque industriel et aggraver le dérèglement climatique. Toutes les solutions de type hydraulienne , ... Sont des solutions de doux rêveurs, qui oublie que dans le vrai monde il faut des câbles pour relier ces machines au monde, qu'il faut en assurer la maintenance, ... Tout ça dans la flotte !!! Non la seul solution que l'humanite à devant elle lorsque nous seront 10, 11 ou 12 milliards c'est la fusion nucléaire, le soleil sur terre. La question n'est pas de savoir le montant de la rente nucléaire mais bien combien de fric faut-il pour que dans 5 ans nous ayons un Tokamak industriel. Nous sommes en guerre contre le changement climatique et nous avons besoin de beaucoup, beaucoup d'énergie, pas 3KWh mais de millions de MWh alors il faut des solutions industrielles à la taille du problème et pas des solutions de doux rêveur. JLEB

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Cincinnatus novus | 1 novembre 2011

@jump2309: Nous sommes, cher ami, très exactement sur la même longueur d'onde car en parlant d'hydraulique, je songeait, moins à la cascade de Coo qu'à nos marées de grandes amplitudes, aux superbes grosses vagues déferlant sur notre côte ainsi qu'aux courants marins dépassant parfois les sept nœuds dans certains pertuis créés parmi les bancs de sables. . . Mais étant de la vieille école, j'avoue avoir un faible pour l'emploi de mots simples et compréhensibles de tous car, à part quelques initiés qui connait vraiment ce néologisme, à peine éclos, d'énergie hydrolienne???

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jump2309 | 1 novembre 2011

@Cincinnatus novus. Entièrement d'accord avec vous mais en Belgique, il faudrait oublier l'énergie hydraulique ( nous ne sommes pas au Canada ici et je ne pense pas que la cascade de Coo suffirait à fournir le pays...) mais bien l'énergie HYDROLIENNE qui consiste à placer des turbines dans le fond marin en récoltant l'énergie par les courants marins et les courants de marée.

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