Bruxelles Formation : "à 18 ans, beaucoup de jeunes ne savent ni lire ni calculer"

jeudi 16 mai 2013 à 10h21

Le chômage à Bruxelles, qui prend des allures de bombe à retardement, sera l'un des enjeux majeurs des élections de l’an prochain. Chacun semble tout à coup prendre conscience de l'ampleur de la tâche.

© Thinkstock

Le dernier tir de semonce vient du côté de Bruxelles Formation et de son directeur Michel Peffer, qui tire sa révérence après un bail de 17 ans à la tête de l'institution de formation professionnelle : « Nous ne faisons plus de la formation qualifiante mais de la remise à niveau par rapport aux connaissances censées être acquises à l'école. Je constate qu'à 18 ans, beaucoup de jeunes ne savent ni lire ni calculer. »

Et de pointer un seul chiffre pour résumer l'échec de l'enseignement à Bruxelles : en 2012, 44 % des demandeurs d'emploi qui sont passés par Bruxelles Formation ont suivi une formation en langues. Le néerlandais se taille toujours la part du lion, représentant environ 42 % des cours de langues mais la formation en « français pour étranger » a connu une explosion inquiétante de 19 % à 39 % en un an. « Un grand nombre de stagiaires ont du mal à comprendre nos formateurs », se désole Michel Peffer.

O.F.

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Réactions

Monique Brada | 17 mai 2013

Qu'on le veuille ou non, la réussite dans notre monde actuel ne dépendra que de la volonté de chacun d'apprendre,de se perfectionner et de réussir ... sans cette contribution personnelle,ils resteront cancres quelques soient les efforts mis pour les éduquer ... Si toutes les connaissances sont à portée de main aujourd'hui, si toutes les structures enseignantes sont là à chaque coin de rue, si toutes les formations imaginables ont été mises en place,si l'enseignement est obligatoire jusqu'à 18ans, il reste tout de même une chose que personne ne pourra vous inculquer ou forcer à apprendre : la volonté de résussir!

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Michel Lambillon | 17 mai 2013

Dans les milieux "bien-pensants" que je suis amené à fréquenter, je me sens parfois un peu seul. Je vous avoue que je suis rassuré en lisant les avis de la majorité des intervenants qui, comme moi issus d'un milieu plus que modeste, se sont élevés dans l'échelle sociale grâce aux encouragements et aux sacrifices de leurs parents et à leur propre efforts.

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Michel Lambillon | 17 mai 2013

Veuillez lire " ...tous m'ont encouragé... Désolé !

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Michel Lambillon | 17 mai 2013

Mes grand-parents n'avaient fait que 6 années primaires dans des écoles communales de villages. Mes parents ont fait le "4ème degré" (8 années de primaires) dans des écoles communales de faubourgs. Tous s'exprimaient et rédigeaient clairement et pratiquement sans fautes d'orthographe ou de syntaxe. de plus, ils se cultivaient en lisant des auteurs et en écoutant de la musique dits "classiques". Tous m'ont encourager à faire des études supérieures. Il suffit de vouloir et de ne pas se vautrer dans l'assistanat et la facilité. Ce n'est que normal que ceux qui ne maîtrisent pas correctement une langue nationale ne trouvent pas de travail (d'ailleurs, veulent-ils en trouver ?) et ce n'est pas à nous à faire l'effort de leur apprendre !

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claire muller | 17 mai 2013

Faut pas dramatiser, l'important c'est de connaître le coran par coeur et pour ça ils sont doués nos jeunes belges même qu'ils font des stages de perfectionnement en Syrie. On ne peut pas être bons dans tous les domaines. Passer des heures à prier ça nourrit l'âme pour le reste c'est si allah le veut bien.

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