Asile : Maggie De Block lance la chasse aux abus et à la fraude
jeudi 12 janvier 2012 à 07h49
La nouvelle secrétaire d'Etat en charge de l'Asile et de l'Immigration, Maggie De Block (Open Vld), a affiché mercredi sa volonté d'agir "de manière déterminée" contre les abus et la fraude en matière d'asile et de regroupement familial, tout en respectant les droits de chacun.

Maggie De Block (Open Vld). © Image Globe
Présentant mercredi après-midi à la Chambre sa note de politique générale, la secrétaire d'Etat a indiqué vouloir lutter contre l'abus et le détournement des diverses procédures, et veiller à ce que les décisions finales prises par les autorités soient exécutées. "Quiconque reçoit un ordre de quitter le territoire doit partir, de manière volontaire si possible ou de manière forcée si nécessaire", a-t-elle insisté lors de sa prestation qui a également attiré de nombreux journalistes.
Novice en la matière -ce que lui ont d'ailleurs reproché certains députés d'opposition mercredi-, Mme De Block hérite d'un dossier particulièrement sensible. En 2011, la Belgique a fait face à plus de 25.000 demandes d'asile, soit le chiffre le plus haut depuis dix ans et une hausse de 53% par rapport à 2010, et ce alors que l'administration fait déjà face à un important retard.
Le délai moyen d'examen est actuellement de 13 mois. Une durée que le gouvernement s'est engagé à ramener à six mois dès 2012. Pour y parvenir, Maggie De Block entend lutter contre les demandes multiples, encourager les retours volontaires, mais aussi poursuivre les campagnes visant à dissuader les étrangers de rallier la Belgique.
Comme son prédécesseur Melchior Wathelet l'avait fait, elle se rendra elle aussi dans différents pays tiers. "Mon message y sera le suivant: notre procédure d'asile est courte. Si l'on est débouté, le retour au pays est alors inévitable. Je veux en finir avec l'accueil dans des hôtels et les astreintes impressionnantes qui nous sont imposées", a insisté Mme De Block.
Celle-ci entend mettre également bon ordre dans les procédures de régularisation pour raisons sanitaires, humanitaires, ainsi que le regroupement familial qui sont "largement détournées", selon la secrétaire d'Etat.
Quatre heures de débat
Son exposé a ensuite donné lieu à près de quatre heures de débat avec les députés. Sans surprise, ceux de la majorité ont apporté leur soutien à la politique de Maggie De Block mais avec des accents différents selon les partis.
L'opposition s'est, elle, montrée sans beaucoup plus de surprise nettement plus critique, mais ici aussi avec de très fortes nuances.
Ainsi, selon Théo Francken (N-VA), les changements annoncés mercredi par Maggie De Block ont de fortes chances de rester lettre morte, celle-ci n'ayant pas reçu les fonds nécessaires pour mettre en oeuvre sa politique d'expulsion, selon l'élu nationaliste.
L'Ecolo Zoé Genot a aussi pointé l'absence de budget supplémentaire, notamment pour réduire les délais moyens d'examen des demandes d'asile. "Nous sommes aussi pour une procédure plus rapide, mais à condition qu'elle soit de qualité. Or, ce n'est pas avec des moyens en légère diminution que le service d'asile pourra travailler plus vite! Il y a six ans déjà, Patrick Dewael avait promis de ramener le délai d'examen à six mois...", a-t-elle fustigé.
Olivier Maingain (FDF) a lui déploré le manque de dimension européenne à la réflexion menée par Mme De Block, critiquant dans la foulée l'absence "d'objectifs chiffrés et de délais précis" dans ce programme.
Face à ces critiques, et dans l'attente du contrôle budgétaire de février prochain, la secrétaire d'Etat a assuré qu'elle se "battrait" pour obtenir les fonds nécessaires à la réalisation de sa politique.
Levif.be, avec Belga
Réactions
Pour une fois, réjouissons-nous d'avoir, dans ce domaine, une flamande au gouvernement . Il ne sera pas difficile de trouver des fonds avec les économies que nous réaliserons en supprimant tous les abus consentis par nos ministres PS, CDH et Ecolos.
Pour une fois, réjouissons-nous d'avoir, dans ce domaine, une flamande au gouvernement . Il ne sera pas difficile de trouver des fonds avec les économies que nous réaliserons en supprimant tous les abus consentis par nos ministres PS, CDH et Ecolos.
le fait de désirer leurs expulsions n'est pas actes de racismes,il s'agit d'un acte de courage envers son pays voyez ou nous en sommes les gens qui désirent les garder peuvent en prendre à leurs charge financière mais les belges n'ont pas à subir l'invasion d'étranger qui nous coûte très cher car ses gens ici exigent des papiers,logements et argent ...désolé les belges n'ont pas les moyens que cela vous plaisent ou non...expulsions et retour au pays de ses pauvres gens ils doivent comprendre que la belgique n'est pas la CPAS du monde. Allez Mme DE BLOCK au boulot et n'écoutez pas les autres pensez au bien du pays.
Comme je l'avais écrit dans les commentaires relatifs à l'article précédent, à peine cette dame essaie de trouver des solutions, déjà les critiques, les oppositions. Madame, allez-y, à tous ceux qui vous critiquent, moi je dirai : 1) ma politique ne vous plaît pas ? proposez-moi des alternatives ! 2) êtes-vous de ce ministère ? Non ! alors, mellez-vous de vos affaires. 3) vous voulz du budget, donnez-moi 35% de vos revenus pour payer vos "demandeurs d'asile". En ce qui concerne le regroupement, comme c'est étrange, ils sont tous de la même famille. Moi, je dois payer des assurances complémentaires et des complémentaires aux complémentaires pour espérer une facture finale un peu normale or on me pompe 58% de mon brut pour milles raisons et EUX viennent gratos se faire soigner à mes frais ?Allez-y politicards de mer.. vous allez tout droit vers une révolution et ça va faire mal. Il n'y a pas à se voiler la face, STOP et STOP. Que ce soit 6 ou 12 mois, la réponse est NON. Quand je pense que des "demandeurs d'asile" sont logés à mes frais dans des hôtels alors que des pauvres, des vrais, belges sont à la rue, et ça va encore continuer longtemps cette connerie ? Et puis on s'étonne qu'il y ait des mouvements "extrêmes" ? En 1940, nous avons été envahi, ce fut la guerre. Maintenant, nous sommes envahi, on les acueille et on les paie, enfin, on = ces merd... de politicards car pour moi, je suis presque en guerre. Le mot est fort ? Ouvrez vos yeux, allez sur le terrain voir ce qu'il s'y passe réellement. Que croyez-vous ? Vous serez accueillis comme "sauveur" ? Tout au contraire, on vous regardera avec mépris, haine. Et puis j'en reviens à LA question : une fois chez nous, ils font quoi ? Ceux qui travaillent et s'intègrent sont les bienvenus. Les autres = DEHORS.
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