samedi 26 mai 2012

73 % des Belges favorables aux cafés non-fumeurs

mercredi 22 juin 2011 à 13h59

De plus en plus de Belges sont favorables aux cafés non-fumeurs. Selon une enquête récente, ils sont 73 %, alors qu’ils n’étaient que 65 % en 2010 et 49 % en 2004. 78 % des jeunes entre 15 et 24 ans son favorables à cette législation.

© Thinkstock

Dès le 1er juillet, la Belgique sera le vingtième pays européen à généraliser l’interdiction de fumer dans le secteur de l’Horeca.

La moitié des fumeurs favorables

Selon les résultats d’un sondage réalisé auprès de 4.000 Belges par la Fondation contre le Cancer, près de la moitié (46%) des fumeurs sont favorables à des cafés sans fumée. Parmi les non-fumeurs, ils sont huit sur dix à soutenir la nouvelle réglementation.

Neuf Belges sur dix reconnaissent que le tabagisme passif dans les cafés peut provoquer un cancer des poumons chez ceux qui y travaillent. Six sur dix estiment qu'une interdiction de fumer dans les espaces publics, dont les cafés, permettrait de réduire le nombre d'attaques cardiaques. Ces résultats sont encourageants pour la lutte contre le tabagisme, estime la Fondation.

Juan Coulon, tabacologue à la Fondation contre le Cancer, est cependant étonné que les patients ne soient pas aussi convaincus des dangers du tabagisme passif. "On estime qu'entre 18.000 et 20.000 Belges meurent chaque année du tabagisme actif et 2.000 du tabagisme passif. Mais ces derniers chiffres sont probablement sous-estimés", a indiqué Juan Coulon.

La quasi unanimité pour les restaurants non-fumeurs

96% des sondés, dont 92% des fumeurs au quotidien, considèrent qu'il est plus agréable de se rendre dans un restaurant non-fumeurs. L'interdiction de fumer dans les restaurants est entrée en vigueur en 2007.

Le Vif.be, avec Belga

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Réactions

jovandenberghe | 1 juillet 2011

Et pourquoi faire une généralisation de cette loi stupide? Pour moi, il devrait y avoir deux types de café par rapport à la position du patron (qui a le droit de décider dans SON établissement): si le patron veut qu'on puisse fumer alors on devrait pouvoir fumer, et les non-fumeurs n'ont qu'a passer leurs chemins et si au contraire le patron est anti-cigarettes alors que ce soit les fumeurs qui passent leur chemin. Mais imposé une décision pour tout le monde alors qu'1/3 de la belgique fume c'est tout simplement abérant.

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moniquevrins | 29 juin 2011

Je fais partie de l'équipe porteuse de l'estaminet bruxellois La Fleur en Papier Doré. Lorsque l'établissement a été repris en coopérative (+ de 70 coopérateur) après la faillite en 2006, il n'y avait pratiquement plus de clientèle, mais bien 60 ans de nicotine sur les murs. La main y collait. Comme il était classé, la restauration a été impeccable sous l'oeil des Monuments et Sites et nous avons nettoyé toute cette saleté. Dès la réouverture - fin 2007 et bien avant la loi, nous avons décidé que plus personne ne pourrait y fumer. Non seulement, c'est un vrai plaisir, on respire bien, mais en plus, le bistrot est généralement tellement plein que nous sommes occupés à procéder au 2e agrandissement, après avoir loué le rez-de-chaussée voisin. Alors, sans doute ne faut-il pas redouter le sans-tabac, surtout que maintenant la généralisation de la mesure écarte la concurrence sur cet aspect.

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Th_Deliège | 29 juin 2011

De fait, historiquement, les fumeurs ont fréquemment manqué de courtoisie à l'égard des non fumeurs. Mais pourquoi ai-je systématiquement l'impression de voir cette frustration jadis refoulée, aujourd'hui jaillir avec d'autant plus de véhémence que le matraquage législatif et médiatique se trouve de leur côté ? Si l'enquête indique que la moitié des fumeurs est favorable à une interdiction du tabagisme dans les cafés, elle oublie étonnamment de déterminer le pourcentage de non fumeurs fréquentant ce type d'établissement. Ce qui me dérange n'est pas tant l'interdction du tabac dans l'Horeca, qui demeure en soi une bonne chose, plutôt que l'ingérence systématique d'encravatés ignorants des réalités sociologiques au sein de notre mode de vie. Peut-être paye-t-on le manque de courtoisie évoqué supra par cet assistanat insupportable. Mais dans ce cas, je réclame aussi l'interdiction du travail dans les sidérurgies (encore bien plus toxiques malgré l'emploi de protections), l'industrie pétro-chimique ou tout autre milieu mettant en péril la population des travailleurs. Au temps pour moi, on m'annonce à l'instant que la solution à ces problème s'appelle le chômage...

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Patrice Tounet | 24 juin 2011

Si le client est libre, connait les risques et s'expose d'un façon consciente on peut parler d'entrave à la liberté. Par contre, pensons aux nombreuses personnes qui y travaillent et qui sont eux obligées de subir le tabagisme passif. Et ne me dites pas qu'ils pourraient travailler autre part. De nos jours, le boulot ne se trouve pas au coin de la rue. Pendant pas mal d'années, fumer au bureau, au resto, etc était également permis. Les non fumeurs ont subit pendant longtemps l'incivisme des fumeurs, et ils ne s'en privaient pas.

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alain_d | 23 juin 2011

Ce que tu exhales de tes poumons englués de goudrons, sors par ta bouche aux douces senteurs de vieux mégot froid et pénètre dans mes poumons de non fumeur....c' est ça que tu appelles la liberté individuelle, de faire partager ton poison avec les êtres qui ne le désirent pas ? Pourquoi ne pas créer, pour les pauvres tabagiques, des fumeries publiques ou ils pourraient s' aider à mourir les uns les autres, à l' instar des ancienne s fumeries d' opium....

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