Westerwelle: les Allemands "pas boucs émissaires" des erreurs politiques italiennes

19/12/12 à 09:40 - Mise à jour à 09:40

Source: Le Vif

(Belga) Les Allemands "ne veulent pas devenir les boucs émissaires des manquements des responsables italiens dans le passé" et l'Europe "ne doit pas servir de paratonnerre dans une campagne électorale populiste", a déclaré mercredi dans une interview le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle.

Guido Westerwelle, qui se trouve à Rome pour la présentation d'un rapport d'historiens sur les crimes allemands de 1943 à 1945 en Italie, a souligné dans le quotidien Corriere della Sera que "la grande majorité des Italiens sait bien que l'Allemagne n'est pas responsable des problèmes de l'Italie et de son déficit public élevé". "L'Allemagne et le gouvernement allemand ne participent pas à la campagne électorale italienne. Mais nous nous sommes exprimés avec une grande énergie pour la poursuite de la politique des réformes qui a été engagée" depuis plus d'un an par le gouvernement de techniciens de Mario Monti. "Aujourd'hui aussi une politique sociale responsable est une politique de réformes, capable de créer des opportunités pour tous, particulièrement les jeunes", a estimé le ministre libéral (FDP) allemand. L'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, qui a annoncé vouloir se présenter comme chef de file du centre-droit aux élections législatives de début 2013, critique souvent l'Allemagne d'Angela Merkel, et ce qu'il considère comme sa domination de l'Europe et de ses grandes orientations. "Avec de nouvelles dettes, une nouvelle instabilité, on ne crée pas de nouveaux emplois", a martelé Guido Westerwelle, en allusion à un éventuel retour du berlusconisme et de ses recettes. (PVO)

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