Vote en commission d'une proposition de loi contre les grèves sauvages - Labille dénonce une rupture avec une tradition de concertation sociale

01/04/14 à 20:25 - Mise à jour à 20:25

Source: Le Vif

(Belga) Les partis qui ont voté en commission du Sénat, la proposition de loi visant à assurer la continuité de service public à la SNCB ont décidé de sacrifier le processus de concertation sociale à l'oeuvre dans notre pays, pour des raisons purement idéologiques. Ils ont fait preuve de fébrilité électorale, a dénoncé mardi soir le ministre PS des Entreprises Publiques Jean-Pascal Labille.

Selon l'auteur de la proposition, le MR François Belot, ce texte prévoit l'inscription dans le contrat de gestion des modalités visant à enrayer les grèves sauvages, des sanctions financières et les possibilités de remboursement de l'usager si des grèves sauvages étaient déclenchées. Le ministre de tutelle de la SNCB, Jean-Pascal Labille, se dit opposé à ce texte soutenu en commission de l'Infrastructure par les sénateurs MR, NVA, Open VLD et CD&V et qui vise "à conditionner les investissements consentis par le gouvernement fédéral dans les chemins de fer belges au droit de grève des cheminots". Pour lui, "cette alliance des droites" s'est accordée sur le principe d'introduire dans le contrat de gestion de la SNCB et d'Infrabel le protocole d'accord signé en mars 2013 entre les directions et les syndicats des entreprises concernées. Ce texte, dont chaque partie a respecté la lettre depuis sa signature, prévoit notamment une procédure de sonnette d'alarme dès que les syndicats estiment qu'il y a un problème. "Désormais, les sénateurs MR, NVA, Open VLD et CD&V ont prévu qu'en cas de non-respect de ce protocole, ce n'est ni plus ni moins que le financement des chemins de fer belges qui serait purement et simplement menacé", en a déduit M. Labille. Pour Jean-Pascal Labille, ce faisant "les sénateurs de droite font peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête de tout voyageur: si une partie, tant syndicale que patronale, venait à ne pas respecter ce protocole d'accord, ce serait tout bonnement la fin des chemins de fer publics". (Belga)

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