Vote électronique - Participation de l'UCL à un logiciel US se voulant moins coûteux et plus vérifiable

16/07/14 à 19:09 - Mise à jour à 19:09

Source: Le Vif

(Belga) Une équipe américaine épaulée d'un chercheur de l'UCL a présenté récemment, en vue des élections aux Etats-Unis, un système de vote électronique inspiré de celui de l'université néolouvaniste, revendiquant une capacité de vérification "universelle" à moindre coût, a annoncé l'université.

Ce système, présenté dans la dernière édition de "Discover magazine" après avoir fait l'objet d'une publication scientifique, se fonde sur l'outil utilisé en 2009 par l'UCL lors de la première élection de son recteur au suffrage universel. "Le Crypto Group de l'UCL avait été le premier à concevoir et déployer dans une élection réelle un système de vote vérifiable universellement, c'est-à-dire sans dépendre de tiers, organisateurs ou concepteurs du système", commente l'université. Les élections du 25 mai dernier avaient elles été marquées par un bug informatique de grande ampleur dans plusieurs bureaux qui ont eu recours au vote électronique. Ce système est loin d'être répandu en Wallonie, où son coût et les questions qu'il laisse planer sur la vérification du vote et d'éventuelles ingérences externes le disqualifient souvent par rapport au crayon rouge. Aux Etats-Unis, les autorités d'Austin (Texas), soucieuses de remplacer des machines à voter vieilles de 8 ans et d'obtenir des meilleures garanties quant à la correction des résultats et à la confidentialité des votes, tout en maintenant un coût raisonnable, ont elles décidé de lancer un appel au monde académique. Cela a débouché en 2012 sur la constitution d'une équipe pluridisciplinaire, incluant des chercheurs d'une multinationale informatique, d'universités américaines et d'Olivier Pereira, chercheur à l'UCL Crypto Group. Ils ont étendu l'outil néolouvaniste à Star-Vote "en vue d'obtenir des résultats d'élection d'une fiabilité sans égale aujourd'hui", selon eux. Pour un meilleur contrôle des coûts, le système a été conçu pour fonctionner avec un matériel standard, afin de dissocier les contraintes logicielles du système de celles de support matériel, souvent prohibitif. "La Belgique, qui utilise encore par endroit du matériel de vote de 20 ans d'âge avec le bonheur que l'on sait, pourrait s'inspirer de cette tendance à concevoir des systèmes qui ne sont pas automatiquement liés à une maintenance coûteuse qui rend frileux les pouvoirs publics", commente l'UCL. Un système de vote électronique avec preuve papier a déjà été utilisé dans 151 communes flamandes ainsi que deux bruxelloises lors des deux derniers scrutins. (Belga)

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