Visite du président chinois: Amnesty International dénonce les atteintes à la liberté d'expression

31/03/14 à 11:43 - Mise à jour à 11:43

Source: Le Vif

(Belga) Des militants d'Amnesty International ont déroulé lundi des banderoles au-dessus des principaux tunnels de la petite Ceinture de Bruxelles, souhaitant ironiquement la "Bienvenue au grand leader de la République populaire de Chine". L'organisation interpelle de façon "humoristique" le président Xi Jinping, qui effectue une visite d'Etat de trois jours en Belgique, sur les graves atteintes à la liberté d'expression dans son pays et sur la répression contre le "Mouvement des Nouveaux Citoyens", un réseau de plusieurs milliers de citoyens militant pour les droits des civils en Chine.

Visite du président chinois: Amnesty International dénonce les atteintes à la liberté d'expression

"Le président chinois ne souhaitait visiblement pas voir de manifestants sur son parcours et notre demande d'autorisation a donc été rejetée. Ce qui en soit est déjà préoccupant", déplore Philippe Hensmans, directeur d'Amnesty International Belgique francophone. "Nous avons donc opté pour une approche plus humoristique qui consiste à glorifier les relations entre l'Union européenne et la Chine alors que les Etats européens sont réticents à mettre les droits humains au centre de leur dialogue avec le président Xi Jinping. Mais non sans rappeler certains articles de la Déclaration universelle des droits de l'Homme inscrits en chinois sur les banderoles et demander la libération de l'activiste Xu Zhiyong du Mouvement des Nouveaux Citoyens", ajoute M. Hensmans. Amnesty rappelle dans un communiqué que les atteintes à la liberté de parole sont pratiques courantes en Chine. "Les écrivains, journalistes et défenseurs des droits humains qui dénoncent les atteintes aux droits fondamentaux ou remettent en cause des pratiques jugées politiquement sensibles risquent d'être victimes de surveillance policière, de harcèlement et d'arrestations arbitraires", souligne l'ONG. "L'Union européenne a déjà exprimé son inquiétude quant à ces violations massives des droits humains en Chine, mais de manière trop frileuse. La visite du président chinois est donc une occasion inespérée pour les dirigeants de l'Union européenne de mettre ces atteintes aux droits humains réellement au coeur de leurs discussions avec la Chine", conclut Amnesty. (Belga)

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