Vaste fraude diamantaire - "Le montant de 3 milliards d'euros n'est pas correct"

20/03/13 à 12:36 - Mise à jour à 12:36

Source: Le Vif

(Belga) Le secrétaire d'Etat chargé de la Lutte contre la fraude, John Crombez (sp.a), a regretté mercredi l'utilisation faite par certains députés d'éléments provenant d'enquêtes en cours. Le secrétaire d'Etat a souligné que bien souvent les informations relayées par la presse concernant ces enquêtes étaient erronées et mettaient en danger la bonne tenue des enquêtes. M. Crombez a ainsi indiqué que l'information selon laquelle l'affaire Omega Diamonds portait sur une fraude de 3 milliards d'euros "n'était pas correcte".

A l'agenda de la Commission des Finances de la Chambre figuraient mercredi des questions relatives à différentes enquêtes pendantes auprès de l'inspection spéciale des impôts (ISI). Jacqueline Galant (MR) et Olivier Destrebecq (MR) souhaitaient en savoir plus à propos de la Maison Syndicale Internationale, Peter Dedecker (N-VA) l'interrogeait concernant l'ACW et Christophe Lacroix (PS) lui avait posé une question sur Omega Diamonds. John Crombez s'est dit irrité par cette manière de travailler. Il a indiqué ne pas vouloir, ni pouvoir, apporter de réponse complète à propos d'enquêtes en cours. L'ISI est par ailleurs tenue au secret professionnel. Et simplement, ces enquêtes portant sur des personnes, des organisations ou des entreprises "doivent pouvoir se dérouler sans que tout soit immédiatement étalé dans la presse", s'est-il insurgé. Car, bien souvent, ce qu'écrivent les journaux est tout simplement faux, a-t-il précisé, en évoquant l'affaire Omega Diamonds et ses 3 milliards de fraude. "Si cela déjà n'est pas correct, que dire des cartes blanches, commentaires et articles qui s'en inspirent", a dit John Crombez. Mais le plus dangereux, a estimé le secrétaire d'Etat, est que ces allégations risquent de mettre à mal les enquêtes en cours. "Je me fais énormément de souci à cet égard", a-t-il indiqué. "Le parlement a mis en place un système de transactions financières en matière pénale, de manière à mieux pouvoir appréhender la grande fraude. Mais dans la pratique, il est très difficile d'opérer avec de fausses informations qui circulent à gauche et à droite", a-t-il conclu. (KNS)

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