Vande Lanotte satisfait par le salaire minimum dans le secteur de la viande en Allemagne

12/09/13 à 09:30 - Mise à jour à 09:30

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre de l'Economie Johan Vande Lanotte et la Fédération Belge de la Viande (Febev) se sont réjouis de l'accord intervenu entre les quatre plus grandes entreprises allemandes du secteur et les syndicats sur un salaire minimum de 8,5 euros de l'heure, écrit jeudi le journal De Tijd. Les employeurs allemands souhaitent de la sorte mettre fin à un contentieux socio-économique soulevé notamment par la Belgique.

C'est un reportage de la chaîne ARD qui avait mis le feu aux poudres en dévoilant que, dans le secteur de la viande, des ouvriers pouvaient travailler en Allemagne jusqu'à 60 heures par semaine pour 3 euros de l'heure. La plupart du temps, il s'agit de travailleurs d'Europe de l'Est recrutés par des sous-traitants mal intentionnés. Ces pratiques pèsent lourdement sur le secteur de la viande en Belgique qui souffre de concurrence déloyale. Le ministre de l'Economie Johan Vande Lanotte était dès lors monté au créneau, saisissant la Commission européenne à la suite de plaintes déposées par les entreprises belges. L'exécutif européen avait cependant répliqué qu'il ne pouvait contraindre les Etats membres à introduire un salaire minimum. L'introduction d'un salaire minimum dans le secteur de la viande en Allemagne réjouit aujourd'hui Johan Vande Lanotte. En l'absence de règles, la concurrence loyale n'était pas possible et les conditions de travail étaient inacceptables, a-t-il dit sur la VRT-Radio. La fédération belge a également affiché sa satisfaction dans le Tijd tout en faisant observer que le coût du travail restait trop important en Belgique. "L'Allemagne a définitivement pris le dessus en ce qui concerne le travail manuel à grande échelle dans la transformation de la viande", selon Thierry Smagghe de la Febev. Pour la fédération, le seul avenir réside dans les marchés de niche qualitatifs et la sécurité alimentaire. "Il faut introduire un certain nombre de règles dans le secteur de sorte qu'il devienne plus concurrentiel dans notre pays", a admis Johan Vande Lanotte. (Belga)

Nos partenaires