USA/Réforme santé - Obama dit avoir entendu les Américains, annonce une concession

14/11/13 à 19:49 - Mise à jour à 19:49

Source: Le Vif

(Belga) Le président Barack Obama a affirmé jeudi avoir entendu "cinq sur cinq" les plaintes d'Américains dont les polices d'assurance maladie ont été résiliées, et a annoncé une solution administrative en forme de concession pour leur permettre de les garder.

Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, M. Obama a aussi reconnu que le lancement raté du volet central de sa réforme de l'assurance-maladie depuis début octobre avait provoqué une perte de confiance de ses administrés, et s'est dit déterminé à la regagner. La solution administrative annoncée par le président vise à permettre à des millions d'assurés actuels de conserver pendant encore un an leurs forfaits d'assurance, menacés de résiliation car ils ne répondaient pas aux nouveaux critères exigeants de la loi en terme de couverture. Les républicains, et de plus en plus de démocrates, réclamaient un changement pour que les Américains dont les forfaits d'assurance ont été annulés puissent les conserver en 2014, même s'ils ne répondent pas aux critères d'"Obamacare". "Je comprends à quel point (une résiliation) peut provoquer la détresse de nombreux Américains, en particulier après qu'ils m'eurent entendu dire que s'ils aimaient leur forfait, ils pouvaient le garder", a-t-il dit avant d'assurer que "les assureurs pourront prolonger les forfaits actuels qui seraient autrement annulés en 2014, et les Américains dont les forfaits ont été annulés pourront choisir de souscrire au même genre de forfait". Alors que sa cote de confiance a plongé dans l'opinion depuis début octobre, M. Obama a affirmé qu'il était "légitime pour (les Américains) de s'attendre à ce que je regagne un peu de confiance sur la réforme de la santé en particulier, et en général". "C'est moi le responsable. Nous avons raté le lancement de cette réforme", a-t-il avoué. M. Obama a aussi reconnu qu'Obamacare, fleuron de son bilan social, avait constitué ces derniers temps un "fardeau" pour ses alliés démocrates, dont certains ont manifesté leur inquiétude sur les conséquences électorales de ce ratage, un an avant les législatives de la mi-mandat. (Belga)

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