USA: les enquêteurs craignent de ne pas découvrir le mobile du tireur de Fort Hood

05/04/14 à 00:06 - Mise à jour à 00:06

Source: Le Vif

(Belga) Les policiers et militaires américains qui enquêtent sur la tuerie perpétrée mercredi sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), pourraient bien ne jamais découvrir les motivations qui ont poussé le tireur à agir, a affirmé vendredi l'un des enquêteurs.

USA: les enquêteurs craignent de ne pas découvrir le mobile du tireur de Fort Hood

Le caporal Ivan Lopez, 34 ans, a tué 3 personnes et en a blessé 16 autres avant de se donner la mort avec son pistolet quand il s'est retrouvé face à la police militaire. "A ce stade, nous n'avons pas établi de mobile concret, mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour le faire. Mais comme le tireur est mort, il est possible que nous ne sachions jamais exactement pourquoi il a fait ce qu'il a fait", a déclaré Chris Gray, membre du CID, le service d'enquête criminelle de l'armée de Terre. Depuis le début, la personnalité du tireur et ses problèmes de dépression et d'anxiété sont au coeur de l'enquête, à laquelle participent quelque 150 policiers et enquêteurs de l'armée. Ils ont déjà entendu plus de 900 témoins, selon lui. Son déploiement de quatre mois en 2011 en Irak les intéressent particulièrement. "Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas découvert d'événement traumatique spécifique, de blessure au combat ou de rencontre avec l'ennemi" auxquels Ivan Lopez aurait pu être exposé, selon le général Mark Milley, commandant la base de Fort Hood. "Nous ne pensons pas que son état de santé soit le facteur direct ayant précipité" les faits, a-t-il confié lors d'une conférence de presse. "Nous pensons que c'est plus vraisemblablement une dispute" qui s'est déroulée au sein de son unité peu avant les faits, a-t-il ajouté, sans donner plus de précision. Plusieurs victimes d'Ivan Lopez font partie des personnes avec qui il a eu cette altercation. Pour autant, le général Milley se refuse à considérer qu'elles ont été spécifiquement ciblées par le tireur. Les trois soldats tués étaient âgés de 37 à 39 ans. Sur les 16 personnes blessées, six restaient hospitalisées deux jours après les faits, selon lui. (Belga)

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