USA: le ministre américain de la Justice soupçonné de faux témoignage

03/06/13 à 01:22 - Mise à jour à 01:22

Source: Le Vif

(Belga) La commission de la Justice de la Chambre des représentants des Etats-Unis cherche à savoir si l'"attorney general" (le ministre de la Justice) Eric Holder a fait sous serment un faux témoignage. Ses soupçons s'inscrivent dans l'affaire des écoutes téléphoniques de journalistes, un dossier qui fait grand bruit aux Etats-Unis.

USA: le ministre américain de la Justice soupçonné de faux témoignage

Mercredi dernier, le président de la commission en question, le républicain Bob Goodlatte et un autre élu républicain ont demandé au ministre américain de la Justice Eric Holder des précisions sur sa déposition devant le Congrès le 15 mai, au cours de laquelle il a affirmé n'avoir jamais ordonné une enquête sur un journaliste de la chaîne de télévision Fox News, James Rosen. "Il est exact que nous menons une enquête sur les déclarations d'Eric Holder, déclarations qui ont été faites sous serment", a confirmé Bob Goodlatte dimanche lors de l'émission 'Fox News Sunday'. "Mais il est très important que l'attorney general ait la possibilité de nous répondre et nous ne nous prononcerons pas tant que nous n'aurons pas reçu sa réponse", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, Eric Holder a bien approuvé des écoutes téléphoniques et la surveillance de messageries électroniques de la chaîne de télévision, de tendance conservatrice, Fox News, après des fuites relatives à la Corée du Nord. D'après l'une des sources, l'administration américaine a officiellement réclamé la saisie des données relatives à cinq numéros de téléphone liés à Fox News. James Rosen avait rapporté en juin 2009 que les services de renseignement américains redoutaient de nouveaux essais nucléaires nord-coréens à la suite de sanctions adoptées par les Nations unies contre Pyongyang. Stephen Kim, ex-analyste du département d'Etat soupçonné d'être la source de James Rosen, doit comparaître en justice en 2014 pour infraction à la législation sur le contre-espionnage. James Rosen lui-même n'est pas poursuivi. (Belga)

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