Une maternologie au Centre Régional de Soins Psychiatriques Les Marronniers à Tournai

04/02/13 à 18:19 - Mise à jour à 18:19

Source: Le Vif

(Belga) Eliane Tillieux, ministre wallonne de la santé, a visité lundi une nouvelle cellule de maternologie à l'occasion de ses voeux au personnel du Centre Régional de Soins Psychiatriques (CRP) "Les Marronniers" à Tournai. L'unité "Ylang Ylang" est unique dans la partie francophone du pays.

"Le Centre Régional de Soins Psychiatriques Les Marronniers de Tournai s'inscrit résolument dans la psychiatrie de demain, une psychiatrie qui s'ouvre vers l'extérieur, qui s'humanise", a notamment déclaré Mme Tilleux lors de la visite du pavillon des Kiwis. A l'initiative de la direction du CRP, cet espace accueille depuis peu une maternologie dénommée Ylang Ylang. "On ne nait pas mère, on le devient! Une femme sur dix éprouve des difficultés maternelles. Lorsque la mère est encore adolescente, les difficultés touchent une mère sur deux! La maternité ne va pas de soi, elle ne relève pas d'un instinct. Or les difficultés maternelles ont des répercussions sur la naissance psychique du bébé et sur son développement", explique le Dr Benjamin Delaunoit, directeur médical du CRP. L'unité Ylang Ylang de Tournai accueille trois dyades maman, de 16 à 22 ans, et leurs bébés, jusque 1 an. Elle peut aussi accueillir le papa ainsi que des femmes enceintes. A ce jour, les trois chambres (3 x 2 lits) sont déjà occupées. Le concept de maternologie vient de France et le personnel tournaisien a été formé dans l'Hexagone. L'équipe se compose de dix équivalents temps plein (puéricultrice, kiné, assistante sociale, pédopsychiatre, infirmière...). "La maternologie est une démarche thérapeutique qui s'attache à la dimension psychique de la maternité et qui prend en compte les difficultés de la relation mère-enfant. Elle est aussi une réelle prévention contre la "mal-naissance" et la maltraitance. Le binôme mère-bébé est épaulé pendant quelques semaines dans la maternologie. Il y a ensuite un suivi, soit à domicile, soit via des consultations", précise encore le Dr Delaunoit. (CYA)

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