Une campagne internet pour adopter les anti-Brexit

30/06/16 à 12:19 - Mise à jour à 12:19

Cette semaine, le journal roumain Gandul a lancé une campagne appelée " Romanians adopt Remainians " (un jeu de mots entre les deux termes, " remanians " étant ceux qui souhaitaient rester dans l'UE). Via cette initiative humoristique, le pays tend les bras à ceux qui étaient contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Une campagne internet pour adopter les anti-Brexit

© REUTERS

"Mes chers Roumains, les bonnes personnes qui partagent les valeurs européennes et ont voté pour rester (dans l'UE) méritent de faire partie de notre famille. Soyons volontaires pour que chaque "Remainian" soit adopté par un Roumain ". C'est en ces mots qu'est introduite la campagne "Romanians adopt Romainians".

Sur le site, deux onglets permettent soit d'adopter, soit d'être adopté en s'identifiant via Facebook. Cette campagne offre aussi au 48% des Britanniques qui ont voté contre le Brexit de déposer une candidature pour obtenir une carte d'identité roumaine. Le site va alors attribuer au "Remainer" une fausse carte d'identité avec un nouveau nom roumain (en ajoutant "escu" à la fin de son nom de famille), le nom de la personne qui l'a adopté et le lieu où il pourra aller vivre.

Une campagne internet pour adopter les anti-Brexit

© http://romaniansadoptremainians.gandul.info/

Hausse des discours anti-immigration

Le site du média Gandul essaye d'appâter ceux qui croient encore en l'Europe en leur offrant une nouvelle vie dans les Carpates loin "des partisans du Brexit, des querelles et du mauvais temps". Utilisant l'humour, la campagne met en évidence de nombreux problèmes auxquels la région doit faire face et dénonce l'intolérance et les attaques raciales que subissent les Britanniques issus de l'immigration depuis le référendum de la semaine passée. Des dépliants et brochures anti-immigrants disant "Sortir de l'UE - plus aucune vermine polonaise" avaient été déployés sur les voitures et près des écoles, le lendemain du Brexit.

Ce n'est pas la première campagne du genre lancée par le journal roumain. En effet en 2014, Gandul avait initié le projet #WyDontYouComeOver (pourquoi ne viendrez-vous pas) offrant du boulot et des logements aux Britanniques. Cela faisait suite aux craintes de ces derniers de voir un afflux massif de migrants roumains et bulgares qui voleraient leur travail, suite à l'assouplissement de restrictions en termes d'immigration.

Par F. Ca.

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