Un soldat ultra-orthodoxe attaqué par ses coreligionnaires à Jérusalem

09/07/13 à 22:21 - Mise à jour à 22:21

Source: Le Vif

(Belga) Les forces de l'ordre israéliennes sont intervenues mardi pour secourir un soldat ultra-orthodoxe attaqué par des dizaines de coreligionnaires dans le quartier religieux de Mea Shearim, a annoncé la police.

Cet incident intervient en plein débat national sur la fin de l'exemption de service militaire pour des dizaines de milliers d'ultra-orthodoxes. "Des policiers ont secouru un soldat ultra-orthodoxe qui s'était réfugié dans un immeuble de Mea Shearim après avoir été attaqué par des dizaines de hahedim" (ultra-orthodoxes), a déclaré le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. "Les policiers ont été attaqués à coups de pierres par 100 à 150 hahedim qui ont tenté de les empêcher de pénétrer dans l'immeuble", a-t-il ajouté, précisant que quatre personnes avaient été arrêtées et que le soldat avait été évacué sain et sauf. Le ministre des Finances Yaïr Lapid, chef de file du parti de centre-droit Yesh Atid, a dénoncé un acte "intolérable". Plusieurs rabbins ultra-orthodoxes ont condamné l'attaque, en particulier le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Arye Deri. Le gouvernement israélien a approuvé dimanche un projet de loi stipulant que les ultra-orthodoxes, qui représentent environ 10% des 8 millions d'Israéliens, devront effectuer un service militaire ou un service civil. Le service militaire est obligatoire en Israël et dure trois ans pour les hommes et deux pour les femmes. Mais des dizaines de milliers d'hommes ultra-orthodoxes étudiants dans des yeshivas (école talmudique) en sont actuellement exemptés. Une très petite minorité d'entre eux décident cependant de faire leur service militaire dans des unités spécialement aménagées, au risque de s'attirer les foudres de leurs coreligionnaires. Toutes les tentatives pour étendre le service militaire ont été violemment rejetées par les partis ultra-orthodoxes, qui n'ont cependant pas été intégrés dans la coalition formée par M. Netanyahu en début d'année. (Belga)

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