Un rapport remis à Hollande prône un renforcement de l'influence de la France dans l'Otan

14/11/12 à 18:57 - Mise à jour à 18:57

Source: Le Vif

(Belga) L'ex-ministre français Hubert Védrine estime qu'une nouvelle sortie française du commandement intégré de l'Otan "n'est pas une option", mais que la France doit au contraire renforcer son influence au sein de l'Alliance atlantique, dans un rapport remis mercredi à François Hollande.

Un rapport remis à Hollande prône un renforcement de l'influence de la France dans l'Otan

Le président français avait chargé M. Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, d'évaluer les conséquences pour la France d'une éventuelle sortie du commandement intégré de l'Otan que la France avait réintégré en 2009 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. "Une (re)sortie française du commandement intégré n'est pas une option", écrit M. Védrine dans son rapport. "Elle ne serait comprise par personne, ni aux Etat-Unis ni en Europe, et ne donnerait à la France aucun nouveau levier d'influence, au contraire". Il suggère que la France doit au contraire "s'affirmer beaucoup plus dans l'Alliance, et y exercer une influence accrue, s'y montrer vigilante et exigeante". Selon M. Védrine, Paris doit également "continuer de plaider, malgré tout, en faveur d'une Europe de la défense dans le cadre de l'Union". "Sans le réveil d'une volonté politique forte (...) tous les mécanismes de l'Europe de la défense resteront sur le papier, partiels ou inanimés. Dans le cas contraire, ils se réveilleront", estime-t-il, en soulignant que la crise au Sahel "peut s'avérer un test à maints égards". Dans un communiqué, l'Elysée a indiqué que le président Hollande a "largement approuvé les conclusions" de l'ancien ministre, "aussi bien sur le renforcement de l'influence de la France au sein de l'Otan" que sur la mobilisation de ses partenaires européens en faveur de l'Europe de la défense. En 1966, le général de Gaulle, alors chef de l'Etat, avait décidé la sortie de la France du commandement intégré de l'Alliance atlantique. Une décision sur laquelle Nicolas Sarkozy avait décidé de revenir en avril 2009. (PVO)

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