Un jeune footballeur de 7 ans décède lors d'un entraînement à Jette

11/10/12 à 13:27 - Mise à jour à 13:27

Source: Le Vif

(Belga) Un jeune footballeur de 7 ans du RSD Jette est décédé subitement mercredi soir lors d'un entraînement, a indiqué jeudi à l'agence Belga le président du club, Albert Jacobs, confirmant ainsi une information de La Capitale.

Le petit Mehdi s'est écroulé subitement lors de son entraînement avec les diablotins du RSD Jette, mercredi vers 18h. Les ambulanciers appelés sur les lieux ont tenté de le réanimer, mais l'enfant est décédé sur place. Le président du club, qui n'était pas présent au moment du drame, ne dispose actuellement pas de davantage d'informations sur les circonstances du décès. "Nous conseillons à tous les parents de joueur de réaliser une visite médicale avec leur enfant avant le début de la saison", a-t-il déclaré, très ému, à l'agence Belga. "Mais ce n'est pas obligatoire. En l'occurrence, je ne sais pas si cela avait été le cas." Sans savoir si la présence d'un défibrillateur à proximité du terrain aurait pu changer quelque chose, M. Jacobs précise qu'un appareil avait déjà été commandé, mais qu'il n'a pas encore été livré. Les cas de mort subite à la suite d'un problème cardiaque trouvent leur origine soit dans un trouble au niveau du rythme cardiaque, soit dans une malformation passée inaperçue, explique le cardiologue pédiatre Stéphane Moniotte (UCL). "Chez de si jeunes enfants, le décès résulte plus souvent d'éléments pré-existants, comme une malformation. Celle-ci n'a généralement pas été décelée car les jeunes enfants ne sont pas très actifs jusqu'à ce qu'ils entament la pratique d'un sport. Et lorsqu'un joueur ressent une douleur, mais que celle-ci s'estompe relativement vite, elle reste souvent sans suite." Dans certains cas, le trouble cardiaque est indétectable sans passer par des tests poussés, comme une épreuve d'effort, poursuit le cardiologue. "Faire passer des tests aux 400.000 jeunes footballeurs de Belgique n'est pas impossible, mais cela représente un coût important qui ne pourrait être assumé par l'Inami." Selon le Dr Moniotte, "les cas de mort subite par arrêt cardiaque ne sont pas plus fréquents, ils sont peut-être un peu plus nombreux car la pratique sportive augmente, mais ils sont surtout plus médiatisés." (FEJ)

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