Un édito ambigu sur l'homosexualité créée une polémique autour des Petits Riens

11/03/13 à 12:33 - Mise à jour à 12:33

Source: Le Vif

(Belga) Un éditorial paru dans le journal des Petits Riens et signé par le directeur général de l'association, évoquant l'homosexualité comme maladie, crée une polémique qui pourrait nuire à l'association qui a pour but d'accompagner les personnes défavorisées. Contacté par l'agence Belga, l'auteur du texte estime avoir été mal compris. Il affirme que la thèse selon laquelle l'homosexualité est une maladie est indéfendable. Il reconnaît que son éditorial était "mauvais" et comprend qu'il ait pu être mal interprété.

Un édito ambigu sur l'homosexualité créée une polémique autour des Petits Riens

Dans son texte, Julien Coppens critique la pensée dominante et les médias qui utilisent des caricatures "plutôt que transmettre une information plus ou moins complète et objective". "Je suis aujourd'hui surpris par les réactions à mon édito. Je suis victime de ce que je dénonce", déclare M. Coppens. Dans cet éditorial, M. Coppens revient sur le débat en France sur le mariage homosexuel et critique certains médias qui ont exploité de manière caricaturale le témoignage d'une Française qui considère les homosexuels comme des personnes malades. Plutôt que de condamner clairement ce témoignage, l'éditorialiste défend le droit d'émettre des avis "hors du coup". "J'ai un avis sur la question de l'homosexualité et je ne suis pas le seul", écrit le directeur général des Petits Riens, sans préciser son avis. "Certains condamnent, d'autres crient à l'intolérance, d'autres sont indécis... et alors? ? Est-ce mal de croire que l'homosexualité est une maladie (...)? Le risque du diktat des opinions et de l'intolérance qui en découle n'est-il pas de loin plus grand que celui "d'attraper l'homosexualité"?", ajoute l'éditorialiste. "C'était un exemple", se défend-il aujourd'hui. "Je voulais mettre en balance deux idées. Mais je ne partage pas ce point de vue sur les homosexuels. J'aurais pu parler aussi des terroristes pour illustrer ce débat. Je ne soutiens pas leur cause mais il faut pouvoir entendre ce qu'ils ont à dire pour comprendre". (FCH)

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