Un 11 juillet sur fond de 6e réforme de l'Etat

11/07/13 à 18:06 - Mise à jour à 18:06

Source: Le Vif

(Belga) Les commentaires n'ont pas manqué jeudi, en marge de la fête du 11 Juillet, à propos de l'accord sur la 6e réforme de l'Etat. Interrogés par les médias, le président de la N-VA, Bart De Wever, n'a pas manqué de rappeler ses critiques tandis que le premier ministre Elio Di Rupo et les membres de la coalition fédérale ont défendu l'aboutissement de leur long travail.

Un 11 juillet sur fond de 6e réforme de l'Etat

Solution à BHV, responsabilisation, autonomie, compétences accrues, a rappelé M. Di Rupo. Selon lui, "c'est le début d'une autre période". Que la N-VA se montre critique, il n'y voit rien d'étonnant. "La critique est normale dans une démocratie. Mais les disputes et la critiques n'offrent pas de solutions aux citoyens et aux entrepreneurs". "C'est le plus beau 11 Juillet depuis 1302", a osé le vice-premier ministre CD&V, Pieter De Crem. "Le centre de gravité s'est déplacé vers les entités fédérées", ont répété le ministre-président flamand, Kris Peeters, et le président du CD&V, Wouter Beke, qui profitera de la fête pour aller boire un verre. "Si certains préfèrent boire du vinaigre, c'est leur affaire". "La Flandre reçoit de nouvelle compétences, mais à un prix incroyable. La Flandre est de nouveau punie en tant que bon élève alors que Bruxelles, qui a accumulé les déficits, reçoit un sac plein d'argent", a répondu, amer, M. De Wever. Le leader des nationalistes flamands ne trouve guère de similitudes entre la note qu'il a rédigée en 2010, alors qu'il était "clarificateur" royal et l'accord conclu entre les huit partis. "Dans ma note, se trouvait une autonomie fiscale complète. 'Das Whare ist das Ganze' (le Vrai est le Tout)", a-t-il répliqué, en citant Hegel. Et de réitérer son plaidoyer pour la mise en oeuvre de l'article 35 de la Constitution, qui prévoit de définir limitativement les compétences fédérales. M. De Wever est bien conscient de l'isolement de son parti sur la scène politique. "C'est la N-VA contre les partis traditionnels qui se sont retrouvés dans l'anti N-VA. Le 'N-VA-bashing' va encore durer", a-t-il prédit. Le vice-ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), a dénoncé l'unilatéralisme de M. Di Rupo qui impose à la Flandre de payer la pension de ses fonctionnaires alors qu'elle ne reçoit pas de compétence dans cette matière ou règle sa contribution à l'assainissement des finances publiques. "C'est n'est pas le fédéralisme de coopération auquel M. Di Rupo affirme se prêter", a-t-il jugé. Le ministre-président wallon, Rudy Demotte, a évoqué un accord équilibré qui ne répond pas aux seules demandes de la Flandre. Le premier Wallon voit d'un bon oeil la suggestion de son collègue Kris Peeters d'un entretien hebdomadaire du roi avec les ministres-présidents. "Je dois donner donner raison à M. Peeters sur un point: ce ne serait pas une mauvaise chose qu'il y ait plus de contacts entre le Palais et les ministres-présidents". (Belga)

Nos partenaires