Ukraine: signes de fin de règne pour Ianoukovitch

22/02/14 à 10:59 - Mise à jour à 10:59

Source: Le Vif

(Belga) Les signes de fin de règne se multipliaient en Ukraine samedi, où l'opposition a appelé le Parlement à lancer une procédure de destitution du président Viktor Ianoukovitch, qui pourrait avoir déjà quitté le pays.

Ukraine: signes de fin de règne pour Ianoukovitch

Les défections s'enchaînaient dans le camp du président au lendemain de la signature d'un accord entre l'opposition et le président prévoyant d'importantes concessions de la part de ce dernier sous pression des Européens, après le bain de sang dans le centre de Kiev qui a coûté la vie à près de 80 personnes en trois jours. Le président du Parlement et proche de Viktor Ianoukovitch, Volodymyr Rybak, a annoncé sa démission samedi, et une quarantaine de députés ont claqué la porte de son Parti des régions. Le lieu où se trouve M. Ianoukovitch lui-même était inconnu, après qu'un responsable américain a affirmé dans la nuit de vendredi à samedi qu'il s'était rendu à Kharkiv (est). "Il a quitté la capitale", a déclaré l'un des chefs de file de l'opposition, Vitali Klitschko, devant les députés au Parlement. Un autre député a pour sa part affirmé qu'il avait même quitté le pays. Corroborant la thèse d'une fuite possible du président, des journalistes de la télévision Kanal 5 ont raconté avoir pénétré sans difficulté dans la résidence du président, placée d'habitude sous très haute protection, dans la banlieue de Kiev. Et des manifestants ont pénétré sans difficulté dans l'enceinte de la présidence, dans le centre de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. Au Parlement aussi, la situation évoluait rapidement. "Nous exigeons une présidentielle anticipée d'ici au 25 mai", a lancé Vitali Klitschko dans une ambiance électrisée à la Rada. "Nous devons fixer (la date) ici" au Parlement, a-t-il insisté. "Le Parlement doit adopter une résolution exigeant que Ianoukovitch donne sa démission", a-t-il dit. Sur le Maïdan (place de l'Indépendance), transformée en quasi-zone de guerre, au coeur de Kiev, depuis le début de la crise il y a trois mois, des milliers de personnes étaient toujours rassemblées dans la matinée de samedi, se restaurant auprès des tentes ou portant du matériel destiné aux barricades. Nul signe de démontage des installations n'était visible. (Belga)

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