Ukraine - Obama espère que la diplomatie permettra d'éviter un référendum en Crimée

12/03/14 à 22:31 - Mise à jour à 22:31

Source: Le Vif

(Belga) Barack Obama a dit espérer mercredi que la diplomatie permettrait d'éviter la tenue du référendum de rattachement de la Crimée à la Russie prévu dimanche, mais prévenu son homologue Vladimir Poutine qu'à défaut, l'intervention de Moscou en Ukraine aurait un "coût".

Rappelant, en recevant à la Maison Blanche le Premier ministre ukrainien par intérim Arseni Iatseniouk, que Washington ne reconnaîtrait pas les résultats d'une telle consultation, le président des Etats-Unis a exprimé l'espoir "qu'en raison des efforts diplomatiques dans les prochains jours, on repensera le processus qui a été présenté" en Crimée. M. Obama, à l'issue d'entretiens avec M. Iatseniouk, a répété que l'intervention de Moscou en Crimée violait le droit international et que Washington soutenait l'intégrité territoriale de l'Ukraine. "Nous continuerons à dire au gouvernement russe que s'il poursuit sur le chemin actuel, alors non seulement nous, mais la communauté internationale, l'Union européenne et d'autres, serons obligés d'imposer un coût aux violations du droit international par la Russie en Ukraine". "Une autre voie est possible, et nous espérons que le président Poutine est prêt à l'emprunter. Mais s'il ne le fait pas, je suis certain que la communauté internationale fera preuve de solidarité envers le gouvernement ukrainien pour préserver son unité et son intégrité territoriale", a encore affirmé le président américain. De son côté, M. Iatseniouk, face aux journalistes dans le Bureau ovale, a affirmé que son pays ne se "rendra(it) jamais" dans le combat pour sa souveraineté territoriale. L'Ukraine "fait partie du monde occidental, et le restera", a-t-il assuré, alors que la crise actuelle a été déclenchée par le refus du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch d'entériner un rapprochement avec l'Union européenne. M. Iatseniouk, à qui la Maison Blanche a réservé un accueil conforme au protocole dû à un chef de gouvernement, alors que Moscou rejette la légitimité du gouvernement de Kiev, a assuré que son pays resterait un "bon ami et partenaire de la Russie" même s'il établissait des liens plus forts avec l'Europe occidentale. (Belga)

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