Ukraine - La loi d'amnistie laisse 15 jours aux manifestants pour libérer rues

30/01/14 à 17:09 - Mise à jour à 17:09

Source: Le Vif

(Belga) La loi d'amnistie votée au Parlement ukrainien laisse 15 jours aux contestataires pour libérer les rues et les bâtiments administratifs occupés, sous peine de ne pas être appliquée, selon le texte rendu public jeudi.

Ukraine - La loi d'amnistie laisse 15 jours aux manifestants pour libérer rues

L'adoption de cette amnistie, exigée par l'opposition pour les dizaines de manifestants interpellés en deux mois de contestation, était un point crucial du règlement de la crise politique, mais le Parti des Régions du chef de l'Etat Viktor Ianoukovitch, qui détient la majorité des sièges à l'assemblée, l'a assortie de conditions, entraînant son rejet par les opposants. Ce texte législatif concerne l'ensemble des bâtiments administratifs et voies publiques passés sous le contrôle des contestataires sur tout le territoire ukrainien. Il précise notamment que doivent être libérées rues et places "à l'exception de celles sur lesquelles des actions pacifiques se déroulent". Cela exclut a priori la Place de l'Indépendance, connue sous le nom de Maïdan, lieu symbolique et névralgique de la contestation, occupé depuis deux mois nuit et jour, parsemé de tentes et de braseros, auxquels se sont ajoutées de hautes barricades. La mairie de Kiev, occupée depuis deux mois, et le siège des administrations régionales de plusieurs provinces, essentiellement dans l'Ouest nationaliste, doivent en revanche être libérés. Les gens peuvent se rassembler sur la Place de l'Indépendance "pour y protester pacifiquement", a expliqué un responsable de l'administration présidentielle ukrainienne. Pour le reste, "si les dispositions figurant dans ce texte ne sont pas remplies, il perdra automatiquement force de loi". La loi souligne que les conditions doivent être remplies "pas plus tard que quinze jours après l'entrée en vigueur de la loi". On ignorait toutefois jeudi quand exactement cette loi entrerait en vigueur puisque le président, qui doit la promulguer, a été déclaré en "arrêt maladie" dans la matinée par la présidence. En attendant, les contestataires ont refusé jeudi de quitter les barricades, affichant leur défiance malgré les appels des Européens à l'apaisement après la démission du gouvernement et d'autres concessions du pouvoir. (Belga)

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