Ukraine - Hillary Clinton établit un parallèle entre Poutine et Hitler, selon un journal local US

05/03/14 à 16:59 - Mise à jour à 16:59

Source: Le Vif

(Belga) L'ancienne chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a comparé l'intervention russe en Ukraine aux invasions nazies en Europe dans les années 1930, selon un journal local américain, une comparaison tranchant avec la "remise à zéro" symbolique avec Moscou qu'elle fit valoir autrefois.

"Si vous avez l'impression d'avoir déjà vu cela, c'est parce que c'est ce qu'a fait Hitler dans les années 1930", a déclaré Hillary Clinton mardi lors d'une réception privée à Long Beach, en Californie, au profit du Boys and Girls Club, a rapporté une journaliste du Long Beach Press Telegram, qui couvrait l'événement. "Tous les Allemands qui étaient (...) des Allemands ethniques, les personnes d'origine allemande qui se trouvaient en Tchécoslovaquie, en Roumanie et ailleurs, Hitler n'arrêtait pas de dire qu'ils étaient maltraités. +Je dois aller protéger mon peuple+, et c'est ce qui a rendu tout le monde si nerveux", a déclaré la prétendante officieuse à la Maison Blanche en 2016, analysant la situation en Crimée. "Quand il (Vladimir Poutine) regarde l'Ukraine, il voit un endroit qui, selon lui, fait partie intégrante de la mère patrie russe". Selon l'un des participants interrogés par le site Buzzfeed, Mme Clinton "a comparé la délivrance de passeports russes aux Ukrainiens qui ont des liens avec la Russie à des mesures prises par l'Allemagne nazie avant qu'Hitler n'envahisse des pays voisins". "Elle a toutefois dit que, bien que cela rende tout le monde nerveux, rien n'indique que Poutine soit plus irrationnel que l'instigateur de la Seconde Guerre Mondiale", a confié ce témoin. En mars 2009, peu après sa nomination au département d'Etat par Barack Obama, Hillary Clinton avait symboliquement cherché à "remettre à zéro" les relations avec la Russie, en remettant à son homologue Sergueï Lavrov un gros bouton rouge de remise à zéro. A l'époque, le nouveau président américain cherchait à réchauffer la relation russo-américaine, après plusieurs crises, dont la guerre en Géorgie à l'été 2008. (Belga)

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